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Le ponton de la discorde

Ça douille entre la province Sud et la mairie de Nouméa ! En cause, l’affaire de la destruction du ponton du Club Med qui suscite tant de commentaires sur les réseaux sociaux. Et dans cette affaire, la province Sud n’apprécie pas l’opération de récup de la mairie…

La semaine dernière, la province Sud a annoncé son intention de fermer puis de détruire le ponton du Club Med sur lequel des générations de Calédoniens se sont ébattues. L’affaire a fait grand bruit d’autant que la décision de détruire l’ouvrage est tombée ex abrupto et que la province Sud, sans prendre trop de gants, a expliqué aux Calédoniens par la voix de Bertille Jouan-Ligné, directrice de l’équipement, que :

« On sait qu’il y a un vrai travail de deuil qui va devoir être fait. Ça va susciter des questions » (LNC – 14 sept)

Les questions n’ont pas manqué et une pétition circule actuellement qui a déjà réuni plus de 2200 signatures.

La mairie s’empare du dossier

Face à la bronca suscitée par l’annonce de la destruction du ponton, la mairie de Nouméa a réagi. Depuis Paris où elle séjourne actuellement, Sonia Lagarde a commenté la décision de la province Sud et fait des offres de service :

« S’il faut l’enlever, demain parce qu’il représente un danger, il faut absolument le reconstruire parce qu’il est dans le paysage, et qu’il fait partie du patrimoine, et on doit sauvegarder le patrimoine » (Sonia Lagarde – RRB – 19 sept)

Dans un communiqué, la députée-maire de Nouméa précise être prête à discuter avec la province Sud pour trouver les moyens nécessaires à la reconstruction du ponton. Elle propose même le lancement d’une souscription publique. Mais la province Sud n’a guère apprécié que la mairie de Nouméa cherche à surfer sur l’émotion de l’opinion, à moindres frais.

Baignade interdite depuis 2009 !

À son tour, le président de la province Sud, Philippe Michel, a dégainé un communiqué. Si on en retient que la province Sud se dit prête à discuter immédiatement avec la mairie de l’avenir du ponton, Philippe Michel s’étonne de la réaction tardive, et peut-être circonstanciée, de Sonia Lagarde. En effet, selon le président de la province Sud, la mairie est informée de la nécessité de détruire le ponton vieux de 37 ans depuis octobre de l’année dernière :

« Alors qu’elle n’avait pas réagi à l’annonce de la destruction du ponton du Château Royal qui lui a été communiquée depuis le mois d’octobre 2015, la ville de Nouméa se déclare aujourd’hui prête à engager une discussion avec la province Sud en vue de conclure un partenariat financier permettant de reconstruire cet ouvrage » (communiqué Philippe Michel – 19 sept)

Et Philippe Michel enfonce le clou en précisant, sinon en révélant, que la dangerosité du ponton avait été constatée depuis des années par les services municipaux, et que c’est justement la mairie de Nouméa qui avait promulgué un arrêté interdisant la baignade à ses abords :

« En tout état de cause, la province Sud rappelle au public que les activités de baignade et de pêche sont déjà interdites aux abords du ponton du Château Royal en vertu de l’arrêté municipal n° 2009/2759 de la ville de Nouméa en date du 28 juillet 2009 » (communiqué Philippe Michel – 19 sept)

Sans le dire tout en le disant, Philippe Michel rappelle de cette manière que ni Jean Léques ni Sonia Lagarde, se sont bien gardés de faire appliquer cet arrêté et que la décision de la province Sud est motivée par la sécurité du public. Reste que comme d’ordinaire, ce sont les internautes calédoniens qui auront eu gain de cause : face à la bronca, les deux collectivités vont devoir travailler ensemble pour sauver sinon réaménager le ponton si cher à de nombreux Calédoniens.

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Nouveau dans l’équipe de rédaction, Hubert B. a rejoint Calédosphère au tout début de l’année 2015. Enfant du pays, il a grandi à Nouméa et a ensuite bourlingué durant près de vingt ans au gré de ses envies et des hasards de la vie. Fils d’une bibliothécaire/documentaliste, il a été tour à tour enseignant, pigiste, formateur mais c’est finalement vers l’écriture qu’il a choisi de revenir. Succinct, précis, parfois laconique, si son style est volontiers direct, ses intérêts sont éclectiques et toujours tournés vers l’actualité. Sa citation favorite : « Le journaliste doit avoir le talent de ne parler que de celui des autres »



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32 Commentaires sur "Le ponton de la discorde"

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memory

Touche pas à mon ponton…Il suffit simplement de ne plus assumer la responsabilité de cet ouvrage, un pont c’est ton !

kaya

moi je veux bien donner des sous, mais que si y a des demoiselles comme sur la photo ………. hihihihihi

Encore un monument historique qui disparaît de notre patrimoine…
Les rares touristes eux ne s’en plaindront pas, car il hébergeait toute une bande de casse-c……. qui les importunait, ou au mieux les intimidait.
Sans rire, s’il y a de l’argent à dépenser autant trouver des motivations plus utiles, comme la création d’un terrain de beach-volley sur la zone avoisinante de l’arroyo (parking des œufs) , à fin que les jeunes puissent se dépenser à loisir.

C’est Clacla qui doit être contente qu’on montre son petit cul une nouvelle fois !

apox

Cela ressemble à une guéguerre entre Lagarde et CE!

josé Paldir

merci à Hubert B de nous avoir permis de constater la supériorité de notre société sur une société musulmane -:) madame profitez bien de votre jeunesse et merci de nous faire apprécier vos atouts au maximum de leurs splendeurs. l’âge venant li sera toujours temps de venir au birkini…. car en plus c’est fou comme la vertu vient aux femmes en vieillissant
un vieux ponton , une jeune dame la vie quoi-:)

Quel joli cul !

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