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La délinquance, la mixité sociale et le destin commun

Le dernier acte de délinquance criminelle qui a choqué les Calédoniens en ce début de l‘année 2018, à savoir le pillage de la station service de Magenta, arrive après une longue liste de faits délictueux similaires qui défraient la chronique depuis déjà plusieurs années dans l’agglomération nouméenne; magasins pillés, grilles défoncées à la voiture bélier. Mais ce fait divers a aussi une particularité qui amplifie l‘onde de choc: il s’est produit dans les quartiers Sud. Par le passé Nouméa a été une ville en quelque sorte coupée en deux; d’un côté les quartiers Nord et en bas les quartiers Sud, plus aisés. Ces derniers avaient pour réputation d’être non seulement des quartiers calmes, mais aussi plus sûrs, ils incarnaient ce qu’on appelait à une époque « Nouméa la blanche ». Puis les choses ont changé. On a construit des logements sociaux un peu partout dans la ville y compris la moitié Sud  pour y fixer de nouvelles populations, le but étant de faire de la mixité. Or depuis quelques années, on constate que la délinquance, les actes délictueux, l’insécurité se sont  peu à peu installés dans les quartiers qui avaient été jusque-là paisibles et la qualité de vie s’y est progressivement dégradée.

Un article intitulé « American Murder Mystery » publié dans l’excellent mensuel américain The Atlantic dans le numéro de juillet 2008 s’intéresse à une histoire troublante. Les statistiques montraient que la criminalité s’était rapidement répandue dans des quartiers périphériques de Memphis qui avaient été jusqu’à lors calmes et sûrs et les sheriffs et chefs de police des comtés concernés  se demandaient quelle pouvait en être l’explication. Un criminologue qui travaille avec la police enquête pour tenter d’expliquer ces changements de la géographie du crime dans toute la zone urbaine. Il en parle à sa femme qui elle enseigne à l’université et étudie les programmes de démolition et relogement pour lutter contre la concentration de la pauvreté; il fallait casser les ghettos et le mécanisme de criminalité qu’ils engendraient en leur sein pour combattre la criminalité, diluer les populations dans l’espace urbain et ainsi diluer le mal pour qu‘il disparaisse.  Le couple compare les cartes sur l’évolution du crime avec celles des opérations de relogements et là ils découvrent ce que le sujet très sensible du politiquement correct et des stéréotypes raciaux aux Etats-Unis leur interdit de dire : les cartes superposées coïncident parfaitement. Le constat était irréfutable : l’extension de la criminalité à des quartiers paisibles avait suivi des politiques de relogement de personnes défavorisées venant essentiellement du ghetto noir du centre ville.

Cette histoire ressemble étrangement à ce qui s’est passé à Nouméa. La physionomie des quartiers Sud a beaucoup changé ces deux dernières décennies. Dans un but idéaliste de réconcilier les habitants du pays, de réduire les fractures sociales mais surtout ethniques  et de construire une nouvelle société « post-Evénements » plus harmonieuse et moins cloisonnée, ethniquement et géographiquement, la doxa a été : la mixité: il fallait mélanger les gens, car les séparations entretenaient deux mondes distincts, les quartiers tranquilles « blancs » et les quartiers « kanak », aussi appelés pudiquement quartiers « populaires » .  L’idée était simple, surtout noble et très politiquement correct dans l’absolu; il suffisait de mélanger les populations pour aller vers une nouvelle société moins divisée, aller vers un mieux. On a alors construit des logements sociaux à côté des villas des quartiers paisibles. Le destin commun, c’était aussi ça, ou peut-être d’abord ça.

Or, qu’avons-nous constaté ? Des quartiers de la ville  ont vu leur qualité de vie se dégrader, la délinquance et l’insécurité prendre une  place et une ampleur auparavant inconnues. L’enfer est pavé de bonnes intentions. Et le politiquement correct, dans la version nouméenne de l’histoire, a joué sa partition. Cette volonté de mixité a amené dans les quartiers  de nouveaux habitants, majoritairement kanak. Qu’est-ce que l’on sait de cette délinquance, intrusions dans les maisons, vols de véhicules, vandalisme et maintenant pillages en bande : Qui voit-on sur les enregistrements vidéos de ces délits ? Qui sont les jeunes coupables arrêtés ? Des délinquants kanak. Le chiffre connu de tous de 97% de détenus kanak au Camp Est parle peut-être de lui-même. Le constat est là, choquant et regrettable peut-être, irréfutable sans doute. Les faits sont les faits. Il n’y a pas de racisme quand on constate les chiffres et les faits.

