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Le référendum ou le crépuscule des leaders indépendantistes

Empêtrés dans des discours surannés, et alors que nous sommes à moins de 100 jours du scrutin référendaire, les principaux responsables indépendantistes multiplient les postures et les discours incohérents. A mesure que le jour du vote approche, leur impéritie éclate aux yeux de tous. Revue d’étape.

Certains nient, d’autres menacent, d’autre encore appellent au boycott du vote. Pour certains leaders indépendantistes, le « OUI » à l’indépendance va gagner alors que tous les sondages et toutes les élections de ces quarante dernières années prouvent le contraire. Pour d’autres, le « NON » va gagner de peu et annonce de « prochaines victoires » et pour d’autres encore, quel que soit le résultat, l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie commencera le lendemain du scrutin et peu importe le choix des électeurs… Il ne faut en vérité pas être grand clerc pour comprendre que la désunion, l’absence de travail (on attend encore le projet indépendantiste qui devait être présenté aux Calédoniens l’année dernière…) ou encore les joutes politiciennes ou coutumières propres au monde indépendantiste ont tué toute possibilité de victoire pour cette sensibilité politique, laquelle rassemble plus d’un tiers des citoyens du territoire qui méritent certainement davantage de considération.

Les menaces de Daniel Goa

Empêtrés dans une campagne atone, c’est en trainant des claquettes que les leaders de l’Union Calédonienne essaient vaille que vaille de convaincre à quelques maigres troupes sur le terrain que leur projet pour l’indépendance est viable. Des réunions qui ne remuent pas les foules et où les médias ne sont tout simplement plus autorisés. Il faut dire que lorsqu’une équipe de Nouvelle-Calédonie 1ère avait suivi des leaders du FLNKS dans un meeting de Lifou, les militants avaient tous critiqué devant les caméras le manque de préparation de leurs élus ainsi que l’absence de réponses concrètes sur le projet indépendantiste… Mais pas de quoi inquiéter (du moins officiellement) le président de l’UC. Celui-ci a en effet déclaré le 24 juillet dernier que, quoi qu’il arrive, « l’indépendance elle commence en 2018 ». Une méthode Coué qui ne fait d’autant plus la blague auprès de personne que l’heure des menaces semble avoir sonné. C’est ainsi que Daniel Goa a dernièrement exercé un chantage sur l’Etat, expliquant que si une majorité d’électeurs votaient « NON » à l’indépendance, il ne serait pas en mesure « d’assurer la sécurité » des Calédoniens :

« Nous sommes capables d’assurer la sécurité des gens si la réponse est oui, si la réponse est non, et c’est l’État qui assume la sécurité des gens (…) eh ben, c’est l’État qui assurera, mais contre le peuple kanak (Daniel GOA, 24/07/18 ; sources : RRB) »

De même, comprenant que l’Etat n’interviendrait en faveur d’aucun camp durant la campagne, Daniel Goa en est venu à critiquer l’action du Président de la République lui-même, alors qu’il avait encensé son discours lors de sa venue sur le territoire :

« (Emmanuel Macron) a été bon pour servir la salade à tout le monde. Mais, on a tous trouvé de quoi se satisfaire. Mais, quand on regarde les messages qu’il passe, ben, il veut que la Calédonie reste française. Et quand on va un peu regarder autour dans la région Pacifique, ben, on voit bien que c’est l’Australie qui est la plaque tournante de la région et non pas la Calédonie. Donc, il veut qu’on reste français (Daniel GOA, 24/07/18 ; sources : RRB) »

L’homélie des apôtres de Paul

De son côté, l’UNI-Palika, autre tendance du FLNKS, est confrontée à une usure du pouvoir bien réelle. Comme le souligne le journal satirique le Chien Bleu dans son édition de juillet (n°246), Paul Néaoutyine ne « gère plus grand-chose » et, au sein de la province Nord qu’il dirige « l’ambiance est de plus en plus pourrie » notamment du fait des baisses drastiques des budgets. Absent du congrès (avec un taux d’absentéisme de 96% cette année), le chef du Palika est également aux abonnés absents dans sa mairie de Poindimié. Empêtré dans la gestion de l’usine du nord et dans une affaire de détournement de fonds due à une erreur de gestion comptable, il laisse à des seconds couteaux le soin de le représenter dans les médias. Et le moins que l’on puisse dire est que ce n’est pas fameux. Pour preuve, la présidente du groupe UNI à l’assemblée de la province Nord n’a su fournir lors de sa dernière intervention télévisée aucune réponse sur le projet que les leaders indépendantistes entendent proposer à leurs électeurs :

