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Biscochoc : le révélateur

Le dossier de défiscalisation de la nouvelle usine Biscochoc relance le débat sur ce qui constitue l’économie calédonienne et le tissu industriel et productif calédonien. Il remet le focus sur notre fonctionnement économique, mais aussi et surtout sur les errances du système.

Pendant très longtemps, la Nouvelle-Calédonie a été ce que l’on appelle « une économie de comptoir », c’est-à-dire ne dépendant pour son existence que de l’importation. C’est pour contrer cette dépendance aux apports extérieurs que s’est développée un tissu productif calédonien. En clair des entreprises, essentiellement des PME/PMI, sont apparues pour produire localement dans de nombreux domaines. Si l’effet comptoir demeure, les importations restant à un niveau extrêmement important, une production locale l’a quelque peu contrebalancé, à tel point d’ailleurs que dans la réflexion sur le changement de modèle économique on oppose les importations à la production locale. Mais en fait, le débat est quelque peu faussé, car dans sa quasi-totalité, la production locale dépend de l’importation.

Les protections de marché

Il n’y a de véritable production 100% calédonienne que dans la mine et l’agriculture. Pour tout le reste, les unités de production calédoniennes importent leurs matières premières, qu’évidemment on ne peut pas trouver en Nouvelle-Calédonie, et les transforment localement. Il en est ainsi autant pour le chocolat, que la menuiserie PVC, la bière, le ciment et bien d’autres produits sinon la quasi-totalité. Outre le fait que cela ne contribue pas à diminuer le coût de la vie, cela rend nos entreprises de production totalement dépendantes des apports extérieurs. Mais en même temps que l’on assurait la promotion de la production locale, les pouvoirs publics calédoniens ont dû l’armer pour faire face à la concurrence que l’importation lui faisait subir en termes de prix de vente et de qualité des produits. D’où l’instauration de ce que l’on appelle « les mesures STOP » qui restreignent les importations de certains produits, les plus célèbres étant le Nutella et les pâtes Barilla, mais qui concernent en fait plusieurs centaines de produits. Ces mesures de contingentement qui permettent aux producteurs calédoniens d’être protégés des importations, ont une base législative. Elles ont pour but :

« de faciliter l’écoulement des produits fabriqués en Nouvelle-Calédonie sur le marché local, de leur permettre de devenir concurrentiels par rapport aux produits importés et de favoriser ainsi le développement des entreprises locales » (délibération n° 252 du 28 décembre 2006 relative aux protections de marché en Nouvelle-Calédonie)

L’argument principal pour justifier de ces mesures protectionnistes est la création d’emplois. Même si pour l’essentiel les entreprises de production sont des PME de quelques dizaines de salariés, il est considéré qu’elles sont davantage créatrices d’emplois que les sociétés d’importation. La contrepartie, qui concerne directement le consommateur calédonien, est que ces entreprises sont en quelque sorte débarrassées de la concurrence qui pourrait être exercée par les produits d’importation, ce qui laisse le champ libre à bien des travers. A commencer par installer des situations oligopolistiques, c’est-à-dire en créant un marché où les acheteurs sont nombreux et où dans le même temps un petit nombre de vendeurs ont le monopole de l’offre. Dans ces conditions, les critères de prix, de concurrence et de qualité deviennent très aléatoires. Mais pourtant, tous les économistes s’accordent sur ce point : sans les protections de marché, et les taxes sur les produits importés qui les accompagnent, la production locale serait en très grande difficulté. C’est d’ailleurs ce qu’a souligné l’Autorité calédonienne de la concurrence :

« Du fait du manque de compétitivité des entreprises locales, une suppression brutale et profonde des dispositifs de protection quantitative existants risquerait de remettre en cause la viabilité même des entreprises agricoles ou industrielles locales » (recommandations de l’Autorité de la concurrence au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie)

La proposition qui avait alors été avancée pour justifier du maintien de ce protectionnisme, était d’être plus sélectif dans l’octroi des protections en ne les rendant accessibles qu’aux entreprises assurant de la création d’emplois, et en les conditionnant à des critères exigeants de prix et de qualité.