Alors quelle est la morale de l’histoire ? La mixité qu’on nous a tant vantée, dans son absolu théorique souhaitable et respectable, dans ses bonnes intentions et ses bons résultats pour le bien du pays porte en elle un échec. Que constate-t-on dans la société calédonienne depuis quelques années ? La mixité sociale voulue à Nouméa, la doxa  n’a pas vraiment marché. Une cohabitation souvent de plus en plus difficile entre les personnes, les communautés, parce que les coupables et les victimes étant presque toujours les mêmes. Elle n’a pas les vertus faciles et immédiates qu’on lui prêté; au contraire parce qu’elle augmente le nombre de points de frictions entre les communautés, les individus dont les statuts et les visions du pays divergent.  De plus, il est un secret de polichinelle que pour certains jeunes kanak cambrioler est une vengeance symbolique, c‘est pour « voler les Blancs ». Faut-il rappeler l’affaire Yllat/Poukiou aux Portes de Fer en 2009 et le lourd symbole qu’elle a représenté. La scission politique Européens/kanak, pour/contre l’indépendance a trouvé un nouveau terrain sur lequel elle s’entretient d’elle-même. Dans le Grand Nouméa des années 2000, dans les quartiers au Nord comme au Sud les propriétaires de maisons s’organisent pour surveiller et se protéger à l’instar du phénomène des « Neighborhood Watch » aux Etats-Unis.

Malheureusement, un constat s’impose; la mixité n’est pas une fin en soi, parce qu’il ne suffit pas de la décréter pour que ça marche. Cela ne suffit pas pour faire un pays, faire une sorte d’unité des habitants. Pourquoi ça ne marche pas ? Parce que pour réussir elle doit se faire dans un contexte favorable, et ce n’est pas le cas. Au moins deux facteurs entrent en compte ici; le premier qui ferait fonctionner le projet est celui d’être dans une société où règnent l’ordre et l’autorité. La présence policière, la justice qui sanctionne de manière infaillible seraient un bon début. Mais mauvaise nouvelle, chose qui plait dans les pays de culture anglo-saxonne mais pas chez nous: une culture de la discipline, un civisme qui s’imposent d’eux-mêmes dans l’esprit des gens et ce en grande partie de par l’intransigeance (et l’efficacité) du système. Compétence régalienne; peine perdue, le modèle français en perpétuel échec devant la délinquance des mineurs vient encore d’inventer l’eau chaude, après la police de proximité voilà la nouvelle police de machin chose. Manque d’autorité culturel, échec de la mise en responsabilité individuelle. Vient ensuite le deuxième, un mal social universel mais aussi bien calédonien : la défaillance de l’autorité parentale et des gens qui semble-t-il font des gosses pour ne pas vraiment les élever. Ces deux facteurs sont le prix minimum et la condition de la réussite de la mixité dans son rôle positif de construction politique et sociale; il y a des responsabilités à prendre ou à faire prendre sans quoi l’échec perdurera. Les inégalités sociales ont peut-être leur part de responsabilité, mais quid du fait que nous vivons dans une société d’aides sociales massives et de l’égalité des chances par l’école ?  Et tous les enfants de familles défavorisées ne sont pas des délinquants.

La mixité est un idéal de société dans lequel nous aimerions tous vivre, pour notre bien à tous en lieu et place de ghettos, horreur inhumaine, régression dans une forme de préhistoire. Un pays où les populations sont cloisonnées, cela  n’a rien de beau et ne va pas dans le sens voulu de l‘Histoire calédonienne. Le destin commun, ce ne sont pas des mesures faciles, symboliques et expéditives, le mwaka, la mixité : la mixité n’est pas en soi une garantie et un pilier porteur du destin commun. La question est devenue plus complexe dans le contexte délicat que traverse la Nouvelle-Calédonie. Il n’y aura pas de mixité réussie avec autant de délinquance, autant de désordre et d‘impuissance ou de manque de volonté de la part de ceux qui en ont le pouvoir mais aussi la responsabilité. Car aujourd’hui force est de constater que l’ampleur de cette délinquance menace vraiment l’édifice en construction du destin commun, de plus en plus perçu comme étant en péril. D’autant plus que celle-ci –et les Calédoniens le savent– est une arme que certaines véroles fourbes de politiciens indépendantistes gardent sous la manche et s’en cachent à peine, ce ne sont pas les exemples qui manquent. Délinquance, cohabitation des ethnies (=mixité), destin commun, ces trois éléments sont imbriqués les uns dans les autres, ils ne marchent pas indépendamment les uns des autres. Le destin commun, reposant en partie sur une mixité réussie à l’échelle de la ville, c’est peut-être tout d’abord une société sécurisée et donc apaisée avec les moyens à la hauteur, où l’ordre et la discipline s’imposent à tous et imposent à tous un comportement de civisme et de respect. Il n’y a pas de mixité, de communauté (de destin) réussies sans valeurs et responsabilités partagées.

