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L’échec d’un certain modèle français ?

Avec les actes criminels récemment survenus en Nouvelle-Calédonie, où les violences physiques aux personnes se multiplient et prennent des formes inquiétantes, avec la montée constatée depuis des années des actes de délinquance des mineurs, dans leur nombre et dans leur brutalité, et les autres atteintes aux personnes, vols, etc, les Calédoniens se rendent compte qu’ils vivent dans un pays, dans une société de plus en plus violente. Et si on suit l’actualité, on constate que notre île rejoint le club des départements d’outre-mer français déjà connus depuis pas mal d’années pour leur insécurité grandissante; Guadeloupe, Martinique, Réunion, Guyane. Un constat s’impose : les Départements et Territoires d’Outre-Mer français sont sur la mauvaise pente, ils s’enfoncent dans une insécurité, un taux de criminalité, une délinquance des mineurs qui atteint des proportions inquiétantes, et la situation ne peut que s’aggraver. Le tout dans le contexte d’un chômage des jeunes élevé. Le spectre d’une grande instabilité civile se profile à l’horizon. Pourtant, quand on regarde la surface des choses, on se dit que cela devrait être le contraire: ces territoires vivent depuis longtemps sous la souveraineté française, ils vivent de l’apport massif d’argent de la France. Ils vivent sous le système de son éducation publique, sa justice, sa police, sa couverture sociale.

Mais la situation s’est détériorée au fil des années et aujourd’hui ça va mal. Le tissu social, le lien intergénérationnel se détériorent, le respect, le civisme reculent, avec aussi le rejet du « système ». La violence avance dans les mentalités, dans les actes mais aussi dans les paroles; demandez aux rappeurs, à ces « artistes », ils vous expliqueront. La question se pose donc : sommes-nous devant l’échec du modèle dans lequel la France a enfermé ses départements et territoires d’outre-mer ? Replaçons les choses dans leur contexte: soumis aux lois et au modèle social français, nous avons des îles, des territoires exigus, sans abondance de ressources naturelles, sans abondance de terres, sans fort potentiel économique. Un modèle s’est imposé: l’Etat, la France distribue généreusement de l’argent. Il suffisait d’être généreux, de distribuer pour que tout aille bien, pour effacer ou réparer les maux, et que la société « marche ». Il suffisait pour la France de distribuer de l’argent… pour être aimée. La France donne de l’argent, donc on l’aime; du moins c’est ce qu’on croyait à Paris (on est peut-être pas loin du lien pervers ici). Malheureusement, la dernière génération ne l’entend pas de cette oreille. La montée de la violence chez les jeunes, le rejet de l’autorité de l’Etat visible à travers la haine de la police, de la justice, et même de l’école, en sont les indices clairs. Le scénario ne se passe plus comme prévu. Alors que s’est-il passé ? Les causes sont sans doute multiples. Il y a peut-être l’indexation des fonctionnaires, qui a crée des disparités entre les salaires du public et du privé, beaucoup de ces fonctionnaires ayant été et étant encore originaires de Métropole surtout dans les DOM. Ce qui a pu nourrir un ressentiment, une fracture sociale pour les natifs ultra-marins, pour des jeunes qui aujourd’hui ne trouvent pas de travail. On a cru qu’il suffisait d’injecter de l’argent par ce moyen pour que tout marche autour. Avec en toile de fond un enferment dans le statut de département, d’un modèle de société mise sous perfusion par la manne métropolitaine, qui n’incite pas à la création d’entreprise, à l’innovation et l’émancipation des esprits. Sans oublier nos grandes qualités nationales; lourdeur administrative pour la création d’entreprises, charges élevées qui apparaissent presque comme punitives, lois trop rigides aux effets contre-productifs sur l’emploi, et bien sûr attrait de la paie de fonctionnaire.