Le cas Biscochoc

Biscochoc est en effet un cas. Selon la Direction des Affaires Économiques (DAE), le secteur du chocolat est l’un des secteurs les plus protégés de l’économie calédonienne ! Si à l’inverse de ses concurrents, Biscochoc n’importe pas de produits finis mais transforme du chocolat semi-fini pour être fondu et moulé, ces protections de marché assurent à l’entreprise de détenir 51% du marché de la tablette de chocolat et 60% du marché de la pâte à tartiner (chiffres émanant de Biscochoc). En effet, il n’est possible d’importer en Nouvelle-Calédonie que 10 tonnes par an de tablettes de chocolat, quant au Nutella il subit une taxe de régulation de marché de 500 francs par kilo. La DAE conclut donc que :

« Ces mesures limitent très fortement l’importation de produits concurrents ou renchérit artificiellement leur prix de revient via des taxes » (Rapport d’instruction de la DAE sur la demande de défiscalisation pour une nouvelle usine Biscochoc)

C’est donc un quasi-monopole que les protections STOP et les taxes à l’import assurent à Biscochoc, qui détient une part de marché estimée à environ 30% du volume, sur un marché estimé à 1520 tonnes produites ou importées. Dans ce contexte, il est bon de rappeler qu’en métropole une tablette de chocolat noir de qualité supérieure est vendue entre 153 et 250 francs, tandis qu’en Nouvelle-Calédonie le consommateur achète la même tablette entre 350 et 545 francs. L’usine pour la construction de laquelle Biscochoc a obtenu un agrément de défiscalisation de la part du gouvernement indépendantiste et que les Calédoniens devront compenser, va permettre à Biscochoc d’investir dans des machines permettant la trituration du chocolat. Selon les propres termes du gérant de Biscochoc, Dominique Lefevre, la mise en place de ce procédé va faire baisser de 15% le cout de revient. Cela pourrait donc être une bonne nouvelle sauf que, évoquant les affirmations même du gérant de la SARL Biscochoc, la DAE souligne que :

« Celui-ci a également affirmé ne pas vouloir répercuter cette baisse sur le prix de vente des produits que la société fabrique. Un engagement sur une baisse des prix aurait pourtant été de nature à rendre ses produits plus compétitifs » (Rapport d’instruction de la DAE sur la demande de défiscalisation pour une nouvelle usine Biscochoc)

La nouvelle usine, financée en partie par la fiscalité calédonienne, (le crédit d’impôt global est de 1,016 milliard de francs), ne fera donc pas baisser les prix du chocolat. En revanche elle va accroitre la production locale, améliorer les conditions de vie des salariés et réinjecter 2,4 milliards de francs dans l’économie calédonienne au profit notamment du BTP, essentiellement à la société de construction Ochida. En revanche, elle ne créera que 3 emplois et non 9 comme annoncé par la direction de Biscochoc (les 6 autres emplois existent déjà, ce sont 6 salariés qui verront leur CDD transformé en CDI). Par ailleurs les probabilités d’augmentation des exportations avancées par l’entreprise sont sujettes à caution en raison du rapport qualité/prix des produits fabriqués par Biscochoc. Sur ce point d’ailleurs, l’activité export de Biscochoc en 2020 ne représentait que 0.2% du chiffre d’affaires de la société. Il faut dire qu’au Japon le prix moyen du kilo de chocolat s’établit entre 1400 à 1700 francs, tandis que dans le même temps, le prix de vente final du chocolat Biscochoc varierait de 3260 à 6847 francs ! Quant au développement d’une filière cacao, sur Canala en particulier, argument avancé pour garantir le développement de la nouvelle usine, le projet en est à un stade embryonnaire sur lequel il serait imprudent de faire des projections. Le cas Biscochoc pose donc avec beaucoup d’acuité la question de la refonte du modèle économique calédonien dont on entend parler depuis quelques temps déjà. Assurément, cette refonte devra établir des règles tout à la fois plus strictes et plus transparentes avec une obligation de résultats sur la qualité et les prix, concernant les protections de marché.

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Hubert B

Hubert B. a rejoint Calédosphère au tout début de l’année 2015. Enfant du pays, il a grandi à Nouméa et a ensuite bourlingué durant près de vingt ans au gré de ses envies et des hasards de la vie. Fils d’une bibliothécaire/documentaliste, il a été tour à tour enseignant, pigiste, formateur mais c’est finalement vers l’écriture qu’il a choisi de revenir. Succinct, précis, parfois laconique, si son style est volontiers direct, ses intérêts sont éclectiques et toujours tournés vers l’actualité. Sa citation favorite : « Le journaliste doit avoir le talent de ne parler que de celui des autres »

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ditou
ditou
3 septembre 2022 11:15

Higins Higins ou le gouvernement français, qui a eu le premier l’idée de faire augmenter les prix pour les consommateurs.
Mais quelle époque vivons nous?.

https://actu.orange.fr/france/prix-du-lait-le-gouvernement-demande-a-la-grande-distribution-d-acheter-plus-cher-magic-CNT000001RVz6d.html

Ils veulent changer les mentalités en faisant croire, que payer plus cher c’est ce qui peut nous arriver de mieux.