Mister Eric
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177 Commentaires sur "La délinquance, la mixité sociale et le destin commun"

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Dans LNC ce jour : “Une voiture de l’OPT incendiée à Kaala-Gomen”
Avec la photo du véhicule maltraité :

comment image?itok=nf1UiVOV

Comme ils diraient au 17ème comité des signataires, elle a bien brûlé et bien cramé, elle est foutue et inutilisable, elle est devenue moche et pas belle, c’est triste et malheureux.

Et bien non, pas pour l’OPT, qui minimise en déclarant : “La voiture va marcher beaucoup moins bien forcément”

Et c’est vrai qu’après un petit coup de bombis de peinture jaune elle va forcément repartir comme en 40.

bruce98

Et que pensez-vous de Touho ?
https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/province-nord/touho/vols-degradations-touho-ras-bol-general-561133.html
Difficile de mettre ça sur le dos de la mixité sociale. C’est toute la limite des analyses qui confondent problèmes sociaux et difficultés à vivre ensemble.

bruce98
Cet article me rappelle beaucoup les analyses du Front National sur les “banlieues” en France, où l’échelle des violences n’a rien de comparable, fort heureusement, avec la délinquance locale. Serait-ce ici un simple calque, adapté à la NC, des arguments du parti d’extrême-droite de métropole ? Ca y ressemble beaucoup… La mixité ne se décrète pas ? Si, malheureusement, car en réalité personne n’en veut. C’est comme la parité : à un moment, c’est aux responsables de faire avancer les choses. Ensuite, elle se vit, plus ou moins bien. Mais pour que cet article ne donne pas l’impression de vouloir… Lire la suite »
Jbnc

Peut on donner des exemples precis des choses BIENS dans les quertiers mixtes?

serpentar
Tiens … un dawa fumé … par la maaamaaaa, huuummmmm ! T’as vu les commentaires du prof de droit qui est intervenu … ? Il a dit que la cherté de vie découlait de cette horde de zoreils (aouuuuh … j’aime bien les zoreils, faut pas croire hein ?!) débarqués tels des affamés en rut pour toucher un salaire indexé (pour l’autre prof en bâtiment + de 80% de bonus par rapport à la métropole métro-boulot-dodo (ici c’est 50% dodo-10% boulot- le reste => que du bonheur sous les cocotiers les doigts d’pieds en éventail => pas oublié l’coktail aux… Lire la suite »
Serpentar : “ces zoreils profiteurs indexés” Toi, tu as vraiment un problème, Serpentar. Pour parler avec autant de hargne des Zoreilles, il faut que tu en aies été un. Pour moi, on n’est Zoreille que pendant que l’on réside en Calédonie. Qu’a-t-il bien pu t’arriver pour que tu déverses maintenant de tels flots de bile ? Tu as été viré ? Rappel : les fonctionnaires indexés peuvent être : – des fonctionnaires (ou militaires) d’état métropolitains affectés pour deux ou quatre ans dans une administration d’état ou dans une administration territoriale à sa demande (enseignants, …). Ils sont payés par… Lire la suite »
serpentar

“mais j’ai l’intime conviction que la grande majorité des “profiteurs indexés” est composée de Calédoniens.”
_________________________________

Effectivement il y a quelques calédoniens dans l’tas, Alik.
On va dire 5% mais l’reste, c’est à dire 95% … que des expats zoreils.A+++