Il y a peut-être eu aussi parmi les causes une vision démagogique; on a fait du « social », on a distribué des allocations familiales et des aides. En nourrissant une appétence pour l’argent de ces aides on a ainsi encouragé une forte natalité; électoralement, ça pouvait payer jusqu’au niveau national car ces îles « pèsent » pas mal en nombre d’électeurs, le Parti Socialiste le savait, Mitterrand aussi. A la Martinique, les hommes appellent cela « les allocations braguette »; vous le saviez ? Vous comprenez ou il faut que j’explique ? Dans les années 80, quand le recensement de la population calédonienne affichait un petit 145000 habitants, la Réunion était déjà à 300000 ou 400000; c’était un « gros » département. Aujourd’hui, ils approchent le million. Avec quel résultat, non seulement pour la Réunion, mais pour la Martinique, la Guadeloupe ? Chômage élevé des jeunes, délinquance, insécurité, rejet de la société, aucune perspective d‘emploi, aucune perspective d’avenir. L’enfer est pavé de bonnes intentions. On a suivi cette voie facile et politiquement (correcte et) rentable à très court terme sans réfléchir –sur le long terme– à ce que l’on ferait plus tard de cette jeunesse quand viendrait l’âge d’entrer sur le marché du travail. S’est-on posé la question : qu’allons nous faire de tous ces jeunes sur un territoire exigu aux potentialités économiques bien maigres ? Ces îles ont-elles la capacité d‘absorption de ces futurs demandeurs d‘emploi ? Avec ce système, à vouloir faire du « social » démagogique (et peut-être aussi de l’électorat) quand on regarde la situation sociale de ces DOM-TOM on se rend bien compte qu’on a fabriqué une bombe à retardement. La bonne nouvelle, c’est que Mayotte a eu l’immense privilège de rejoindre le club récemment; devinez pourquoi les Maorais ont choisi de devenir un Département d’Outre-Mer, pourquoi ils veulent tellement être Français ? Par amour de la France, sans doute…ouais, si vous voulez le croire, …. on en reparlera, le temps que la nouvelle génération –financée par les allocations familiales et les aides sociales apportées par la départementalisation– s’agrandisse et grandisse puis se rebelle dans l‘étroitesse géographique et économique de son île….on en reparlera de Mayotte, soyez patients… ce sera pas beau à voir… C’est peut-être aussi l’échec d’un système judiciaire, dans ses moyens et dans sa culture. Des adolescents laissés dans l’impunité ne peuvent que prendre de l’audace et repousser toujours les limites, pas besoin d’avoir fait des études de psychologie pour le savoir, il suffit de regarder les chroniques judiciaires pour s’en rendre compte.

En Calédonie, les jeunes majeurs qui finissent par être incarcérés au Camp Est (et que l’on a trop laissés plus jeunes avancer sur le chemin de la criminalité par l‘impunité) le sont suite à un délit grave et surtout après une multitude de récidives, de condamnations avec sursis, de peines non-exécutées, n‘ayant jamais vu les barreaux de la prison (comme quoi la non-répression est une solution noble et prouvée pour certains). La bienpensance qui a forcé la voie contre la répression, et même de la culpabilité devant celle-ci, a aujourd’hui un résultat dont elle ne peut se vanter. Pourtant, le proverbe dit « qui aime bien châtie bien ». La peur du juge, la peur de la police n’existe plus chez les jeunes, la mollesse qui vient d’en haut a eu ses effets réels et durables qu’on ne peut plus nier. Et quand on a plus peur de la police, de la justice, on ne respecte plus l’Etat. L’Etat, la France qui a pourtant tant donné, et sur lequel ces jeunes aujourd’hui crachent et chient en retour. Mais à la différence des DOM-TOM et leur statut et leur avenir (s’il en est un) figés, la Nouvelle-Calédonie (puisque c’est le point de départ de ce texte) a une histoire politique différente et de part son évolution institutionnelle de ces deux dernières décennies, de part ses spécificités, une nuance dans l’analyse s’impose. Il y a bien sûr l’échec d’un modèle français, l’échec d’un Etat dans les compétences qui sont les siennes. Mais puisque l’île jouit de ses propres « compétences », elle ne peut donc qu’avoir sa part de responsabilité aujourd‘hui : car ici aussi, avec nos propres compétences, on fabrique la bombe à retardement en finançant de la natalité dans un pays dont rien n‘est garanti dans son avenir économique, les grandes incertitudes actuelles sur le nickel nous le rappellent. A l’instar de ce qui s’est passé dans les DOM, nos politiques calédoniens aussi ont oublié de se poser la question citée plus haut : Qu’allons nous faire de tous ces jeunes quand viendra l’âge d’entrer sur le marché du travail, avec en toile de fond une réalité, celle de l’absence de dynamisme, de potentiel économique pour ces îles, de capacité d‘absorption de ces futurs demandeurs d‘emploi ? Au vu de l’explosion de la délinquance des jeunes, c’est déjà et aussi l’échec d’un modèle calédonien, modèle qui d’ailleurs n’en est pas un puisque nos illustrissimes politiciens n’ont jamais rien su faire que du copié-collé. Et faire du copié-collé, ce n’est pas s’émanciper.