Ils sont tombés sur la tête.

Amélie
Amélie
Répondre à   ditou
5 septembre 2022 17:34

Ils son rusés parce qu’en emballant bien la propagande on fait croire n’importe quoi et plus c’est gros et plus ça passe, les Calédoniens en ont gobé des plus grosses !

Minie
Minie
2 septembre 2022 16:43

En conclusion on n’est loin d’être sorti de ce type d’économie locale dite” de comptoir “des siècles passés. Mais pourra t il en être autrement tant que notre archipel restera sous-peuplé ? On se demande d’ailleurs comment autant de super et hypermarchés continuent à fleurir un peu partout avec une stagnation du nombre de consommateurs voire une diminution…

ditou
ditou
Répondre à   Minie
2 septembre 2022 17:23

” On se demande d’ailleurs comment autant de super et hypermarchés continuent à fleurir un peu partout avec une stagnation du nombre de consommateurs voire une diminution…”

Je ne sais pas si le nombre de consommateurs stagne ou diminue.
Mais quand on voit les gabarits de certains, pour ne pas nommer l’ethnie. Croyez moi, ce sont de sacré mangeurs. A eux seuls ils décuplent la consommation.

Les commerçants le savent bien.

Minie
Minie
Répondre à   ditou
2 septembre 2022 17:47

Ce nombre stagne car des gens ont quitté le territoire mais oui tout à fait, ces hypermarchés sont bondés et c’est d’ailleurs le gros problème sanitaire du siècle en particulier pour les populations du Pacifique. La mondialisation de la malbouffe : les chariots remplis de denrées trop salées, trop grasses et trop sucrées. En même temps vu les prix pratiqués pour les produits frais et leur pénurie comment faire autrement pour se nourrir pour toutes ces familles qui ont adopté un régime alimentaire calqué sur ce modèle mondial, dont l’une des images publicitaires a fait le tour du monde audiovisuel… Lire la suite »

ditou
ditou
Répondre à   Minie
3 septembre 2022 11:28

Si je te suis, le nombre de gens stagne.
C’est pour cette raison qu’une nouvelle autorisation de supermarché Auchan est accordée.
Donc on construit de nouveaux supermarché car le nombre de gens stagne ou ont quitté le territoire.
Encore plus absurde.
Normalement on autorise de nouveaux supermarchés car ceux en place sont insuffisants pour la population.

https://autorite-concurrence.nc/actualites/26-08-2022/autorisation-sans-conditions-de-la-mise-en-exploitation-dun-nouveau

Minie
Minie
Répondre à   ditou
3 septembre 2022 17:04

Si l’on se réfère en effet aux statistiques officiels de l’Insee la population de la NC stagne en effet. La croissance démographique était de 1,8% jusqu’en 2914 et depuis cette croissance est tombée à 0,2%. De plus les départs n’ont pas été compensés par de nouvelles arrivées. Et le nombre de personnes âgées est plus important. Mais il faut souligner que ces supermarchés qui ont eu l’autorisation d’ouvrir se situent dans des zones urbaines qui se développent en nombre d’habitants (Paita et Dumbea) au détriment de la ville de Nouméa qui voit sa population diminuer et se déplacer vers les… Lire la suite »

Minie
Minie
Répondre à   Minie
3 septembre 2022 17:04

Jusqu’en 2014 pardon

Amélie
Amélie
Répondre à   Minie
5 septembre 2022 17:42

exact et vérifié, qui plus est ce sont les bonnes compétences qui sont parties et partent, les ” coincés” restent.

Amélie
Amélie
Répondre à   ditou
5 septembre 2022 17:41

Question de fric et de possibilité de s’en faire, pas de démographie, s’il ouvre c’est qu’il va se faire du pognon ( études de marchés sous la table) et que la marge d’exploitation des dociles consommateurs calédoniens est encore juteuse

Amélie
Amélie
Répondre à   Minie
5 septembre 2022 17:40

Merci Minie de dire ce que je pense aussi, mieux que moi. L’obésité est la pandémie la plus grave de la planète loin devant le Covid. Le surpoids avec le diabète, les maladies cardio vasculaires, l’impossibilité de se déplacer de 60 mètres sans véhicule, l’usure des articulations et une mort couteuse ( à la société) et précoce qui s’en suiven, c’est le fléau calédonien et mondial. Mais personne ne lutte contre la mal bouffe et les alcools, cela rapporte trop de pognon .