Serpentar : “On va dire 5% mais l’reste, c’est à dire 95% … que des expats zoreils.A+++” Donc tu considères que les fonctionnaires territoriaux, qui sont tous indexés et en grande majorité des citoyens calédoniens, et parfois payés par la métropole (enseignement), ne sont pas des “profiteurs indexés”. Si l’administration territoriale fait appel à des expatriés, c’est probablement parce qu’elle ne peut pas trouver dans le vivier calédonien suffisamment de cadres compétents (et motivés). Même dans la police nationale, service d’état, payé par l’état, plus de 90% des agents sont calédoniens, selon le rapport d’inspection de 2011. Je te remets… Lire la suite »
serpentar
Alik …arrêtes de noyer l’poisson sous tes argumentations alambiquées (t’es funambule ou quoi ?!) qui ne convainc que toi même à coup sùr… 3% d’zoreils … seulement chez les flics me dis tu ? On voit que tu connais pot’ball à la spécificité calédonienne à savoir que tout zor qui débarque se dit calédonien au bout d’une semaine ( j exagère un peu mais bon (c pr faire chier l’zor) Alors il serait bon de rectifier l’truc machin (trouvé j’ne sais où) de ton tableau d’écolier et de rectifier 97% de calédoniens (avec le renfort bien comme il faut d’au… Lire la suite »
Serpentar : “Alik …arrêtes de noyer l’poisson sous tes argumentations alambiquées” Je n’essaie pas de noyer quoi (ni qui) que se soit. Et effectivement, j’essaie d’argumenter, ce qui est bien le propre d’un site de discussion. Visiblement, ce n’est pas ta façon de procéder. “3% d’zoreils … seulement chez les flics me dis tu ?” Ce n’est pas moi qui le dit, mais le rapport réalisé en 2011 au commissariat de Nouméa par une équipe d’inspecteurs particulièrement à cheval sur la précision administrative. Ils venaient au nom du contrôleur général des lieux de privation de liberté. Je te laisse le… Lire la suite »
serpentar

Iderf … sort de ce corps => me tromperai je ?!
Euh ! au fait ! zorcal çà te dis quelque chose ?… un indice pour étayer mon argumentaire. si tu saisis la subtilité … t’auras enfin tout compris Alik, allez bye …

Serpentar : “si tu saisis la subtilité … t’auras enfin tout compris”

Ben non, je n’ai rien compris, si ce n’est que tu n’es pas capable de mettre trois idées cohérentes bout à bout.

“zorcal”, jamais entendu ce nom.
Quelqu’un peut m’aider ?

XYY

Alik. “zorcal”. Se dit d’un zoreille qui se veut plus caldoche que le caldoche. Il y a aussi le “calzor”. Caldoche qui après un séjour en zoreillie, a pris des attitudes de zoreille, carrément un renégat. Dans le temps d’avant, il y avait aussi les mecs qui s’encanaquaient , très très péjoratif.

XYY : ““zorcal”. Se dit d’un zoreille …”, etc.

Pour être honnête, je m’en doutais un peu.
Mais j’ai préféré avoir confirmation par un spécialiste.
Mais ces sous-espèces représentent-elles des parts non négligeables de la population ?

J’ai aussi calé sur :
“Iderf … sort de ce corps”
Si vous pouviez interpréter pour moi …

XYY

Alik.”Iderf” Je cale aussi. J’ai essayé la zorglangue ce qui donne entres autres : FREDI (ou Fondation pour la Recherche d’Enfants Disparus, International), en lien avec Poudlard ?. J’ai aussi essayé le verlan ce qui donne par exemple DERFI (voir http://www.derfi.fr/, très intéressant mais je ne vois pas de lien évident avec Alik).
Je me perds donc en conjectures: abus de cannabis genre Canala Light ou de Number One ?
Sinon je n’ai pas bien compris si serpentar se définissait comme zorcal ou pas…

XYY : “Je cale aussi.”

Merci d’avoir essayé.

“abus de cannabis genre Canala Light ou de Number One ?”
J’hésite, quoique dans la froide métropole, je pencherais plutôt pour quelque chose de plus costaud, et qui peut conduire à des délires libidineux inspirés par la première experte en économie venue.

