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Existe-t-il une nation calédonienne ?

Du concept de nation

S’il existe des critères afin de définir un Etat il en est tout autre d’une nation car le processus menant à son existence relève de la construction humaine, idéologique. Elle est d’une certaine manière le fruit du sentiment d’une appartenance commune, transmis de générations en générations, qui suppose une volonté de construire un futur commun.

S’il n’est pas aisé de définir ce qu’est la nation, il l’est davantage de dire ce qu’elle n’est pas. Elle n’est pas une ethnie, une race, une langue ou culture, ni une religion, ni un espace géographique. Elle peut être considérée également comme le fruit, la somme d’un certain nombre de facteurs que sont l’histoire, les guerres et révolutions parfois, la résultante d’une volonté hégémonique d’un souverain ou d’un schéma dynastique à certaines occasions.

Les nations se sont construites au fil de l’histoire selon des bases parfois très différentes : par assimilation, par opposition, suite à la guerre ou encore à la paix, à la victoire ou la défaite. Il n’y a pas de modèle unique, de schéma ou de moule préconçu.

La nation est même devenue un principe juridique à part du modèle républicain français. Elle est ainsi devenue la source de différents pouvoirs et du modèle démocratique à la française. La nation est intimement associée à la notion d’Etat dont les représentants sont issus de la nation. Même si elle a eu également ses détracteurs comme Marx (Manifeste du parti communiste ou Le capital), où il voit la nation comme un frein à la lutte des classes, elle a su traverser les derniers siècles.

La nation se veut être le fruit d’une pensée collective humaine, voire humaniste née en partie à l’époque des Lumières même si d’autres feraient remonter les grands principes à l’apogée de la civilisation grecque et de grands penseurs tels que Platon, Aristote, Diogène ou encore Cicéron. Elle est une expression de la culture de l’homo sapiens sapiens, une partie de la culture individuelle et de la praxis sociale érigée collectivement et globalement sur un espace déterminé. Elle est un principe spirituel issu de souffrances communes mais surtout d’espoirs partagés. Elle est l’œuvre symbolique réunissant ces liens invisibles qui dépassent les différences de nos singularités, la garantie de notre liberté effective partagée et de cette conscience morale qui fonde l’humanité.

Une nation calédonienne ?

La question au regard tant de la place de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République que du contexte institutionnel de l’accord de Nouméa rend tout à fait pertinente cette question.

La question de la nation a été depuis des décennies, voire des siècles, sujet à réflexion. Deux conceptions se sont, et continuent partiellement, de s’affronter sur le sujet. La conception allemande voudrait qu’une nation se fonde essentiellement sur la question du partage du sol et d’une langue commune, quand la vision française s’inspire davantage d’un processus de construction collective ayant pour résultante le désir de vivre ensemble et la volonté de continuer à faire vivre un patrimoine commun.

Si nous nous en tenons à la vision allemande, il est indéniable qu’il n’existe pas de nation calédonienne dans la mesure où il existe 28 langues kanak, sans oublier les langues des populations venues au fil de l’histoire peupler la Nouvelle-Calédonie (wallisien/futunien, tahitien, vietnamien, indonésien, français…). Sauf à penser bien entendu que le français en tant que langue véhiculaire par le biais de son apprentissage obligatoire à l’école joue le rôle d’unificateur des différentes populations. Il n’existe guère plus d’unité ethnographique qui n’a guère plus de sens au 21° siècle.

Je serai davantage enclin à considérer que le principe de nation est une construction à la fois individuelle et collective qui met en jeux des processus complexes tant aux niveaux sociologique que psychologique et qui amènent au partage de valeurs, de représentations, d’idéaux, d’un mode de vie… A mon sens une nation ne se décrète pas, elle se construit progressivement au fil de l’histoire, parfois en cimentant les populations face à une adversité commune, parfois au travers du contrat social mis en œuvre dans un espace partagé ou encore du partage d’une culture commune. La nation se veut par essence une, sinon l’expression même, de la communauté des intérêts qui dépasse tous les clivages ethniques, culturels, religieux et sociaux. Elle entérine une culture humaine commune au détriment des communautarismes diviseurs.

En existe-t-il pour autant une en Nouvelle-Calédonie ? Si nous avons une histoire commune cette dernière est cependant courte et loin d’être assimilée. Les affres de la colonisation ont indéniablement laissé de profondes cicatrices que seule peut être une catharsis collective pourrait permettre de combler. C’est indéniablement un frein à une construction collective. Sans doute le passé est-il trop frais et les mythes fondateurs inexistants pour partager cette mémoire collective.