Amélie
Amélie
Répondre à   ditou
5 septembre 2022 17:43

de sacrés obèse surtout

Amélie
Amélie
Répondre à   Minie
5 septembre 2022 17:35

Les supermarchés continuent à faire des bénéfices, sur le dos d’une si petite population, ça prouve la bonne marge gagnantes qu’ils se font

Higins Higins
Higins Higins
2 septembre 2022 06:46

Une solution serait pourtant très simple à mettre en oeuvre: Créer une fiscalité spécifiques a toutes ces sociétés qui bénéficient de protection de marchés et qui se versent des dividendes monstrueux. J’imagine que la population peut « comprendre » de se priver de certains produits , ou de les payer plus cher à condition: 1) qu’il y ait une contre partie réelle – les emplois crées – A quel salaire? 2) que ce dispositif ne crée pas de système de rente et d’enrichissement Pour première étape et pour y voir plus claire : Conditionner la protection de marché a L’obligation de rendre… Lire la suite »

Dernière modification 28 jours plus tôt par Higins Higins
ditou
ditou
Répondre à   Higins Higins
2 septembre 2022 11:48

“J’imagine que la population peut « comprendre » de se priver de certains produits , ou de les payer plus cher à condition: 1) qu’il y ait une contre partie réelle – les emplois crées – “ Vous rêvez complètement, si vous croyez, que je vais payer plus cher juste pour que la Calédonie produisent des emplois, qui seront réservés spécialement pour les indépendantistes kanaks. C’est au gouvernement de financer. Il y a bien un ministre de l’emploi. C’est son rôle de trouver des solutions. Pas au peuple calédonien, qui n’arrive pas à boucler leur fin de mois. Vous êtes pour la… Lire la suite »

Higins Higins
Higins Higins
Répondre à   ditou
2 septembre 2022 13:32

Vous n’avez pas du comprendre ce que j’ai écris 😌

ditou
ditou
Répondre à   Higins Higins
2 septembre 2022 14:44

Bien sûr que si, j’ai compris votre phrase. C’est du français pas du chinois.
Je vais vous dire clairement la population s’en fou un peu de savoir si les entreprises ont un monopole ou pas, ce qu’elle veut s’est avoir des prix raisonnables.
Ce que l’on ne verra jamais ici.
Ensuite taxer par une fiscalité spécifique n’arrangera rien, au pire ces sociétés plieront les bagages pour s’installer ailleurs.
Les entreprises sont déjà assez taxées et le fisc ne leur font pas de cadeau.

JoDo4096
JoDo4096
Répondre à   Higins Higins
2 septembre 2022 12:30

Higins Higins “Une solution serait pourtant très simple à mettre en œuvre : Créer une fiscalité spécifique à toutes ces sociétés qui bénéficient de protection de marchés et qui se versent des dividendes monstrueux.”.   Vous avez bien de la chance de pourvoir consulter aisément, les bilans de ces sociétés qui se verseraient, selon vous, “des dividendes monstrueux”. Moi je n’en connais pas énormément. Surtout si vous vous faites allusion aux PME, PMI locales.   Néanmoins, la NC n’est pas [encore] une république bananière il me semble. Même si son statut de “son propre genre” pourrait nous inciter à le… Lire la suite »

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Higins Higins
Higins Higins
Répondre à   JoDo4096
2 septembre 2022 13:24

Ditou ,
Le pb n’est pas de gager de l’argent . Vous partez tt de suite dans la caricature .
Le pb c’est que ce système de quotas et de mesures stop n’est Ni controlé ni transparent pour les usagers.

Quand on fait sa fortune grâce aux protections de marché on est tout sauf dans une économie libérale….

Je ne propose , que d’expliciter qui gagne combien grace a ses protections. Si c’est derangeant , alors ouvrons les quotas

Dernière modification 28 jours plus tôt par Higins Higins
ditou
ditou
Répondre à   Higins Higins
2 septembre 2022 14:57

C’est quoi le pb?.

Je ne propose , que d’expliciter qui gagne combien grace a ses protections.”

Vous êtes curieux.
Pourquoi chercher à savoir qui et combien gagne ces sociétés?.
Il faut se concentrer à faire tomber les prix.
Le combat n’est pas là ou vous croyez.
Alors selon vous, si l’on indique les noms et revenus des sociétés, çà va leur faire honte, au point qu’elles décideront de baisser leur prix.
Non je crois qu’elles seraient fier d’elles.
En matière de protections, il faut savoir que même les particuliers peuvent en bénéficier.

