Tous les partis du Front de Libération Nationale Kanak Socialiste (FLNKS) de Nouvelle-Calédonie figurent dans le comité de soutien à François Hollande, installé lundi à Nouméa par la section locale PS.
« Ce quinquennat va coïncider avec le dernier mandat de l’accord de Nouméa, et à l’inverse de Nicolas Sarkozy, qui a déja donné sa préférence pour que la Nouvelle-Calédonie reste dans la France, François Hollande ne s’est pas avancé », a déclaré Charles Washetine, porte-parole du Parti de libération kanak (FLNKS).
Présidé par Octave Togna, sénateur coutumier et longtemps directeur du Centre culturel Tjibaou, le comité de soutien au candidat socialiste compte une soixantaine de membres, élus ou issus de la société civile.
Le PS n’a pas d’élus locaux en Nouvelle-Calédonie, où le paysage politique est scindé en deux grandes familles: la droite non-indépendantiste et les indépendantistes kanak.
« Ici, on diabolise la gauche depuis des décennies. Mais n’oublions pas que c’est la gauche qui a ramené la paix dans ce pays avec les accords de Matignon (1988) sous Michel Rocard puis l’accord de Nouméa (1998, avec Lionel Jospin, ndlr) », a déclaré Jean-Pierre Deteix, directeur de la campagne.



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