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Calédosphère

La colonne cérébrale de Franck

La décolonisation sacrifiée sur l’autel de l’indépendance ?

Si l’on peut comprendre au regard de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie l’émergence de la revendication indépendantiste (Cf. l’article : « Aux entrailles de l’indépendance »), il nous revient aujourd’hui de nous interroger si « le contexte, les causes ayant prévalu à l’émergence de la demande d’indépendance justifient-ils toujours, quand bien même ils l’auraient justifié, qu’aujourd’hui nous y accédions ? »

Il ne s’agit nullement ici de remettre en cause ce droit, mais de savoir pourquoi nous en userions. Il s’agit de faire preuve à la fois de pertinence, de maturité et de réflexion et, au-delà de discours populistes parfois assénés, des dogmatismes et idéologies surannées, de nous demander pourquoi nous y accèderions. Le postulat est que l’’indépendance ne peut être considérée uniquement comme une fin en soi mais bien comme un moyen. Mais alors, quelle fin ce moyen devait-il nous permettre d’atteindre ?

A l’origine le souhait était d’accéder à une plus grande autonomie afin de pouvoir nous gouverner mais également de décoloniser la Nouvelle-Calédonie. Le refus de l’Etat d’accorder davantage d’autonomie mena à une radicalisation et à une « substitution » de cette demande par celle d’indépendance. (Toute ressemblance à cet égard entre la Catalogne et la Nouvelle-Calédonie ne serait d’ailleurs que purement fortuite…) Pour autant, si le moyen a changé, les finalités restent in fine les mêmes : nous gouverner et décoloniser.

La gouvernance

En termes de gouvernance et de décentralisation du pouvoir, il y a eu depuis lors des réformes institutionnelles inédites. Il y eu ainsi la provincialisation suite à l’accord de Matignon-Oudinot de 1988 qui permit un partage du pouvoir entre loyalistes et indépendantistes et qui impulsa la politique de rééquilibrage via notamment la célèbre clé de répartition. Il y eu également l’accord Nouméa de 1998 qui créa le collégial exécutif calédonien, qui offrit une compétence législative au congrès de la Nouvelle-Calédonie et qui engagea le cortège des irréversibles transferts de compétences. Ces derniers nous offrent ainsi aujourd’hui l’opportunité d’instaurer des politiques publiques plus proches et adaptées à nos réalités historico-socio-économico-culturelles. La question de savoir si nous y parvenons relève cependant d’un autre débat…

Les accords passés ont ainsi mené la Nouvelle-Calédonie aux confins de l’autonomie ne laissant entre les mains de l’Etat, quasiment, que les compétences régaliennes (la justice, l’ordre public, la défense, la monnaie et les affaires étrangères). La Nouvelle-Calédonie est désormais la collectivité ayant la plus grande autonomie de toute la république.

L’une des finalités de la revendication indépendantiste étant de nous gouverner, la question est : Est-ce qu’aujourd’hui le cadre institutionnel de la Nouvelle-Calédonie nous permet effectivement de le faire ?

Même si nous ne détenons pas 100% des compétences, jamais dans l’histoire de la Nouvelle-Calédonie nous n’avons eu autant d’autonomie. Si aujourd’hui récupérer les compétences régaliennes est possible, via l’indépendance, pour autant, soit nous ne pourrions pas les exercer, soit cela ne pourrait se faire avec la même efficience compte tenu de leurs coûts colossaux. Pour rappel les transferts annuels de l’Etat à la Nouvelle-Calédonie sont de l’ordre de 155 milliards CFP dont 45 milliards pour l’enseignement secondaire (qui n’est pas une compétence régalienne) et près de 74 milliards pour les personnels employés notamment dans le champ régalien. Franchir cette dernière marche relèverait sans conteste d’un suicide économique et ôterait justement à la Nouvelle-Calédonie les moyens financiers de mener une décolonisation. Paradoxe vous avez dit ?

La décolonisation

L’autre finalité de la revendication indépendantiste étant de décoloniser la Nouvelle-Calédonie, la question est : Y sommes-nous parvenus ? Le sujet est vaste et d’autant plus complexe à traiter que nous ne nous sommes fixés aucuns objectifs, aucuns indicateurs et qu’il n’y a jamais eu de réel suivi de cette question. Quelles thématiques et critères devrions nous alors retenir ? Le pourcentage de cadres kanak dans la population active ? Le Pourcentage de foyers ayant accès à l’eau, l’électricité, à internet, aux transports publics… ? Le nombre de locuteurs d’une langue vernaculaire ? Devons-nous développer un indice de développement humain ?