King Nick
King Nick
Répondre à   ditou
4 septembre 2022 11:14

nous avons besoin de cohérence.
s’il fallait encore une preuve que c’est un concept qui vous échappe…

XYY .
XYY .
Répondre à   Higins Higins
2 septembre 2022 16:52

Higins Higins.
“Le pb n’est pas de gager de l’argent”.
Mais d’en gagner certainement.
Maintenant si vous désirez des éclaircissements, vous allez sur Infogreffe, vous mettez 1000 cfp dans le bastringue et vous avez les comptes de la société que vous voulez pour l’exercice qui vous intéresse. Y a tout salaires, bénéfices, pertes, dividendes etc…
Pour le Territoire vous allez sur le site de la DBAF.

Bon après faut lire, c’est pas toujours très passionnant, parfois instructif, toujours chronophage.
Je le fais parfois .

JoDo4096
JoDo4096
Répondre à   XYY .
2 septembre 2022 17:08

XYY “Maintenant si vous désirez des éclaircissements, vous allez sur Infogreffe, vous mettez 1000 cfp dans le bastringue et vous avez les comptes de la société que vous voulez pour l’exercice qui vous intéresse. Y a tout salaires, bénéfices, pertes, dividendes etc…”. Pour ma gouverne personnelle (je n’y connais que pouic), Est-ce que les TPE, les PME, les PMI voire même les EI (qui apparemment constitueraient le principal de notre tissu économique en NC 👀) sont tenues de déposer au Greffe du Tribunal de Commerce de Nouméa leur bilan (leurs comptes) ? Sur Google ont trouve çà : “Les sociétés suivantes… Lire la suite »

XYY .
XYY .
Répondre à   JoDo4096
2 septembre 2022 18:39

LedZep.
“Est-ce que les TPE, les PME, les PMI voire même les EI (qui apparemment constitueraient le principal de notre tissu économique en NC 👀) sont tenues de déposer au Greffe du Tribunal de Commerce de Nouméa leur bilan (leurs comptes) ?”.
Toutes sauf les “patentés” – EI au sens lokal du terme (*) -, à savoir que pour un patenté les patrimoines professionnel et personnel sont juridiquement confondus, autrement dit que les dettes de l’entreprise peuvent peser sur l’ensemble des biens personnels.
Exemple de “patentés” 😂
https://youtu.be/6ORujzBmVbg
https://youtu.be/3CO7FPU7a2g

(*) décalage avec la Frânce
https://www.economie.gouv.fr/cedef/entrepreneur-individuel

XYY .
XYY .
Répondre à   JoDo4096
2 septembre 2022 18:57

LedZep.
“Est-ce que les TPE, les PME, les PMI voire même les EI (qui apparemment constitueraient le principal de notre tissu économique en NC 👀) sont tenues de déposer au Greffe du Tribunal de Commerce de Nouméa leur bilan (leurs comptes) ?”.
Toutes sauf les “patentés” – EI au sens lokal du terme (*) -, à savoir que pour un patenté les patrimoines professionnel et personnel sont juridiquement confondus, autrement dit que les dettes de l’entreprise peuvent peser sur l’ensemble des biens personnels.
Exemple de “patentés” 😂
https://youtu.be/6ORujzBmVbg
https://youtu.be/3CO7FPU7a2g

(*) décalage avec la Frânce
https://www.economie.gouv.fr/cedef/entrepreneur-individuel

Dernière modification 28 jours plus tôt par XYY .
JoDo4096
JoDo4096
Répondre à   XYY .
2 septembre 2022 19:26

XYY “Toutes [déposer au Greffe du Tribunal de Commerce de Nouméa leur bilan (leurs comptes)] sauf les “patentés” – EI au sens lokal du terme (*) -, à savoir que pour un patenté les patrimoines professionnel et personnel sont juridiquement confondus.”. Donc, extrêmement aisé de vérifier leurs soi-disant scandaleux profits. C’est quoi çà Dread Zeppelin et Tortelvis ! J’utilise ce pseudo de LedZep4096 du fait que Led Zeppelin est l’un de mes groupes de Hard – Rock préféré (avant Deep Purple) mais je ne me suis rarement attelé à en jouer. Idem pour Jimi Hendrix. Par contre EC, plus à ma… Lire la suite »

Dernière modification 28 jours plus tôt par JoDo4096
King Nick
King Nick
Répondre à   Higins Higins
4 septembre 2022 11:11

1000% d’accord !

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