« C’est une indépendance que l’on qualifie toujours de viable, fiable, et que nous portons durant cette campagne pour le OUI (…) Je réaffirme ici que c’est une indépendance viable, parce que nous avons prouvé, par notre gestion des compétences qui nous sont dévolues, que nous sommes capables maintenant de gérer nous-mêmes notre pays (Nadia Heo, 29/07/18 ; sources : NC1ère)

Assurant, entre autre, que « jusqu’à preuve du contraire, c’est nous qui finançons les prestations sociales : 80 % proviennent de la population calédonienne », l’élue du Nord a démontré un déni de la réalité bien inquiétant. En effet, (et ceci s’appelle une preuve du contraire) comme le relevait l’ISEE-CEROM en début d’année, sur les quelques 350 milliards de Fcfp que coutent les services publics en Nouvelle-Calédonie, la moitié est payé par les contribuables métropolitains et donc par l’Etat (soit 155.3 milliards de francs par an). Ainsi, sur l’aspect financier stricto sensu, la « viabilité » d’une indépendance serait assujettie de facto à un appauvrissement de la population ou à une détérioration de nos services publics. Ce qui n’a pas empêché le leader du Palika de se rendre chez le 1er ministre il y a quelques semaines pour lui demander de l’aide dans sa campagne pour le “OUI” à l’indépendance… et de trouver face à lui une fin de non-recevoir.

Wamytan : entre la peur et le déni

Sur radio Djiido ce dimanche, Roch Wamytan a quant à lui affirmé ne pas avoir validé la rédaction finale de la charte des valeurs calédoniennes alors même qu’il avait – avec Daniel Goa – signé quelques heures plus tôt le communiqué du Haut-commissariat (Cf ; Doc mis en ligne par le haussariat) qui expliquait le contraire. Ce communiqué faisait état de la fin des travaux sur cette charte à portée politique et hautement symbolique. Le texte signé par Roch Wamytan de sa main est ainsi très clair :

« Cette réunion avait pour objectif de finaliser la proposition de charte des valeurs calédoniennes, élaborée à partir du rapport de la mission d’écoute et de conseil, lui-même issu des contributions des groupes politiques au congrès (…) Le texte ainsi complété a été adopté par le groupe de dialogue qui a « décidé d’établir, de porter et de partager la présente charte des valeurs calédoniennes pour mettre en évidence ce qui rassemble et unit les Calédoniens dans leur diversité (Communiqué du haut-commissariat de la République, 27/07/18 ; sources : gouv.fr) »

Quand bien même, Roch Wamytan n’a pas hésité à attaquer le lendemain la rédaction des Nouvelles Calédonienne, laquelle avait publié un article sur le sujet. Le président du groupe UC-FLNKS a en effet déclaré que le quotidien “s’était trompé” et qu’il n’avait rien validé du tout… n’ayant, selon ses dires, pas de mandat pour le faire (mais alors que représente-il ?). Il apparait en l’occurrence que Roch Wamytan a menti comme un diable. Comme le suggère très bien les Nouvelles Calédoniennes dans un article en forme de droit-de-réponse paru ce jour, l’élu indépendantiste a tout simplement été critiqué au sein de son mouvement suite à sa signature qu’il n’a alors plus assumé (comme d’autres avant lui), d’où ce pitoyable retournement de veste. Il s’avère que le grand chef de Saint Louis est depuis plusieurs années obnubilé par une peur primaire : celle de payer de sa vie – à l’instar de feu Jean-Marie Tjibaou et de Yeiwéné Yeiwéné – la signature d’un accord qui maintiendrait la Nouvelle-Calédonie au sein de la République. On se rappelle que Roch Wamytan avait demandé il y a plusieurs mois à Edouard Philippe une protection du GSPR afin d’assurer sa sécurité personnelle durant la période charnière que va connaitre le territoire. Preuve qu’au sein du clan Wamytan, on a peut-être davantage confiance envers les services de sécurité et de protection de la « puissance coloniale » que dans ses propres camarades de lutte… Une façon de rappeler aux observateurs de la vie politique calédonienne que les actes ont parfois plus de valeur que les paroles ou que les signatures de certains élus locaux.

