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Témoignage : le paradis d’Ouvéa… c’est l’enfer !

Dans un message adressé au Directeur de l’Hôtel « le paradis d’Ouvéa », un opérateur touristique a fait part du « véritable cauchemar » qu’a vécu un couple de touristes venu y séjourner. Agression physique durant leur séjour, témoin dans l’hôtel d’intrusions de personnes alcoolisées et violentes, ignoré par la direction et son personnel… Comme dit le slogan, « le paradis n’est pas loin », mais vaut mieux quand même passer à côté !

C’est le genre de commentaires qui circulent sur les réseaux sociaux et que redoutent plus que tout les opérateurs touristiques et les directeurs des établissements hôteliers. En l’occurrence, il s’agit d’un témoignage diffusé sur Facebook racontant dans le détail comment un couple a vu son séjour à Ouvéa se transformer en expérience traumatisante. Celui-ci a été partagé par de nombreux internautes et c’est finalement par une chaine de mail qu’il est parvenu à un opérateur touristique de la place qui l’a, à son tour fait circuler ainsi que le témoignage dont voici un extrait :

« Le Paradis d’Ouvéa porte effectivement bien son nom mais malheureusement au bout d’une heure après notre arrivée dans cet endroit paradisiaque nous avons voulu aller nous balader jusqu’au mythique pont de Mouli (…) il devait être 16h en pleine après-midi et nous nous sommes retrouvés face à une dizaine de jeunes Kanak ( qui se sont bien étalés sur cette petite route en nous voyant ) dans des états d’ébriétés et complètement drogués ( des zombies ) ils sont venus devant nous soit disant pour nous dire bonjour avec une poignée de main et là ils nous ont sauvagement agressé en tapant sur mon compagnon le frappant au visage. J’ai hurlé de peur en leurs demandant pourquoi ils faisaient ça c’est là que mon compagnon me hurlait ” va-t’en, pars cours à l’hôtel ” nous nous sommes retrouvés séparés l’un et l’autre chacun de la route (…) j’ai commencé à courir en étant poursuivie par 2 d’entre eux je hurlais tellement qu’ils ont laissé tomber et j’ai couru jusqu’à plus de souffle avec la plus grande peur de ma vie et pour la vie de mon compagnon jusqu’au snack se trouvant à côté du Paradis d´Ouvéa (MM, 11/02/2017 ; sources : FB) »

Selon un habitant venu leur porter secours, il s’agissait de personnes venues d’une « tribu du Nord de l’île ». Il les a d’ailleurs ensuite assurés que ces gens-là « ne s’en sortiraient pas comme ça » par rapport à cette agression gratuite. Mais de retour à l’hôtel, la femme, toujours sous le choc, croit halluciner lorsqu’elle constate que des individus complètement saouls sont sur la terrasse et que l’un d’entre eux crie en jetant des verres par terre :

« Je pleure, je m’effondre, je suis traumatisée par ce que nous venons de vivre et je sais déjà que notre séjour à Ouvéa qui venait juste de commencer est gâché foutu que nous sommes condamnés à rester dans l’hôtel que la visite de l’île je ne pourrais pas la faire avec la peur au ventre je suis en pleure sur les beaux fauteuils de la réception quand je vois qu’il y a au moins 5/6 Kanak alcoolisés ivre mort à la terrasse de cet hôtel de luxe je crois vivre un cauchemar nous n’en croyons pas nos yeux avec notre compagnon l’un d’entre eux gueulant et jetant les verres sur la terrasses ‼ nous sommes horrifiés je me lève vais voir la dame à la réception lui disant que nous venons d’être victimes d’une agression et qu’ il y a dans cet établissement des gens venus de l’extérieur complètement bourrés qui cassent les verres et qu’on continue de servir. Deux d’entre dormaient comme des loques sur les tables et à la réception on me dit qu’on peut RIEN faire, j’ai demandé si il y avait une sécurité dans cet hôtel de standing et la réponse fut NON (MM, 11/02/2017 ; sources : FB) »

A la demande du couple, l’hôtel accepte alors de changer leur chambre afin qu’ils ne soient pas en contact avec les gens qui venaient de les agresser, car ceux-ci s’étaient donnés rendez-vous sur la route, face à leur bungalow :

« La seule chose que l’hôtel à fait pour nous c’est de nous changer de villa pour notre sécurité ne pas être trop près de la route car c’est là que nous étions logés en villa-garden. Effectivement lors de notre changement de villa nous nous sommes retrouvés pratiquement nez à nez avec ceux qui nous avez agressé 1h avant ils étaient tous là sur cette route devant notre villa ‼ (MM, 11/02/2017 ; sources : FB) »

L’une des femmes de chambre leur conseille en fait de ne pas « sortir de l’hôtel » car l’île était alors en « période de vacances scolaires » et que les jeunes des tribus profitent de cette période pour « boire énormément ». Mais du côté de la direction en revanche, le couple n’a trouvé aucun soutien, aucune aide et aucune réponse :

« Du Paradis nous sommes passés à l’enfer. Je ne dénigre en aucun cas ce sublime hôtel qui est paradisiaque mais toute la direction qui n’a eu aucun geste aucune parole pour nous rassurer même le directeur n’as pas pris la peine de venir nous présenter des excuses ou venir à notre rencontre (MM, 11/02/2017 ; sources : FB) »

En effet, dans les mails qui circulent entre opérateurs touristiques, l’un d’entre eux met en cause la responsabilité du directeur en pareil cas et critique son « je-m’en-foutisme » :