La question de la construction de la nation par opposition à l’Autre est aussi un élément qui ne peut être obéré en Nouvelle-Calédonie même s’il ne peut malheureusement qu’en découler une forme de discrimination voire de racisme. Il serait aisé en ce sens de parler du rejet des métropolitains, des populations wallisiennes et futuniennes ou encore des kanak. La construction d’une nation ou tout simplement d’une société calédonienne ayant pour base un rejet de l’Autre ou toute autre forme de discrimination en lien notamment avec la question identitaire, culturelle ne serait qu’une atteinte aux valeurs républicaines et aux droits de l’Homme et du citoyen.

Mais sommes-nous aujourd’hui prêts à regarder cet Autre avec tolérance, mansuétude et respect sans que nous ayons l’impression de nous mettre en danger ? Sommes-nous prêts à nous dépouiller de notre individualisme pour un peu plus de solidarité au bénéfice de la collectivité ?

L’accord de Nouméa de 1998 est cependant bien une invitation à la construction de ce que l’on pourrait appeler une nation. En effet, dans son préambule les populations sont invitées à constituer « une communauté humaine affirmant son destin commun et l’avenir doit être « le temps de l’identité dans un destin commun ». Le point 1.5 évoque lui également cette notion au travers de la recherche de signes identitaires pour « exprimer l’identité kanak et le futur partagé entre tous ».

Il serait inutile de revenir tant sur la problématique des signes identitaires que sur la notion de collégialité au sein du gouvernement, qui sont théoriquement des expressions d’une convergence intellectuelle et du partage tant de valeurs et de desseins communs, pour prendre conscience des difficultés à la construction d’une nation calédonienne.

Bien que ratifié favorablement en 1998 par 72 % de la population on ne peut que faire le constat que le destin commun, que la construction d’une nation et du sentiment afférent ne se décrètent nullement, ils se construisent progressivement au fil du temps en fonction de l’évolution des sociétés humaines.

Cette perspective est-elle réaliste ou relève-t-elle d’un vœu pieu ? Sans conteste seul l’avenir le dira. En tout état de cause, si aujourd’hui il n’existe pas réellement de nation calédonienne on ne peut nier ses spécificités historiques, culturelles, sociales qui font de la Nouvelle-Calédonie un élément à part de l’ensemble français, une collectivité sui generis comme le consacre le terme utilisé dans la Constitution.

Le fait de pouvoir voter des lois du Pays depuis l’accord de Nouméa de 1998 n’est pas sans étoffer cette idée de nation calédonienne. Pour autant une nation et son ferment qu’est le sentiment d’appartenance où les intérêts communs (pas que matériels) ne se décrètent pas, ils se construisent d’une certaine manière à l’image d’un édifice. Les bases d’une nation ont certes été posées mais nul ne sait si l’édifice sera achevé.

Seul le cœur des hommes baigné d’une haute conscience morale consacrera ou non ce sentiment d’appartenance ; à la condition qu’ils nourrissent pour ce faire un ardent désir et une ferme volonté. Si hier ils ont décidé d’en faire le pari, demain nous dira s’ils y sont parvenus. La graine a été plantée, voyons désormais si les Hommes sont capables de la faire pousser.

Gilgamesh

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Créateur le 18 octobre 2006 du blog Calédosphère, Franck Thériaux est papa à temps plein d'une petite fille née le 1er Juin 2012. Selon son entourage, il passe beaucoup trop de temps sur internet… Membre émérite de la rédaction, il vit aujourd'hui en métropole après 23 belles années passées sur le Caillou. Il est en contact quotidien avec l’équipe et continue à participer à la vie de son « bébé numérique »



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DECENNIE
DECENNIE

quant la seule chose qui nous ait unis est “la vie chère” il est difficile de parler de Nation…. peut être une nation de consommateur floué! qui a dit que le MEDEF n’était pas fédérateur ? ils ont réussis là ou nos pro-litiques ont échoués

Pipo
Pipo

“S’il n’est pas aisé de définir ce qu’est la nation, il l’est davantage de dire ce qu’elle n’est pas. Elle n’est pas une ethnie, une race, une langue ou culture, ni une religion, ni un espace géographique” Question sémantique… C’est étonnant, j’aurais dit exactement le contraire : une nation se définit d’après une langue (vernaculaire) employée sur un espace géographique donné, l’ethnie correspondant à l’ensemble des locuteurs de ladite langue. En gros, la langue étant le lien entre les gens d’une même communauté, elle a un rôle majeur sur l’identité, la culture, le rôle social etc. Du coup, on peut… Lire la suite »