Est-ce que la réduction des importantes disparités sociales qui nous touchent serait un indicateur suffisant ? Et jusqu’à quel niveau est-il possible d’intervenir sachant que ces disparités existent dans tous les pays de la planète et qu’elles se sont quasiment toujours accrues à l’occasion des indépendances ?

La question se pose également de savoir jusqu’où nous devons mener cette décolonisation. En effet nous savons que la première colonisation qui eut lieu en Nouvelle-Calédonie ne fut pas celle de l’Etat mais dès 1843 celle des églises. Ces dernières se sont ainsi notamment appuyée sur les éléments sacrés du monde kanak pour ancrer leurs racines doctrinales. Est-ce que dans le cadre de la décolonisation doivent également être « effacées » les empreintes religieuses ? Personne n’y songerait, même si de facto ce sont bien des éléments de la colonisation qu’il faut appréhender.

Aussi une étude, une analyse globale de notre degré de décolonisation, à l’aube du référendum de sortie de l’accord de Nouméa, ne pourrait que nous être bénéfique, ce même si elle présentera indubitablement des carences.

Si depuis 1988 le rééquilibrage a permis de nettes avancées il est indéniable, ne serait-ce qu’au regard des disparités encore existantes, que la décolonisation de la Nouvelle-Calédonie n’est pas achevée. Bien que nous soyons compétents dans de nombreux domaines force est de constater que nous sommes loin d’avoir abusé de ces compétences et qu’il faudrait au moins encore une génération avant d’avoir des résultats tangibles.

Aujourd’hui le contexte, les causes ayant prévalu à l’émergence de la demande d’indépendance ne sont indéniablement plus les mêmes. Bien qu’étant un droit, elle ne se justifie plus. C’est en revanche la question de la décolonisation qui fait toujours sens, même si elle est incompatible avec l’indépendance.

L’accès à l’indépendance ne résoudra en effet rien à la question de la décolonisation. Cela risque bien au contraire de la freiner, de la stopper, voire même d’en créer une nouvelle. En effet, comment mettre en œuvre des politiques publiques favorisant la décolonisation avec des moyens économiques en chute libre ? Nous prendrions également le risque de nous retrouver comme le Vanuatu dans une dépendance vis-à-vis des puissances extérieures voire d’une néo-colonisation chinoise.

Aussi à l’aube du référendum de sortie de l’Accord les indépendantistes vont être confrontés à un véritable dilemme: Doivent-ils sacrifier la décolonisation sur l’autel de l’indépendance ? Doivent-ils nous faire prendre le risque d’un néocolonialisme porté par une puissance étrangère où par des multinationales comme cela est monnaie courante sur la planète ? Nous sommes ici indéniablement face à un télescopage idéologique et humain. Faut-il suivre le dogme de l’indépendance, quitte à sacrifier le peuple, sachant que rester dans la France est justement le gage de pouvoir continuer à décoloniser et à améliorer les conditions de vie des populations ? L’UC, par la voix de son secrétaire général, a déjà répondu à cette question et indiqué à son électorat qu’il faudra faire des sacrifices…

Une question de pouvoir

Changer de discours de la part des indépendantistes, alors que l’indépendance est leur light motif depuis près de 40 ans, est difficilement envisageable car cela signifierait risquer de perdre le pouvoir au bénéfice des extrémistes du DUS, RIN et PT. Cela impliquerait de se repositionner politiquement et de proposer un véritable projet de société. Pourtant, pour rappel, l’indépendance n’est pas un projet de société en soi alors que la décolonisation peut en revanche se traduire par un projet de société…

Mais les indépendantistes ne se retrouvent-ils pas dans cette situation car ils ont entretenu leur électorat dans un dogme de l’indépendance qui ne fait plus sens mais qui était plus facile à vendre plutôt qu’un réel projet de société ? Les loyalistes n’ont-ils pas ici un rôle à jouer afin de permettre aux indépendantistes de changer de cap sans perdre leurs wagons électoraux ?