« Certes, l’hôtel n’y est pas pour grand-chose s’ils se sont faits agressés au pont de Mouli, en revanche, qu’ils continuent de servir au bar de l’hôtel des clients complètement torchés, tous les jours en cassant des verres, ça ne passe pas trop. Par ailleurs, l’attitude du directeur est minable ! Qu’il ne soit pas venu rencontrer des clients de son propre chef après leur agression est assez scandaleux surtout pour ce type d’hébergement (Cf mail ci-dessous) »

Pour le reste, la véritable question lorsque les opérateurs touristiques doivent faire face à des actes d’agression ou de violence est mise en avant dans ce mail : « On leur dit de ne pas quitter l’hôtel, mais quand l’insécurité est aussi dans l’hôtel, on fait quoi ? ». Car, quel que soit le lieu, même si la majorité d’une population sait se montrer accueillante vis-à-vis des touristes, il suffit de quelques individus violents et stupides pour décourager les plus aguerris des visiteurs. D’autant plus lorsque les prestations de luxe paraissent insuffisantes si le droit le plus élémentaire ne leur est pas assuré : celui d’être en sécurité.

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Officiant en free-lance pour plusieurs périodiques et médias calédoniens, cette pigiste professionnelle a rejoint l’équipe des contributeurs de Calédosphère depuis 2013 sous son nom de plume « Rita ». Spécialisée dans l’actualité quotidienne, elle se plait à y dénicher des sujets non-traités par les autres médias et à couvrir les évènements sensibles. Synthétique, réactive et parfois provocatrice elle essaie toujours d’écrire de manière claire, précise mais avant tout vivante. Son crédo : « Si ça pique, c’est un bon sujet »



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52 Commentaires sur "Témoignage : le paradis d’Ouvéa… c’est l’enfer !"

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Melysnoop

Vérifiez, mais il semble un peu vieux cet article…

coco
J’ai connu le meme probleme à l’ile des pins en 2008. Mon fils c’est fait alpaguer par un mela saoul et qui était avec une bande d’une dizaine d’autres, il a bousculé mon fils en voulant qu’il rejoigne ces copains. Ce jour là nous avons eu la chance qu’une voiture de police arrivait vers nous, sans cela je pense que cela aurait tres mal tourné. c’etait la premiere fois que je venais en nouvelle caledonie et j’ai eu tres peur et nous avons ecourté notre weekend! Maintenant je vis en nouvelle caledonie ou je suis venue rejoindre mon fils et… Lire la suite »

Décidément, être un touriste c’est vivre dangereusement, même en Australie : Travel Advisory Warning : http://www.smh.com.au/national/foreign-tourists-warned-on-alice-springs-safety-risks-20170315-guygry.html

En réponse au comm de Mister Eric qui m’interpelle: Mettons les pendules à l’heure svp. Les Gouvernements de la droite australienne (à la limite de “l’extrême” leur droite en Australie) qui accumulent les pauvres, promouvoient la pauvreté en les appauvrissant de plus en plus, les pauvres -surtout des colorés…- et en s’occupant uniquement du riche et du $ que eux et leurs dirigeants ont “dans les yeux” (ils financent leur parti politique), ça donne cela, de l’insécurité -pas qu’à Alice Springs- et des crimes sérieux, oui, plein les journaux en Mars 2017 et toujours… il va falloir aller voir en… Lire la suite »
Cahan

Après tout ça ils se plaindront que l’on ne s’intéresse pas à leur produit. J’ai connu Ouvéa, la première fois, il y a 46 ans. Les gens étaient charmants. J’y suis par la suite retourné souvent et tout se passait bien. Je n’y suis pas retourné depuis les événements et je crois qu’avec des renseignements comme ça, je n’y retournerai pas et j’engagerai tous ceux que je connais à faire de même.

enqledzoreil
Cette histoire est du récurent, ce n’est pas la première fois que des individus alcoolisés se conduisent de cette manière sur Ouvéa, il est évident que le directeur de l’hôtel aurait du avoir une réaction vis à vis de ses clients, que les gens alcoolisés qui cassent de verres, qui parlent fort, qui ont une attitude qui dénote avec le standing de l’hôtel ne devraient pas être acceptés et encore moins servis, etc. Mais si l’hôtel fait ça, demain il est parti en fumée. La question se pose donc de l’intérêt de vouloir profiter certes d’un paradis naturel, de vouloir… Lire la suite »
cognaky
la triste réalité malheureusement, assez courante en fait… pot de fin d’année dernière à l’ilot maître, on est tombés en même temps que plusieurs groupes de salariés d’entreprise, déjà alcoolisés à notre arrivée vers 9h30 du mat’… qui sifflaient des bouteilles comme si ils venaient de traverser le désert… le temps passe, les bouteilles se vident, ils explosaient leurs verres par terre, sous les yeux des groupes de touristes ébahis…, y’en a même un qui a dégueulé dans le pédiluve, un autre a décidé de sauter dans la piscine où jouaient des enfants, il s’est pris les pieds dans les… Lire la suite »
FJP
Un nombre de litres par mois a l’importation limitée. C’est du grand n’importe quoi. Imbécilité crasse. comme je ne bois pas d’alcool je vais revendre mon quota. Des gros sous pour les blancs ! alors là on touche le fond comment peut on dire des balivernes pareilles. J’espère que cet individu n’est pas dans une branche de notre gouv. Le problème est uniquement chez ceux qui boivent. Comme ils ne sont plus encadrés par qui que ce soit… On se demande comment ils paient ces breuvages onéreux . Revente de bagnoles volées ? bizz cannabis? TRavail (non là je déconne)… Lire la suite »
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