La défaite du « OUI » sera celle des leaders indépendantistes

Il est évident que la perte tragique en 1989 du leader historique du FLNKS n’est pas sans rapport avec la confusion existant actuellement au sein de la mouvance indépendantiste. Aucun leader indépendantiste actuel n’osant se projeter vers l’avenir et assumer le refus par le peuple calédonien d’une séparation d’avec la France. On se rappelle que s’agissant des autres référendums optionnels prévus par l’accord de Nouméa (en 2020 et en 2022), l’Union Calédonienne ne voulait tout d’abord pas en entendre parler :

« En 2018, nous partirons aux élections pour la première et dernière fois. Nous n’irons pas nous faire ridiculiser en 2020 et en 2022 (Daniel Goa, 27/09/2014 ; sources : discours d’ouverture du congrès de l’UC) »

Mais ce discours a (encore) changé puisque désormais le porte-parole du FLNKS se dit prêt à participer et à perdre les trois référendums :

« S’il y a un NON massif, on va jusqu’au terme de l’Accord de Nouméa et puis on s’assoie et on reste (…) nous serons encore là après les non au référendum (Daniel GOA, 24/07/18 ; sources : RRB) »

Rester pour proposer quoi ? Nul ne le sait et peut-être pas non plus les leaders indépendantistes. Certains à l’instar de Louis Kotra Uregei ont convenu qu’ils allaient certainement perdre le scrutin, d’où l’appel à un boycott et le R.I.N (Rassemblement des Indépendantistes et Nationalistes) a lui déclaré qu’ils espéraient que le « NON » à l’indépendance ne dépasserait pas les 55% :

« On se bat pour que la mouvance indépendantiste ait un score honorable. Parce qu’avec ce score honorable si on n’a pas les 50%, il nous permettra de mieux travailler par rapport au deuxième référendum qui est fixé en 2020 (…) Un score honorable, c’est entre 40 et 45% (Sylvain PABOUTY, 30/07/18 ; sources : RRB) »

Autrement dit : chez les responsables indépendantistes, certains axent leurs discours pour que leurs électeurs boycottent le vote, d’autres sur le fait qu’ils vont gagner à la surprise générale, d’autres encore espèrent ne pas trop perdre et les derniers expliquent que, quel que soit le résultat, la Nouvelle-Calédonie sera indépendante… et puis c’est tout. Ces différents discours mis bout à bout démontrent cependant par leurs aspects incohérents, irrationnels ou simplement absurdes que – comme disent les broussards – les leaders indépendantistes sont désormais tous « dans la nasse » : c’est-à-dire prisonniers de leur déni et incapables de voir plus loin que la fin de l’accord de Nouméa. Mais l’histoire a démontré que lorsqu’un responsable politique ne voit pas plus loin que cela, c’est que son temps est terminé. Alors à quand la relève au sein du FLNKS ?

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Nouveau dans l’équipe de rédaction, Hubert B. a rejoint Calédosphère au tout début de l’année 2015. Enfant du pays, il a grandi à Nouméa et a ensuite bourlingué durant près de vingt ans au gré de ses envies et des hasards de la vie. Fils d’une bibliothécaire/documentaliste, il a été tour à tour enseignant, pigiste, formateur mais c’est finalement vers l’écriture qu’il a choisi de revenir. Succinct, précis, parfois laconique, si son style est volontiers direct, ses intérêts sont éclectiques et toujours tournés vers l’actualité. Sa citation favorite : « Le journaliste doit avoir le talent de ne parler que de celui des autres »



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Napomii
Napomii

Calédosphère passe pour être bien informé, une réputation usurpée concernant le mouvement indépendantiste. En effet, l’article « Le référendum ou le crépuscule des leaders indépendantistes » signé le 1er août par un certain Hubert B (Hubert Bonisseur de la Bath alias OSS117 ?) relève davantage de l’aveuglement partisan que de la connaissance des dossiers. Ainsi d’entrée, le plumitif écrit : « on attend encore le projet indépendantiste » alors que ce projet a été édité, publié et même poussé plus en profondeur par l’UNI dans une brochure de pas moins de 103 pages intitulée « Kanaky-Nouvelle-Calédonie, un état souverain en… Lire la suite »

Mister Eric

Le “projet indépendantiste” du FLNKS, que peut-il être de plus si ce n’est de la littérature; Pourquoi ? parce que cette année 2018 marque 30 ans de gestion kanak de 2 provinces sur 3 depuis les accords de 1988. Quel bilan en tirer ? Qu’est-ce que les indépendantistes ont prouvé en 30 ans pour ce qui concerne la capacité à créer, innover, développer l’économie ? Car en dehors de l’usine du Nord et les quelques centaines d’emplois qu’elle a créés, de quoi peut-on se vanter ? Vous parlez de rééquilibrage ? parlons-en ! Que constate-on après 30 ans de gestion… Lire la suite »

