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Révolution de palais en Australie

À peine rentré du sommet du forum du Pacifique et Tony Abott se retrouve éjecté. Premier ministre de l’Australie depuis 2013, il a été renversé par une motion de censure interne. Un ancien avocat et banquier multimilliardaire lui succède.

Malcolm Turnbull, qui depuis 2009 ambitionnait le poste, a créé la surprise en déposant une motion de censure devant les instances du parti libéral qui par 54 voix contre 44 lui a donné raison. Candidat malheureux à la présidence des libéraux en 2009, Malcolm Turnbull a frappé au bon moment. En baisse dans les sondages, donné perdant face aux travaillistes lors des prochaines élections, Tony Abott paye la facture une politique économique jugée désastreuse pour l’Australie. Le secteur minier est en crise, la croissance n’est que de 2%, le dollar australien est en baisse et le chômage augmente à aujourd’hui 6,3%. Tony Abott perdait également des points dans l’opinion pour ses prises de position contre le mariage gay ou l’abrogation de la taxe-carbone qui avait fait bondir les écologistes. Si personne ne s’attendait à ce moment-là à un tel renversement, les jours de Tony Aboot à la tête du gouvernement australien étaient comptés. En février dernier déjà, il avait échappé de justesse à la sanction d’une première motion de censure. La seconde aura donc été la bonne.

Le Trump australien ?

La tâche du nouveau 1er ministre s’annonce ardue, d’autant que le chrono tourne. Les élections générales devront avoir eu lieu d’ici janvier 2017, un laps de temps court pour remettre l’Australie sur les rails et ramener la confiance des électeurs dans la politique du parti libéral. Et nombre d’observateurs doutent justement de la capacité de Malcolm Turnbull à engager un dialogue avec les Australiens. Ses détracteurs estiment que son train de vie et son immense fortune, estimée à l’équivalent de 8 milliards de francs cfp, le coupent des réalités quotidiennes des Australiens. Des préventions que n’ont pas eu les parlementaires libéraux qui lui ont donc accordé leur confiance et envoyé diriger le pays. Ce changement de Premier ministre en cours de mandat est une péripétie à laquelle les Australiens commencent à être habitué. Turnbull est en effet le 5ème chef de gouvernement en seulement huit années. Entre 2010 et 2013, c’est au parti travailliste alors au pouvoir que les luttes internes avaient conduit à un chassé-croisé à la tête du gouvernement entre Kevin Rudd et Julia Gillard.

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Nouveau dans l’équipe de rédaction, Hubert B. a rejoint Calédosphère au tout début de l’année 2015. Enfant du pays, il a grandi à Nouméa et a ensuite bourlingué durant près de vingt ans au gré de ses envies et des hasards de la vie. Fils d’une bibliothécaire/documentaliste, il a été tour à tour enseignant, pigiste, formateur mais c’est finalement vers l’écriture qu’il a choisi de revenir. Succinct, précis, parfois laconique, si son style est volontiers direct, ses intérêts sont éclectiques et toujours tournés vers l’actualité. Sa citation favorite : « Le journaliste doit avoir le talent de ne parler que de celui des autres »



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4 Commentaires sur "Révolution de palais en Australie"

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Martin

Encore une histoire de “Tony” décidément !! on peut peut-être échanger avec le notre ?

En politique, ici comme ailleurs, il n’y a qu’une seule règle.

“Tuer” et ne pas se faire “tuer”.

http://i288.photobucket.com/albums/ll167/floyd2nc/house-of-cards-saison-2-one-rule_zpsb80iuyif.jpg

X

Vous vous êtes trompé d’illustration!

Hunt or be hunted = chasser ou être chassé

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, ça porte malheur!

“Tuer” et ne pas se faire “tuer” c’est un peu pareil que “hunt or be hunted” non? A moins que certains aiment se faire “tuer” (chasser).

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