Et pour remettre les choses encore plus dans leur contexte spécifique, cet échec de notre société calédonienne est peut-être aussi l’échec d’un modèle kanak. La jeunesse en difficulté économique, la jeunesse confrontée à la justice est dans ce pays majoritairement kanak. Triste constat pour nous tous. Pourtant, ce n’est pas l’espace, les terres et le potentiel économique qui manquent dans ce pays (à l’inverse des petites îles que sont les DOM). Quand on a la terre, on a le potentiel, on a la richesse, et cet immense gâchis de non-mise en valeur des terres en parallèle à une jeunesse kanak en exclusion sociale trouve aussi ses racines dans le modèle culturel kanak et ses verrous que nous connaissons tous, y compris eux-mêmes. Sans oublier la déresponsabilisation des parents et la perte de l’autorité parentale. On peut toujours replacer les choses dans un contexte plus large et dire c’est l’échec de notre époque, l’échec de l’Occident (et ses lois) qui ont tué l’autorité parentale, la faute à la colonisation qui aurait déstructuré la société autochtone, mais cela n’est pas une excuse valide dans un pays où les « spécificités locales » savent si bien résister dans de nombreux domaines…. Il y a donc bien aussi un échec de la société kanak devant la délinquance. Mais en aval, avec l’impunité des mineurs qui pendant longtemps les a encouragés à la récidive, cela reste l’échec d’un modèle français et de sa justice comme nous l’avons expliqué plus haut. Dans les autres responsabilités, les échecs périphériques au modèle français, il y a aussi l’échec d’un modèle calédonien qui bien sûr et il ne faut pas l’oublier est un contre-exemple pour la jeunesse pour ce qui est de sa classe politique quand on voit les sales affaires auxquelles sont mêlés des hommes et femmes politiques de tous bords, que « le modèle calédonien » maintient au sein de son gouvernement, institution qui en 2014 s’est décrédibilisée aux yeux de tous par des faits qu‘il est inutile de rappeler ici; quel modèle pour une jeunesse qui se cherche dans un pays « en construction » ! Puisque nous parlons politique, c’est peut-être aussi l’échec d’un modèle kanak, avec des syndicalistes et des politiciens qui n’ont jamais caché leur goût pour les actions violentes, entraînant dans leur sillage des jeunes en manque de repères. Injuste qu’aujourd’hui certaines de ces raclures n’aient pas séjourné en prison pour avoir amené des jeunes sur la voie de la rébellion civile violente pour des motifs injustifiés lors d‘action politiques ou syndicales. On ne “construit” pas un pays avec des méthodes aussi basses. Et qu’a fait l’Etat contre ça ? Il y a donc, en parallèle à un échec du modèle français, notre échec commun à nous. C’est pour toutes ces raisons que le discours loyaliste aujourd’hui qui pleurniche « la France, la France» me pose problème. Ce discours n’est qu’un appel à maintenir un modèle en échec, à maintenir ses illusions, ses défaillances. Il faut juste se rassurer et se maintenir dans la France, croyant — et c’est là qu’est la grossière erreur– qu’il suffit de cela pour réparer tout ce qui ne va pas; bref, la pensée simplifiée qui alimente ce discours veut inconsciemment maintenir cet échec et ses conséquences, conséquences dont elle a peur mais en même temps croit trouver les solutions dans le problème lui-même. Incohérence totale.