Cette posture ne révèle-t-elle pas en définitive une vacuité intellectuelle de la part des indépendantistes dans la construction d’un projet sociétal pour l’après 2018? Cela ne démontre-t-il pas une volonté de sacrifier la décolonisation sur l’autel de l’indépendance pour des questions de pouvoir ?

Gilgamesh

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Créateur le 18 octobre 2006 du blog Calédosphère, Franck Thériaux est papa à temps plein d'une petite fille née le 1er Juin 2012. Selon son entourage, il passe beaucoup trop de temps sur internet… Membre émérite de la rédaction, il vit aujourd'hui en métropole après 23 belles années passées sur le Caillou. Il est en contact quotidien avec l’équipe et continue à participer à la vie de son « bébé numérique »



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157 Commentaires sur "La décolonisation sacrifiée sur l’autel de l’indépendance ?"

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XXX

Bas les masques !

En défendant jusqu’au bout l’inscription automatique des seuls Kanaks sur la liste référendaire devant l’Etat, l’Union calédonienne fait le choix (sans habillage) de l’indépendance mono-ethnique.

Jusqu’à ces derniers mois, les discours publics des uns et des autres donnaient encore le change.
A un an du référendum (et à quelques semaines de son congrès annuel) le cap est franchi.

Le dépaysement à Paris aura au moins permis cela.

Qu’il est beau le projet de constitution qui sera déposé à l’ONU ! Pour la galerie démocratique !

Le nom de ce parti “union caledonienne” est donc bien un mensonge et une escroquerie.

XXX,

Y a comme une pointe de cynisme dans ton commentaire on dirait,..!!!

XXX

@Eric- Non, non, ce n’est pas du cynisme.

Juste de l’amertume.

XXX

@Eric – De l’amertume…

Avec une interrogation qui nous concerne tous :

La culture mélanésienne en Calédonie n’a-t-elle d’autre choix que le “repli sur soi” pour exister ?

Ce long glissement de l’UC vers le discours récurrent du Sénat coutumier d’un retour nécessaire aux sources (au temps d’avant) pour résoudre les problèmes d’aujourd’hui accrédite cette thèse.

XYY

XXX.”(au temps d’avant)”.
” Le retour à la tradition, c¹est un mythe ; je m¹efforce de le dire et de le répéter. C¹est un mythe. Aucun peuple ne l¹a jamais vécu. La recherche d’identité, le modèle, pour moi il est devant soi, jamais en arrière. C’est une reformulation permanente. ”
Jean Marie Tjibaou

XXX : ”(au temps d’avant)”.

Et pourtant, c’était mieux avant.
“Comme quand on était jeune, Jeff, comme quand c’était le temps d’avant qu’ …”

XXX
@Eric- La place de la femme kanak dans la société actuelle illustre cet enjeu. Source de vie par le don du sang dans la société traditionnelle kanak, elle est également celle, sans laquelle il n’y a pas de “maison”. Il n’est pas rare d’entendre des leaders de l’UC (Kanak et non Kanak) glorifier cette fonction sacrée et sociale “des mamans” ou plutôt de “nos mômons”. Vocabulaire chargé d’affectivité et de bienveillance : tous les hommes ont eu une “mômon” à laquelle ils sont redevables de la vie et pour la plupart du bien-être de leur prime enfance (et si ce… Lire la suite »

XXX,

En effet modernité ne veux pas dire perte de l’histoire et des valeurs des anciens, mais au contraire, repositionnement de tous çà dans l’époque vécu…

Comment expliquer qu’un si grand nombre de mélanésiens arrivent sans plus de difficultés que çà à conjuguer vie tribale et modernité avec tout ce que cela implique au quotidien…!!!

XXX
@Eric- Sur la question de l’égalité Hommes/Femmes dans la société actuelle, Astrid G., collaboratrice de D. Gorode au gouvernement rappelait, il y a quelques jours lors d’une émission sur Djiido (me semble-t-il) consacrée aux droits des femmes dans les Etats insulaires du Pacifique, qu’il y avait un point sur lequel la Calédonie était en avance : celui de la représentation des femmes dans les institutions, conséquence directe de l’application de la législation française sur la parité en politique. Outre l’honnêteté intellectuelle de cette jeune personne, cette affirmation publique sur une radio engagée idéologiquement contre “l’Etat colonial” met en évidence l’écart… Lire la suite »

Des primitifs(*) anars, XXX, qui veulent -tout?- DETRUIRE, pour ne rien RECONSTRUIRE !
(*)Sociologie
Se dit des sociétés ne connaissant pas l’écriture et ne pratiquant ni culture ni élévage.