Inforétif

“une seule race humaine sur notre planète, homo sapiens”

Homo sapiens est une espèce, pas une race.
Et Homo (avec H majuscule) sapiens actuel, comme toutes les autres espèces, se compose de plusieurs races.
Simplement les causes d’isolement reproductif qui ont fait naître ces diverses races tendant à disparaître (notamment de par une plus grande mobilité du fait des progrès technologiques dans les déplacements), les métissages qui en découlent rendent plus difficiles leurs délimitations génétiques respectives.

Alikantitra

Pipo : “en 1945, un Alsacien qui aurait revendiqué le droit de parler l’allemand dialectal d’Alsace aurait paru suspect, je vous laisse deviner pourquoi” Je crois quand même que tu t’avances un peu quand tu parles des Alsaciens (qui, j’insiste, ne sont pas des “Boches”). J’ai eu l’occasion en 1955 d’être en vacances avec des Alsaciens de 8-10 ans, et entre eux, ils parlaient alsacien, comme ils en avaient toujours eu l’habitude dans leur famille. Je ne crois pas qu’aux occupations allemandes de 1870-1918 et de de 1940-44 aient succédé des occupations françaises proscrivant l’usage du dialecte alsacien dans le… Lire la suite »

Mister Eric

Donc vu le sens que tu donnes : la Kanaky est un assemblage de 28 nations alors.
Les mêmes paradigmes que tu utilises pour les nations européennes retombent sur la tête.
Tu donnes de l’eau à mon moulin quand je disais que c’était un pays mythique…

Pipo
Pipo

L’Humanité est complexe, et ce qui est recevable en Europe ne l’est peut-être pas ailleurs… 28 nations pour la Kanaky ? soit 28 langues indigènes clairement distinctes sur une superficie de 18 575,5 km2 et ‎268 767 habitants seulement ? c’est carrément énorme ! c’est presque autant que pour l’intégralité de l’Europe, qui n’a qu’une trentaine de langues pour une superficie de 10,18 millions de km² et 741 millions d’habitants ! Pour donner un ordre d’idée, en terme de population, la Nouvelle Calédonie est moins peuplée que la Corse (330 000 habitants) ! Après, c’est peut-être un témoignage de la… Lire la suite »

Alikantitra

Pipo : “Vu d’Europe, qu’une Île d’à peine 18 575,5 km2 puisse avoir à elle seule 28 langues distinctes, c’est carrément surréaliste !” Faut sortir, mon gars. Va faire un tour en Papouasie ou au Vanuatu. L’incommunicabilité d’une vallée à l’autre n’y est pas exceptionnelle. D’où l’utilité du bichlamar. “la fragmentation linguistique de l’Afrique centrale et du Sud serait assez impressionnante” Je confirme. C’était le cas dans le sud du Tchad il y a cinquante ans. “cas extrême, celui du croate, langue de la Croatie, et du Serbe, langue de la Serbie, alors qu’il y a moins de trente ans… Lire la suite »

Inforétif

“28 langues indigènes clairement distinctes sur une superficie de 18 575,5 km2 et ‎268 767 habitants seulement ? ”

Non, on estime que juste avant la colonisation il n’ y avait que 40 à 80 000 Canaques et davantage de langues.
Les langues c’est comme les races, les deux se multiplient par isolement d’autant de populations à l’intérieur d’un même bassin linguistique ou spécifique originel qui se fragmente pour des raisons diverses, sans communication ensuite pendant de nombreuses générations.

XYY
XYY

Pipo.”Je reste dubitatif quand même sur la notion de “langues” “. Ôtez vous de ce doute. Alik et Inforétif vous ont répondu par ailleurs. Un exemple, l’atoll d’Ouvéa : en gros, 3500 habitants, 130 km2, altitude max. 42 m. Et bien vous y trouvez 2 langues Iaai et Fagauvea, degré d’intercompréhension proche du zéro.
Bonus
http://www.axl.cefan.ulaval.ca/pacifique/pacifacc.htm

Alikantitra

XYY : [@ Pipo] “Bonus”

Pipo : Si tu veux vraiment te faire plaisir, va sur ce site :
https://www.ethnologue.com/browse/countries

Pipo, ce serait bien si tu te présentais, sans entrer dans les détails, en indiquant notamment tes liens avec le Pacifique.
Tes longs commentaires montrent que tu t’intéresses aux questions de langues et de nations, mais apparemment vues d’Europe.

