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Petites bisbilles autour des farés du Carigou

La cour de cassation a rejeté le pourvoi d’Aloïsio Sako président du Rassemblement Démocratique Océanien (RDO). C’est un énième rebondissement dans une affaire un peu complexe. Epilogue ?

Depuis plusieurs années l’affaire des farés du Carigou est devenue un véritable serpent de mer pour la seconde commune du territoire. Pour certains voisins du coutumier/politicien Aloïsio Sako, ce terrain serait un véritable « far-west » où depuis des années s’organisent toutes les festivités de sa communauté. Ainsi, pour le président du RDO, il doit devenir un terrain au service de la coutume wallisienne. Une ambition soutenue par quelques coutumiers kanaks du sud et par certains leaders de l’Union Calédonienne.

Une bien longue procédure

Habitué des couloirs du palais de justice de Nouméa, Aloïsio Sako n’a eu de cesse d’être débouté, le feuilleton des farés du Caribou ne datant pas d’hier. En 2006, le président du RDO avait construit sur Dumbéa un premier faré et ce sans permis de construire. Plusieurs dépôts de plaintes ont alors été déposés au fil des mois sur le bureau de la Procureure de la République. Cependant, malgré les nombreuses condamnations du grand chef de Hihifo celui-ci n’a jamais détruit les farés, qui sont à l’heure actuelle encore tous debout. Des riverains de ce quartier de Dumbéa, qui voyaient d’un mauvais œil les désagréments allant avec les rassemblements organisés certains week-ends, n’ont eu de cesse de dénoncer ces constructions illégales aux vues du code de l’urbanisme. Pour autant, ni la mairie, ni les forces de l’ordre n’ont décidé d’appliquer à la lettre les différentes décisions de justice.

Déjà en novembre 2009, le tribunal correctionnel avait condamné le grand chef coutumier wallisien à détruire ses installations et à remettre le site en l’état. Une décision qui fut contestée et, un an plus tard, la cour d’appel coupait la poire en deux : elle confirmait la culpabilité mais s’abstenait de toute sanction à l’égard d’Aloïsio Sako qui s’appuyait lui sur la pérennité de la coutume…

Entre politique et symbolique

Dans le droit français Aloïsio Sako est légalement propriétaire, un droit français qui semble pourtant ne pas s’appliquer au conseiller de la province Sud. Ainsi, en tant que grand chef coutumier celui-ci désire faire de son terrain une « terre coutumière wallisienne ». Avec les mêmes caractéristiques qu’une terre coutumière kanak ? Voire. Son initiative avait en tout cas soulevé la polémique au sein de la communauté wallisienne mais avait aussi été soutenue à l’époque par Charles Pidjot et certains coutumiers du Sud. Pas tous cependant ! Car les farés sont devenus une source importante de litiges avec le clan Kambwa-We-Cho Pweyta qui revendique également cette terre. Ainsi, pour Ignace Païta ce terrain appartient de façon « irrévocable » à son clan car « il n’existe aucune terre wallisienne en kanaky ».

Pour les observateurs du dossier, la décision de la cour de cassation de rejeter le pourvoi d’Aloïsio Sako ne va rien changer à l’affaire. Pour les riverains interrogés, « les farés ne seront jamais détruits ». Leur propriétaire étant membre du groupe FLNKS-UC à la province Sud beaucoup considèrent que les ramifications politico-coutumières sont trop complexes et trop sensibles pour que la mairie de Dumbéa et l’Etat décident d’y mettre le doigt.

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Jeune internaute tout frais sorti d'un œuf de la discorde, Machiavel à la plume alerte des jeunes pousses. Techno-connecté, s'exprimant sur tous les réseaux sociaux, Machiavel représente cette génération 2.0 qui occupe naturellement le Net. Marqué à droite, ses premiers écrits tranchent avec le politiquement correct habituel en Calédonie. A n'en pas douter, au fil du temps, le plus jeune de nos contributeurs saura prendre sa place parmi les "grands".



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25 Commentaires sur "Petites bisbilles autour des farés du Carigou"

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“grand chef de Hihifo” Hi hi, faux! C’est fou, non? Mais qu’est-ce qu’il fout ici alors: Hihifo n’aurait pas de chef? C’est grave, très grave: l’humanité court à sa perte si Hihifo n’a plus de tête… Ma position: celle du tireur couché, la même que pour les bloqueurs de Gadgi. On applique la loi. Sauf que là, il n’y a rien à expliquer, tout a été dit, et répété! Il suffit donc de faire appliquer la loi par ceux qui sont très bien payés pour le faire (ou leurs adjoints s’ils sont en vacances chez eux). Au fait, la médecine… Lire la suite »
Janloupe Pahune

Petites bisbilles ???? Essayez, vous comme moi, de déforester, et de construire des bâtiments sans autorisation, ni architecte, ni permis de construire… 

nounous

Terre coutumière Wallisienne en NC??????Mais faut qu’ils arrettent les mecs!!!Foutage de gueules severe!!!De mieux en mieux…trop fort le moustachu!En mm temps je le vois bien entrain de se marrer en se grattant le ventre!Pia <3

Matteï

Le texte de loi c’est : “en dehors de Wallis,moâ c’est fôrt”!!! Pace salute

gil

En gros, le problème de sako, c’est d’avoir voulu faire un foyer wallisien sur sa propriété en se foutant royalement des voisins,  des regles admistratives, des permis, de la mairie etc.. personellement, je dirais bien a tous les caledoniens de faire la meme chose. Je vois pas pourquoi le caledonien moyen se fait chier avec des permis et des impots fonciers alors qu’il suffit de se poser en coutumier pour faire ce qu’on veut

serpentar

la loi doit être la même pour tous !en clair : s’il faut casser la case à sako … il faudra aussi casser au moins les 3/4 des constructions (tous styles confondus) sur le caillou (sauf aux iles et dans les réserves) de noumea à boot-pass.

Tema

Ça va finir en Ave Maria tout ça…..

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