Connaissez-vous ce site ?
http://www.clocherobecourt.com/Robecourt/NC/CarteNC.php

dawamama
Très en verve le fielleux ,toujours à se régaler du malheur des autres . Tu fais exprès de prendre l’accent caldoche ? enfin ce que tu crois être l’accent caldoche . Tu t’es acheté un dictionnaire ou quoi ? Tu nous mets des mots compliqués ” ramifications et substrats ” , ” germination génétique ” et le lyrique ” essence même de l’avenir de l’homme ” Fichtre ! j’en ai les larmes aux yeux … de rire , tu veux te faire passer pour quelqu’un d’instruit , c’est çà ? Et puis on n’est ni dans une situation explosive ni… Lire la suite »
serpentar
Il faut dire les choses clairement, ce qui me parait plus honnête étant donné la situation explosive dans laquelle vous survivez, n’est ce pas ?! . En métropole l’immigration sauvage est en train de faire exploser la société gauloise et ce dans toutes ses ramifications et substrats jusque dans les origines de sa germination génétique humaine. D’ici 50 ans la moitié des dames zoreilles auront au moins engendrées une graines de couleur de la noix de bancoulier cramée. L’Islam sera la première religion de France, les chrétiens peut être condamnés à pratiquer leur culte … en planque. Soit dans quelques… Lire la suite »
Serpentar : “Il faut dire les choses clairement, ce qui me parait plus honnête étant donné la situation explosive” J’avoue ne pas très bien comprendre le sens profond de cette description. “la moitié des dames zoreilles auront au moins engendrées une graines de couleur” Et alors ? On dirait que cela te réjouis. Au fait quelle est ta définition du Zoreille. J’ai toujours cru que ce terme s’appliquait uniquement à un Français né en métropole et résidant en Calédonie (ou à la Réunion). Je n’ai pas le souvenir de m’être fait traiter d’enculé de Zoreille ailleurs qu’ici, et pourtant j’en… Lire la suite »
bruce98

Beaucoup de baratin jargonnant pour tenir le discours du FN, pas la peine de se fatiguer. La France n’est pas “gauloise” (la preuve par son nom même), les musulmans sont nombreux : et alors ? Le métissage est une très bonne chose, même si en NC cela semble un sujet étrangement tabou. Les pays riches attirent les malheureux : quelle révolution !

serpentar
Le pire et le plus lamentable, est l’exemple de ce prof en bâtiment (et il n’est pas l’seul dans son cas je pense) c’est que ces migrants ne sont même pas chômeurs chez eux en métropole et j’en déduis (dans l’cas de ce prof) qu’il a migré par appât du gain et non parce qu’il était en situation de détresse … Çà en dit long sur la mentalité de certains toujours prêts à sauter sur la première occase pour quelques euros de plus. Alors oser encore parler de destin commun dans cette situation catastrophique pour les calédoniens … y en… Lire la suite »
Serpentar : “j’en déduis (dans l’cas de ce prof) qu’il a migré par appât du gain” Personnellement (voir mon commentaire précédent) j’en déduis qu’il a répondu à une proposition de poste qui avait obligatoirement été également faite en Calédonie, et pour laquelle aucun candidat calédonien, obligatoirement prioritaire aux termes de la loi de pays, n’avait jugé bon de répondre (ou ne présentait le minimum de diplômes, après 30 ans d’efforts financiers soutenus de la métropole dans le domaine de la formation. Que fallait-il faire ? laisser le poste vacant ? Pourquoi aucun Calédonien ne s’est-il proposé ? Un poste définitif… Lire la suite »

“Que fallait-il faire ? laisser le poste vacant ?
Pourquoi aucun Calédonien ne s’est-il proposé ?”

Serpentar se serait bien présenté, lui. Il a même essayé un jour d’écrire “en calédonien”: “maçonnerie, moi c’est fort”, mais sans se relire.
Il avait oublié la cédille.

bruce98

Vu que les prix sont presque deux fois plus élevés qu’en métropole, je ne pense qu’un prof, même avec le salaire indexé, reparte d’ici avec un pactole…

bruce98 : “je ne pense qu’un prof, même avec le salaire indexé, reparte d’ici avec un pactole”

L’indexation, ça a eu payé.
Mais avec la limitation des séjours à quatre ans, et la difficulté croissante pour le conjoint à trouver un emploi moyennement qualifié, c’est au mieux une expérience agréable sous les cocotiers, et deux lignes exotiques (vu de là-bas) sur un CV.
La qualité de la vie n’est plus ce qu’elle était.

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