Kolere : “Des primitifs … Se dit des sociétés ne connaissant pas l’écriture et ne pratiquant ni culture ni élévage.”

Ne s’applique donc pas à une “civilisation” de l’igname et du taro.
Il y a différentes formes “d’écriture” (bambous “pyrogravés” par exemple). Voir les civilisations de l’Amérique pré-colombienne.

XYY

Alik. “Il y a différentes formes “d’écriture” “. Permettez à l’apprenti linguiste que je fus d’apporter un petit rectificatif: les bambous gravés ne sont pas un système d’écriture. Les linguistes s’accordent à dire que l’écriture est un système de signes graphiques servant à noter un message oral. Les bambous gravés s’apparentent plutôt à une sorte de BD sans phylactères et sans sous-textes (tout comme certaines peintures de la grotte de Lascaux.

XYY : “les bambous gravés ne sont pas un système d’écriture.”

Autant pour moi, mais je refuse de considérer comme primitifs les groupes qui n’ont pas leur propre système d’écriture (ce qui est le cas des Mélanésiens), surtout dans la mesure où depuis un siècle et demi ils utilisent l’alphabet latin (et où aucune formation politique ne propose d’y renoncer).

D’ailleurs mes ancêtres les Gaulois …
http://www.persee.fr/doc/efr_0000-0000_1989_ant_116_1_3660

Bin

Au temps pour toi pas autant !

Bin : “Au temps pour toi pas autant !”

Je sais, mais en ces temps de décadence, les deux sont admis.
Décadons, décadons …
http://www.otakia.com/wp-content/uploads/V_1/nom_9/77/628.jpg

XYY

Alik. Roger (à prononcer rodjeure). Surtout avec la connotation qu’y met notre expertes ès tout (tout en faisant une référence sociologique…)

XYY,

En effet, il ne faut pas confondre les choses…

Ce qui reste à débattre, Alik… http://jso.revues.org/1439?file=1

Est-ce vraiment étonnant de la part de RW qui dès son retour sur le caillou pratique déjà le repli sémantique, avant d’en revenir comme d’habitude à la la surenchère et l’analyse biaisée ? L’évangile de Judas doit être son livre de chevet, à cet hypocrite “grand teint”.
Pour les autres représentants de l’UC, je ne saurai pour l’instant me prononcer.

Tu peux préciser de quoi tu parles à propos de RW

@ Eric
les circonvolutions verbales sur les 11900 repêchés du CDS ET “les autres” à venir “non répertoriés” ET la dévolution de l’article 27 “à venir”.
Ce n’est pas rien tout de même, semer des mines à retardement pour au moment opportun préciser : je vous l’avais bien dit ! lorsque l’on a tout fait pour déclencher le mécanisme de mise à feu et pousser alors des grands cris outragés pour dénoncer la rupture du sens des ADN : on connaît le quidam.

Ok

XXX : “En défendant jusqu’au bout l’inscription automatique des seuls Kanaks …”

Comment le grand chef de la moitié de Saint Louis va-t-il expliquer ce repli stratégique à ses “sujets” ?

XXX

@Alikantra- je ne pense pas que cela soit vraiment difficile.

Depuis l’Ave Maria…

C’est vrai, XXX et lamentable.

bin

Leitmotiv pas light motif.

XXX

Question subsidiaire :

Qu’elle serait alors l’offre d’une décolonisation (acceptable ? réussie ?)dans le cadre de la République française ?

Acceptable ? Réussie ? pour les descendants de la population colonisée, c’est à dire du peuple kanak tel que reconnu par la constitution française…

XXX: un traité s’occupera bien évidemment de ces soucis là, il n’y a pas de souci.

XXX

@Kolere – Oui, Kolere, c’est évident.

et la terre est plate et le soleil tourne autour.

Merci pour le renseignement qui fait bien avancer le schmilblick XXX, surtout reste anonyme stp, et n’en parle à personne.

XXX

@Kolere- Oui, Kolere, c’est évident…

et la terre est plate et le soleil continue à tourner autour.