@ XYY : “jeu : Alik”

XYY
XYY

Alik. “jeu: Alik”. Ça m’avait échappé. Pas d’accord, je conteste. 2 balles.

Alikantitra

XYY : “je conteste.”

Hors délai.
Rejetée.
Next game.

Eric

Pipo,

En NC il y a bien 28 langues qui ne sont pas similaires du tout…
Et elles ne sont parlés que par environ 45% de la population soit dans les 120000 personnes, Le reste de la population n’étant pas mélanésienne…

La Papouasie Nouvelle-Guinée, c’est environ 8M d’habitants pour 800 langues sans parler des dialectes…

Une richesse linguistique importante qui amène tout de même bien des question sur le cloisonnement des populations souvent pas si distantes les unes des autres pourtant…

Inforétif

” parlés que par environ 45% de la population soit dans les 120000 personnes” Nombre sans doute très optimiste, surtout avec les nouvelles générations citadines. “Une richesse linguistique importante qui amène tout de même bien des question sur le cloisonnement des populations souvent pas si distantes les unes des autres pourtant…” En plus des guerres intestines, je suppose que sans support écrit, une langue se déforme très rapidement. Et inventer leur écriture en utilisant les lettres et autres codes du colonisateur est quand même pathétique. Parlant d’écriture, à la Réunion, le combat homérique entre les vieux créoles qui savent que… Lire la suite »

Alikantitra

Inforétif : “Et inventer leur écriture en utilisant les lettres et autres codes du colonisateur est quand même pathétique.” Je suis en total désaccord avec toi sur ce point. C’est à mes yeux une chance que les missionnaires protestants, dans le but de répandre plus efficacement leur foi, soient passés par des “teachers” océaniens et des bibles traduites dans les meilleurs délais dans les langues des groupes ethniques ciblés. Pour mémoire, l’aventure continue, et les Bahai’i prêchent en chantant : – https://www.youtube.com/watch?v=zvLBZ-0KVmM J’ai déjà donné ce lien : – https://www.ethnologue.com/browse/countries Il fournit une évaluation du nombre de locuteurs, et de… Lire la suite »

Inforétif

“C’est à mes yeux une chance que les missionnaires protestants…”
C’est raté, je ne me suis pas étranglé, savais que c’était ironique.
Tant que notre Bahai’i lokal ne psalmodie pas en Gulaan à tue-tête, ça me va : qui comprend le martien ici-bas ?

“manuscrits de magie blanche en langue malgache et en caractères arabes ”
A l’ALK, feraient mieux de commencer à écrire leurs langues orales sous forme de sinogrammes …

Pauvre Mada, il leur manquait plus que ça.
Des imams prêchant le djihad ont même été arrêtés il y a 1 an ou 2 à la Réunion.

Alikantitra

Inforétif : “Des imams prêchant le djihad ont même été arrêtés il y a 1 an ou 2 à la Réunion.”

Et ça bouge à l’Île Maurice en cette fin du saint mois de Ramadan :
https://www.zinfos974.com/Maurice-Plusieurs-arrestations-apres-la-manifestation-anti-LGBT-du-Caudan_a128621.html

Ah, cher camarade, la situation était plus saine à l’époque lointaine où nous faisions bénéficier tous ces pays de nos connaissances dans le cadre de la coopération.
Paix à l’âme de Jacques Foccart.

Inforétif

“Et ça bouge à l’Île Maurice en cette fin du saint mois de Ramadan ”
Impressionnant. Mais chut, Alik, on va croire que tu veux la mort du tourisme à Maurice.

“nous faisions bénéficier tous ces pays de nos connaissances dans le cadre de la coopération.”
Il est fin rigolo, l’atrabilaire XXX, qui prend ce genre d’ironie au 1° degré… :
“Ce que je lis sur ce blog de temps en temps, me fait penser à l’entre soi si particulier des coopérants français. […] Un mélange de supériorité, d’auto satisfaction… et de Hors sol.”, écrit-il…

Alikantitra

Inforétif : [citant XXX] “l’entre soi si particulier des coopérants français. […] Un mélange de supériorité, d’auto satisfaction… et de Hors sol.” Je dois reconnaître, en toute franchise (suis-je capable d’autre chose ?) que parfois, cette définition pourrait s’appliquer à certains (je répète : certains) représentants du corps enseignant expatriés dans le Tiers Monde, mais jamais (je répète : jamais) à des coopérants mis à la disposition de ministères techniques. Je me souviens de l’agonie d’un projet FAO dont j’avais repris ensuite un volet pour le compte d’une administration malgache. Je reconnais que le qualificatif “hors-sol” aurait pu (à la… Lire la suite »

Inforétif

“jamais (je répète : jamais) à des coopérants mis à la disposition de ministères techniques.”