C’est un discours qui quelque part est dépassé parce qu ‘il semble être pour certains une fin en soi alors qu’il n’en est pas une: il ne propose pas de réponses aux problèmes, mais un semblant de réponse faisant fi des problèmes de fond (même si, il faut être juste, son discours contraire n’a rien de mieux à proposer, si ce n’est vendre du rêve et du mensonge). On peut se maintenir dans la France, la vérité est qu’on coulera avec, on continuera à s’enfoncer dans l’insécurité, dans la délinquance des mineurs, dans une société en déliquescence, un « système » où la justice est incapable d’avoir le dessus sur des gosses turbulents, où la police est culturellement faible par sa présence, par son action, par une politique voulue ainsi qui vient d’en haut. « L’argent ne fait pas le bonheur » . Ni pour ceux chez qui on le prélève, ni pour ceux qui le reçoivent, le résultat est devant nous. Un état qui veut se faire aimer en distribuant généreusement l’argent se donne une vertu qui a ses effets pervers. Une justice qui ne punit pas sévèrement n’a pas eu de résultat probant, ni gagné l’amour des jeunes; elle les laisse dans une dangereuse dérive poussée par l‘impunité et nous allons atteindre le point de non-retour. Point de non-retour dans l’insécurité, point de non-retour dans les idées de réaction légitime des citoyens. Sous le soleil des îles paradisiaques que nous sommes pour le métropolitain lambda, la montée de l’insécurité et de la violence fait que notre qualité de vie se détériore et se rapproche irrémédiablement de ce qui s’apparente à un petit enfer pour les citoyens. Nous sommes les futurs banlieues, mais pas que dans les banlieues, partout ! L’échec est là. Personne ne semble voir le problème, personne ne semble vouloir comprendre qu’il y a un modèle qui ne marche plus, personne ne veut remettre en question tout cela. C’est normal, « l’esprit français » se caractérise bien ainsi, par son incapacité à se remettre en question. Le modèle arrive sur sa fin, il va nous péter à la figure; il faut changer de logiciel.

Mister Eric

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24 Commentaires sur "L’échec d’un certain modèle français ?"

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serpentar
Le serpent qui se mord la queue … tu connais !? C ‘est ce qui se passe pour vous en NC. La France aura beau déployer des ponts d’or par amour ou par stratégie ? … rien n y fera. Le “ver” est dans le fruit. La jeunesse kanak (sans y être forcement endoctrinée au préalable) est le bras armé de l’idéologie émancipatoire de la lutte pour l’ÎKS. L’on ne peut que constater avec FATALITE le truc du machin-chose … Vous concernant c’est le truc machin de notion politique qui veut çà. Quant à vouloir une société sans délinquance ni… Lire la suite »
concernant mayotte , la france s est empressée de donner la departementalisation pour renforcer sa position dans la zone ou elle occupe illegalement (malgré les rappels a l ordre de l onu ) les iles eparses qui regorgent de petrole et de gaz . pour ne pas rendre ces iles a madagascar elle entretient le chaos dans la grande ile en orchestrant coups d etat (2009 par sarkozy) et de trucages d elections (presidentielles 2014 , plusieurs milliers d inscrits entre les 2 tours ont inversé la tendance en faveur du pro-francais) , en caledonie c est different il y… Lire la suite »
gadjo, toujours à chercher à battre le record du Français le plus anti-France. “.la france n achete pas sa tranquilité avec de l argent , elle fonctionne comme une entreprise et attends un retour sur investissement quand elle verse de l argent ” Vous connaissez un pays qui agit différemment ? Tant que le Monde sera divisé en plusieurs pays, il en sera ainsi : compétition économique I-NE-VI-TA-BLE. Pourquoi tenez-vous tant, jour après jour, à ce que votre propre pays se couche ?!! D’autre part les îles éparses sont inhabitées depuis toujours (comme l’était la Réunion avant l’arrivée des Français),… Lire la suite »