Alikantitra
alpha
alpha

Bientôt la VUELTA. Yéééééééééééééééééééééééééh

Mister Eric

XXX : “Vous, lorsque vous insultez, voire dynamitez sur ce blog systématiquement les représentants officiels et pourtant démocratiquement élus des indépendantistes Kanak.”
——————–
Le même XXX qui nous a dit il y a quelques semaines qu’il ne voterait pas pour l’indépendance le 4 nov, en expliquant qu’il ne croit pas que les leaders indépendantistes aient été à la hauteur de leurs prétentions à diriger ce pays….

XXX, grand comique, va !

melchisedek

Intéressant débat lors de Questions Avenir sur RNC première: – sur la forme, on constate qu’il s’agit toujours d’opposer LR ou LRC et UC et Uni-Palika et CE. De plus les identités des débatteurs semblent maintenant bien ancrées. La tonalité du débat est étonnamment apaisée, et les questions de fond sont abordées, mais peu/pas d’analyse réelle de l’animatrice, même si l’on constate quelques reformulations, jamais embarrassantes ni insistantes. La synthèse globale est assez insipide : on pourrait l’écrire avant le débat. – sur le fond, malgré la qualité des débatteurs indépendantistes (sympathiques et convaincus, parfois humoristiques) le flou est majeur,… Lire la suite »

Mister Eric

La journaliste en question –je l’observe depuis quelques temps– fait dans le flou et le semblant, elle ne pousse jamais ses interlocuteurs (indépendantistes) au fond des sujets pour de vraies réponses.

A croire qu’elle cache mal son penchant personnel.

L’information “made in France”, le “service public”, notion trompeuse et toxique, encore un mal de notre société dont j’aimerais bien que ce pays s’ en débarrasse…

Ceux qui croient aux mythes bien français du machin public au service du peuple et de la vérité… sont des idiots.

melchisedek

@ Mister Eric, Concernant Angélique Souche, je pense qu’il est injuste de lui faire un procès d’intention de ce type. A contrario, il s’agit bien, et là je vous rejoins, d’une “coutume” locale qui consiste à ne pas pousser les personnalités politiques dans leurs retranchements, et ceci quelque soit leur bord. On sait que certains/certaines journalistes un peu trop “incisif(ve)s” se sont vu(e)s blacklisté(e)s et interdit(e)s d’interviews, ce qui a conduit à les empêcher d’exercer. Je retiens une des interventions de JP Djaïwé à ce titre, qui prône la transparence et la liberté dans l’expression des analyses des offres politiques.… Lire la suite »

Mister Eric

Melchisedek,
Sans doute, et si ce n’est pas elle, c’est le système, donc ça revient au même: les médias publics d’État monopolisent et etouffent…

Et ils sont parait-il, à notre service….public… foutaises.

Un petit “Fox News” local, ne serait peut-etre pas une mauvaise chose…

Mais il est vrai que l’État contrôle et décide qui peut émettre.

La France, une démocratie… Mouais, ça vaut à peine plus que les islamistes qui disent qu’on a la liberté d’opinion tant qu’on critique pas l’Islam…

LedZep
LedZep

@Mister Eric J’irai plus loin dans la réflexion, si je puis me permettre. Je crois que cette chaîne de TV NC1, payée par nos deniers (qu’ils viennent de France où d’ici) échappent à tout contrôle car dirigée, animée par du personnel, et ce quelque soit le niveau de responsabilité auquel on se situe, totalement inféodé à la cause indépendantiste. Que se soit cette journaliste ou un, une autre j’ai souvent été étonné de leur peu de mordant vis vis des politiques interviewés. J’ai l’impression qu’ils ne sont là que pour servir « la soupe ». Et cette condescendance me paraît plus marquée… Lire la suite »

Alikantitra

Melchisedek : “Intéressant débat lors de Questions Avenir sur RNC première”

On y a beaucoup parlé du projet du FLNKS.
j’avoue ne pas avoir très bien tout compris, particulièrement ce qui se rapportait à la “Chambre des Représentants”.