Je t’avais dit de ne pas le répéter XXX!

ce qu'ils veulent les govts.jpg
La décolonisation peut être comprise comme le processus de déconstruction d’une domination culturelle, économique et politique témoignant d’un rapport de force entre deux entités, les vainqueurs et les vaincus d’un conflit historique. Jusqu’à présent, elle n’est comprise que comme une « revanche sur l’histoire » et ne prend pas en compte l’évolution des réalités sociales, culturelles, démographiques qui ont profondément changé la donne depuis l’émergence de la revendication première. Sachant que cette revendication en NC a émergé de façon « officielle » lors du festival Mélanésia 2000, il serait opportun de confronter les ambitions des indépendantistes de l’époque, aux données brutes et aux tendances… Lire la suite »

Organisons donc un MEETING, melchisedek, réunissons-nous, qui sait, des “ACCORDS” pourront peut-être en sortir de cette réunion, de ce meeting…

Oui, bien sûr, après 3 “referenda” négatifs, il faudra bien que tout ce beau monde prenne en compte ces résultats et “considérant ainsi la situation créée” , qu’il convienne que jamais les indépendantistes ne sauront devenir autre chose que des indépendantistes et que le chemin sera totalement à inventer pour trouver un dispositif innovant et pourquoi pas consensuel … pour écrire une nouvelle page du pays à construire. Les ADN n’ont été écrits effectivement que pour une seule chose et vers un seul but : l’indépendance de la Nouvelle Calédonie (mais sans en préciser la forme) , ce que Jacques… Lire la suite »

:

Reunion.jpg

En RÉUNION vous pourrez :
– rencontrer des gens
– créer des plannings
– expliquer pourquoi on doit vous donner plus de moyens pour améliorer la condition du Pays
– vous sentir important
– impressionner vos collègues
– boire du café
– parler à tout le monde en même temps sans écouter personne h..
– gribouiller votre carnet de notes
– avoir l’air intelligent
– approuver d’un hochement de tête
– à suivre (j’attends vos idées…)

:

Reunion 2.jpg

:

Reunion 1.jpg
NoComment

Elle est déjà acceptée par bcp, mais , ils ne peuvent pas le dire, c’est tout. Le reste est de l’ordre du symbolique (le drapeau, par exemple). Après, les LKU, Wamytan, Frère, Forest et autres aboyeurs, rien se sera assez sinon qd il auront les pleins pouvoir à titre personnel et l’argent, beaucoup d’argent; et là encore ça ne suffira pas car on est proche d’une pathologie du jamais assez, toujours plus , peu importe les moyens pour ces mecs

XXX,

Ben j’ai envi de dire l’autonomie des ADN…!!!

En effet, c’est le compromis entre l’IKS et la NC de grand papa…

XXX
@Eric- Le contenu Eric, le contenu. Pour les non Kanak, effectivement la route est tracée que ce soit l’Autonomie, l’ADN sacralisé ou la “petite nation dans la grande”,etc… Cela je comprends bien. Mais ce ne sont pas les non indépendantistes qu’il faut rassurer et convaincre des bien faits du maintien dans la République française. Ce sont les descendants du peuple colonisé. Les slogans n’y suffiront pas. Il faudra une offre crédible, “parlante”, pétrie de sens…pour contrebalancer le “véhicule Indépendance” et obtenir l’adhésion de long terme. Mais peut-être que cette question est simplement trop précoce, qu’elle ne pourra se poser sans… Lire la suite »

XXX,

Oui sans doute qu’une approche plus symbolique aurait peut-être plus de chance de faire l’adhésion du plus grand nombre…
Mais le problème, c’est que je ne vois pas ce qu’on pourrait faire de plus qui irait dans ce sens…!!!

T’as des propositions ???

Non parce que jusqu’ici on a pas vraiment trouvé…
Y a bien eu l’idee du drapeau, mais bon, on connaît le flop à l’arrivée…!!!