inforetif , ah ah , la france conserve les iles eparses contre l avis de l onu pour la preservation de la biodiversité ? ah ah , quel plaisir de vous lire inforetif vous etes debordant d optimisme ca fait du bien , merci .

“le vanuatu que l on se complait a rappeler sans cesse le denuement depuis l independance a été elu 3 fois peuple le plus heureux depuis 2003…”. Tu peux nous citer tes sources ? Parce que des gens heureux chez eux qui cherchent à rester illégalement en Calédonie ça paraît plus que bizarre tout de même, tu ne crois pas ? Les heureux sondés du Vanuatu font parti de quelle classe sociale ? Ce sont probablement les expatriés (comme tu aimes à le dire) autrement dit ces salopards d’étrangers, majoritairement des pokens, qui viennent profiter sur les natifs… C’est un… Lire la suite »

ad victoriam , mes sources sont le happy planet index et vous n etes pas du tout hors sujet bien au contraire vous etes au coeur du sujet , vous parlez d argent , de corruption , de pokens , de salopards d etrangers . justement je pense qu en dehors de l argent il y a bien d autres valeurs necessaires a l equilibre et l epanouissement de peuples deja obligés de s adapter a une culture qui n est pas la leur .

Quand à la culture qui n’est pas la leur, tu parles sans doute de la société de consommation, mais là c’est juste la culture de fonctionnement du monde…
Et si tu ne veux pas de société de consommation alors va jusqu’au bout et “débranche tout prouvé que tu existes…”

pour repondre aux insinuations sur les defaillances professionnelles des kanaks en periode de mariage pascal naouna avait repondu il y a quelques années . les entreprises doivent s adapter au fonctionnement de la société kanak , il y a des obligations familiales mais aussi par rapport au clan ou la tribu , coutumes , enterrements , mariages , nouvelle igname etc . c est normal c est celui qui arrives qui doit s adapter en plus d etre une evidence c est juste une question de courtoisie , mais la courtoisie n a pas vraiment fait partie de l histoire… Lire la suite »
Gadjo, la méthode qui est utilisé pour mesurer l’indice “bonhonneur” d’une population n’est pas vraiment la plus adapté aux réalitées économiques et sociales d’une comunauté. Certes les populations en question on un rythme de vie diffėrent et une “liberté” bien plus importante que nous. Cela dit parler de bonhonneur c’est une hérésie quand la pauvreté qui est la leur les rend dépendant de tous…!!! Cet indice bonhonneur a aussi dit des Birmans que c’était un peuple heureux, alors qu’ils ont vécu les pires attrocités… Non mon cher Gadjo, les gens qui ont mis en place ce classement ne vivaient pas… Lire la suite »
Je partage tout à fait ce point de vue que l’argent, bien que nécessaire dans le système d’aujourd’hui, est davantage source de problèmes à partir du moment où il est devenu un objet de convoitise qui fait perdre la raison. Mais sur cette happy attitude du peuple vanuatais, je ne trouve pas de réponse à ma question sur la raison qui pousse ces personnes à effectuer ici la ballade des gens heureux et cherchent de surcroît à y demeurer. Dans le cadre de mon travail j’ai eu à faire à ces braves gens, car ils le sont réellement. Ils vivent… Lire la suite »

la reponse a votre question philosophique est ; on ne peux pas appliquer NOTRE notion du bonheur a des sociétés dont les valeurs sont diametralement opposées aux notres .