Ma reconnaissance est acquise pour une semaine (au moins) à qui me met le lien vers le texte intégral, et ceci dans les 24 heures.
Top chrono.

melchisedek

@ Alikantitra, Tout comme le projet de l’UNI-Palika (en vente au prix de 500 XPF, mais difficile à trouver), le projet abouti du FLNKS que PC Tutugoro avait sur sa table lors du débat n’est disponible ni sur le site de l’UC, ni sur le site de l’UNI-Palika. Il sera probablement lui aussi en vente sous le manteau. En revanche, le rédacteur du site de l’UNI-Palika lit Calédosphère : voici ses commentaires. Le reste de l’article est à lire. Je cite: ” Calédosphère passe pour être bien informé, une réputation usurpée concernant le mouvement indépendantiste. En effet, l’article « Le… Lire la suite »

Alikantitra

Melchisedek : “le rédacteur du site de l’UNI-Palika lit Calédosphère” Je suis sûrement un peu pénible, mais j’aime bien quand il y a le lien : – https://fr-fr.facebook.com/notes/cap-sur-2018/article-paru-dans-cal%C3%A9dosph%C3%A8re/1895320793927084/ D’autant que la discussion qui suit entre l’auteur (CAP sur 2018) et un “contradicteur” n’est pas dénuée d’intérêt. Je ne peux que regretter, une fois encore, que les contributeurs de Calédosphère (Rita, Hubert, Caton, Mark Felt, etc) n’assurent aucun “service après-vente” et ne se donnent même pas la peine de corriger quelques fautes d’orthographe grossières (matez mes métisses). A croire qu’ils ne lisent pas le blog (à la différence de Mister Eric).… Lire la suite »

Inforétif

“D’autant que la discussion qui suit entre l’auteur (CAP sur 2018) et un “contradicteur” n’est pas dénuée d’intérêt.”

Moi mon colon celle que j’préfèr,
c’est celle avec Hnamane Harper :
“Il faut le rechercher et le traduire en justice ce clown”
Cela donne envie de voter (si on peut) OUI, un défenseur de la liberté d’expression pareil.

Alikantitra

Inforétif : “un défenseur de la liberté d’expression pareil.”

Je ne vois pas ce qui te choque.
Il ne propose ni de lyncher Hubert, ni de le faire cuire au four.
Il veut simplement le “traduire en justice”.
Et je te rappelle que dans le cas de l’indépendance avec partenariat, formule qui tient la corde, l’ancienne puissance coloniale fournirait pendant un certain temps les juges que le rééquilibrage n’a pas encore permis (en 30 ans) de former.
A l’intérieur du tribunal les droits d’Hubert seraient donc respectés.

Inforétif

“A l’intérieur du tribunal les droits d’Hubert seraient donc respectés.”

Sauf que comme tu le fais remarquer, il y a déjà un certain Mr Formule qui tient la corde.

Inforétif

Et pis c’est surtout à l’extérieur que ça craindra.

melchisedek

@ Alikantitra,
Pénible non, Monomaniaque et obstiné oui 😉

Mister Eric

Et le pire c’est que ces “leaders” independantistes veulent le socialisme
https://www.contrepoints.org/2018/08/06/313264-venezuela-le-pays-du-socialisme-ou-lavenir-rime-avec-exil

L’indépendance sera aussi le crépuscule d’autre chose.
Ceux qui rêvent de la kanaky-bonheur socialiste vont connaître le cauchemar vénézuélien que ces abrutis de leaders indépendantistes veulent leur apporter… en prétendant les libérer.

Alikantitra

Mister Eric : “Ceux qui rêvent de la kanaky-bonheur socialiste …” … feront bien, le moment venu, de veiller, par un intense lobbying, à ce que dans les discussions préparatoires qui auront obligatoirement lieu avant un référendum “tangent”, l’état français et les représentants des indépendantistes prennent un minimum d’engagements quant à la possibilité (même limitée dans le temps) de bénéficier de la double nationalité pour tous ceux qui au jour J-1 avaient la nationalité française. Il est quand même plus facile de se déplacer (ou de migrer) avec un passeport européen. Va falloir un grand bâtiment et beaucoup de personnel… Lire la suite »

Mister Eric

Alik je l’ai déjà dit et je le redis: les premiers à conserver leur passeport francais seront le Wamytan, le Uregei, et bien d’autres “nationalistes” de mes boules.

Comme quoi “La décolonisation” aura ses limites… certains ne seront plus francais par accident mais par choix stratégique personnel…😆

Le passeport kanaky, ce sera pour ces pauvres âmes et masses ignorantes qui auront suivi leur berger.

Mais même XXX gardera son passeport français colonial…. l’est pas con quand même… 😆

Yvan La Méche
Yvan La Méche

Heureusement que les européens sont venus nous coloniser et nous apprendre les bonnes maniéres sinon ou serions nous ????

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