Le mieux c’est sans doute de proposer un projet de société un peu comme l’a fait Gomès, avec un modèle « du jour d’après »…

XXX
@Eric- « L’avertissement de Sihaze » (Les Nouvelles de ce samedi) « Si c’est pour aller dans une indépendance dans laquelle nous, les coutumiers, nous serons bottés en touche, cette souveraineté ne nous intéresse pas du tout, parce que ce sera une deuxième colonisation, deux fois plus méchante ». Depuis que le Sénat s’est autoproclamé comme seul représentant légitime du peuple Kanak (par délégation du conseil des Grands chefs, dans la charte du peuple kanak si je me souviens bien), il ne peut pas s’étonner d’être en conflit avec certains partis politiques indépendantistes. A vouloir marcher sur les plate-bandes… Mais… Lire la suite »
XXX
@Eric- Sur cette question sensible, et de mon point de vue, ce sont les descendants du peuple colonisé qui sont les mieux à même d’ouvrir les pistes de réflexion. S’agissant d’aller au bout du processus de décolonisation tout en affirmant sa place au sein de République française, comme le suggère cet article, je pense que ce sont les Kanaks anti-indépendantistes qui sont les mieux placés (car les seuls légitimes) pour parler eus-aussi au nom du peuple premier (qui était là avant les autres, pour éviter tout débat inutile). Le temps est peut-être venu pour eux de ne plus se définir… Lire la suite »
Jibene

Tout à fait d’accord XXX. Il faut surtout arrêter de ne parler que des avantages financiers et matériels. Je ne dis pas que c’est inutile, mais un peuple qui a été colonisé a besoin de choses plus symboliques, il a besoin de plus de reconnaissance que d'”avantages en nature”, vision typiquement occidentale, voire française. Ce qui d’ailleurs explique toutes les décolonisations ratées…

En Afrique presque 60 ans après les décolonisations, tout est encore raté. Tout ce temps perdu pour rater leur indépendance. Ils sont forts les mecs.

Eliot Nenesse :”En Afrique presque 60 ans après les décolonisations, tout est encore raté.”

Curieusement on ne peut pas dire la même chose en Asie, et tout particulièrement au Viêt Nam.
Et pourtant, ils en ont pris plein la gueule pendant quelques décennies, sans trop pouvoir compter sur l’aide internationale.

Jibene : “vision typiquement occidentale, voire française. Ce qui d’ailleurs explique toutes les décolonisations ratées…”

Il serait intéressant de comparer avec les “décolonisations” soviétiques, dans les républiques musulmanes ou dans les baltes, et je ne parle ni de la Transnistrie ni de Kaliningrad.

Du côté des réussites, on peut citer le Canada, ou l’Australie, ou, en remontant le temps, les USA ou l’Amérique hispanique et le Brésil.

Tu as omis la Nelle Zélande Alik. Il y a également l’Inde (la partition du Pakistan est une autre histoire). Il me semble que l’Afrique noire francophone s’est plutôt bien passé ainsi qu’au Maghreb, sauf en Algérie bien sûr.

Don Calédone : “Tu as omis la Nelle Zélande Alik” En fait je voulais mettre en évidence la réussite des colonies de peuplement face à des peuplades peu nombreuses, et peu organisées. Juste pour illustrer, cette définition d’Ambrose Bierce (The Devil’s Dictionary) : “Aborigines, n. Persons of little worth found cumbering the soil of a newly discovered country. They soon cease to cumber; they fertilize.” L’Afrique Noire francophone, ça s’est à peu près bien passé tant que l’encadrement technique et administratif “blanc” est resté en place, mais cela a dégénéré avec les coups d’état et les rebellions qui n’étaient plus… Lire la suite »
Stan

“light motif”? ahah pas mal celle-là. Plutôt “leitmotiv” je crois…

neomestro

bon, j’ai pas lu les posts ci-dessous… toujours les mêmes vieux du café du coin, qui s’invectivent sans fin… et sans intérêt…
ce que nous disent les indépendantistes (Mapou, Tutugoro, …), c’est simple : c’est la France qui paye !! “mais pourquoi que vous voulez qu’elle ne paye plus ? puisque ça fait trente ans qu’elle paye tout et n’importe quoi ?”
Le modèle économique des kanaks indépendantistes est devenu limpide ces dernières semaines… suffit d’écouter.

Bonne nuit…

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Jose Paldir

DE CO LO NI SA TION…que de maux en un seul mot
un peu d’histoire par Larousse ( prudent comme uns serpent sur le Pacifique Français c’est simple il n’existe pas)
bonne lecture
http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/décolonisation/40278

Ou l’ablation du côlon, ou la colectomie, ou la decôlonisation (pour les plus intimes), Jose, je n’osais pas le dire, mais bon…

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