Jean-Paul CAILLARD
Vous compliquez beaucoup les choses simples : il y a surtout des enfants qui ne vont pas à l’école alors qu’elle est obligatoire. Vous connaissez des enfants qui s’élèvent tous seuls, sans école et sans parents ? Il ne s’agit que de 10 à 15% environ des garçons kanak mais c’est déjà important : 100 à 150 par tranche d’âge. Pas de filles, pas de non kanak, c’est pas curieux ? Dans notre culture, il est inconcevable que les enfants n’aillent pas en classe. Dans la culture kanak, l’éducation se faisait en tribu par les papas pour les garons et… Lire la suite »
mr caillard je suis d accord avec vous sur un point , l ecole est le fondement méme de l education , mais je vous pose une question ; que fait t on quand un enfant ne veux plus aller a l école , seche les cours , menace les profs , brule les poubelles dont tout le monde a peur parcequ a 15 ans il pese deja 100 kilos et dont on est le seul a pouvoir controler , pensez vous le ramener avec des sermons et des discours ? avez vous deja eu affaire a une assistante sociale… Lire la suite »
Là-dessus je suis 100% d’accord avec ce que tu dis gadjo. Le système marche sur la tête. Ce n’est pas faute de l’avoir souligné, mais la bienpensance métropolitaine avec ses supplétifs genre LDH (qui n’a toujours rien dit sur les violences et crime sordides des dernières semaines) imposent au nom de du droit et de la liberté (ce qui est un comble pour des esprits éprit de tolérance) de ne plus avoir le droit de se faire respecter par sa progéniture sous son propre toit. Quand on sait la perversité des mentalités d’aujourd’hui, la terreur est du côté des honnêtes… Lire la suite »
ad vitoriam , je pense que generalement on arrives a se faire respecter sous son propre toit . le probléme se situe a l exterieur , du coup on se retrouve avec des gosses qui sont des anges a la maison et des demons dés qu ils ont passé la porte a tel point que l on ne reconnait pas son enfant quand on entend les sermons du proviseur . on a en caledonie une chance formidable de pouvoir s appuyer sur le systéme coutumier en complement du systéme francais , mais le probléme c est la politique et il… Lire la suite »
Gadjo, la charte est un modèle de société qui est tribal et qui existe déjà, c’est juste que la tribalité dans la cité et plus largement dans le monde de l’économie voir de la consommation c’est parfaitement incompatible..!!! Quand aux langues vernaculaires y a pas de problèmes, si ce n’est peut-être un manque de prof ??? Mais là tu ne peux accuser que les structures existantes qui n’ont visiblement pas fait le boulot. Je pense à l’académie et au Sénat. C’est quand même pas aux non mélanésiens de faire le programme et la formation, non ??? Quand à ton refus… Lire la suite »
ENI ANA

Article très pertinent, Mister Eric, qui aborde des questions de fonds à l’origine des problèmes qui gangrènent la société calédonienne. Indexation des fonctionnaires, échec de la société kanak, une justice laxiste, explosion de la délinquance des jeunes … tout cela en interaction … Le système français, du moins celui en cours, a atteint ses limites. C’est, en fin de compte, une question de choix de société. Sûr et certain, comme vous dites, « faut changer de logiciel ». Et vite.

XXX

@Mister Eric – A vous lire, je me dis que je ne sais pas si l’avenir est dans l’indépendance Kanako-Calédonienne, mais à coup sûr il n’est pas avec la France.

Un tel réquisitoire contre le modèle français, est une incitation à choisir en 2018, la solution la moins pire.
Pourquoi pas, d’ailleurs, tant il me semble bien difficile de ne pas partager certains de vos constats.

ENI ANA

Que l’avenir soit dans “l’indépendance Kanako-Calédonienne” ou “avec la France”, Rien ne changera si c’est le même système avec ses imperfections justement dénoncées dans l’article qui perdure. L’accord de Nouméa et ses transferts de compétence donnent au pays l’occasion d’épurer le système actuel.

Si on continue comme ça dans quelques temps Mayotte sera un havre de paix comparé à la Nouvelle-Calédonie,c’est juste une questions de temps maintenant.

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