N’empêche que c’est à moi qu’il donne du “cher professeur, pas à toi, Alik, comment tu expliques ça ?
Je sens que tu vas sortir un truc du genre “j’étais pas enseignant” , voilà, c’est ça, je le savais, toujours la facilité chez les technicoco-opérants.

Alikantitra

Inforétif : “N’empêche que c’est à moi qu’il donne du “cher professeur, pas à toi, Alik, comment tu expliques ça ?” Ben, peut-être parce que je n’étais pas un enseignant, mais un technicien. Et que dans les services où j’ai circulé, on recherchait davantage des solutions à court ou moyen terme que des théories sur la tectonique des plaques. Tout ce qui intéressait les cadres en place était que les jeunes qu’ils étaient amenés à recruter, à tous les niveaux, aient reçu une formation les rendant utiles dans un délai raisonnable. Quant au ressenti de la population, un exemple me… Lire la suite »

Inforétif

Pour se faire idée de l’idée que des “étrangers” se font de la “nation calédonienne”, les blogs de plaisanciers sont souvent révélateurs. Exemple : http://www.hisse-et-oh.com/forums/la-taverne/messages/1904058-vos-recommandations-de-bateau-en-nouvelle-caledonie-mini-budget Extraits choisis : “Vu la renommée de l’esprit marin calédonien et son hospitalité à travers le pacifique et le globe (ironie, je précise au cas où ) est-ce que c’est complètement gangrené de copinage et de bakchich ou l’attente [pour une place de bateau] peut-elle être payante? Parce que de ce que j’ai compris, vu et entendu, on n’est pas en Bretagne ici; ça ressemble plutôt à la côté d’azur niveau mentalité et accueil des… Lire la suite »

Inforétif

Bref une nation c’est bien, la faire entrer dans le concert des nations c’est encore mieux. Mais y a du boulot.

Mister Eric

Pour l’instant, on est dans les concerts de kaneka…

Inforétif

Tant qu’on chope pas le concert du RIN, comme Mathias, ça va.

Rigoberto
Rigoberto

Existe-t-il une nation calédonienne ?

En effet beau sujet de discussion entre Calédonie Ensemble et le PALIKA dans le huis clos du G 10, on vous laisse, on a pas que ça à faire, nous on va faire campagne pour le NON!

Mister Eric

Construire une nation….en commençant par éliminer ces merdes de la société; https://www.lnc.nc/breve/affaire-david-cinq-personnes-en-detention-provisoire-et-une-sous-controle-judiciaire

melchisedek

Existe-t-il une nation calédonienne ? = Non au jour d’aujourd’hui. Mais il existe indubitablement une singularité calédonienne au sein de la république française, en raison de son emplacement géopolitique, de son histoire et de la texture de sa population. D’autre part, il existe incontestablement une citoyenneté calédonienne issue du lent processus des accords de Matignon, puis de Nouméa, construite sur 30 ans de discussions, de controverses et parfois d’oppositions entre partis politiques locaux. Jusqu’à ce jour, personne n’a officiellement remis en cause cette citoyenneté, même si elle reste “la plus fermée du monde”, témoignant de l’incertitude ou du caractère inachevé… Lire la suite »

Jibene
Jibene

C’est tout à fait juste. Le sachant, il suffit d’oeuvrer pour que cette évolution se fasse au mieux. Et ce n’est pas en claquant les portes de discussion que ça va se faire…

memory
memory

discussions? du Pipo tu veux dire! imposition plutôt! Et Nation quoi?
on se pisse dessus ici, ça c’est sûr!
dans “nation”, il y a une notion de nombre qui vous échappe à tous : la Nation indienne en Amérique se comptait en centaines de de tribus de milliers d’individus … La nation canaque on peut comparer… mais le nombre fait la différence… et sourire aussi.
Quant à la nation calédonienne, …. ce n’est même pas une mauvaise blague de comptoir !!

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