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Référendum : on va tout droit au bordel

Le départ du Rassemblement-LR et des Républicains Calédoniens du G10 sonne comme la fin du dernier espace de dialogue existant entre les leaders indépendantistes et loyalistes. Si les partis se rejettent entre eux la responsabilité de cette affaire, reste que les esprits s’échauffent et que rien ne semble pouvoir empêcher l’échec de la sortie de l’Accord de Nouméa. 1988-2018, même combat ?

Alors que la rentrée politique et un cortège de faits-divers particulièrement choquants ont émaillé l’actualité de la Nouvelle-Calédonie ces dernières semaines, en l’espace de trois jours, le « G10 » semble avoir volé en éclat. Groupe de dialogue mis en place à la demande d’Edouard Philippe, il devait regrouper les principaux représentants des partis calédoniens. Autour du Haut-Commissaire, Philippe Gomes et Philippe Michel (pour Calédonie Ensemble), Pierre Frogier et Thierry Santa (Rassemblement-LR), Gaël Yanno (MPC) et Sonia Backes (Républicains Calédoniens) mais aussi Paul Néaoutyine (Palika), Victor Tutugoro (UPM), Daniel Goa et Roch Wamytan (UC) devaient, ensemble, « créer un cercle de travail restreint » et « aborder tout ce qui est susceptible de donner corps à la Nouvelle-Calédonie d’après (le référendum) ». Leurs objectifs étaient de préparer au mieux le référendum sur l’avenir du territoire en traitant de son organisation (question et date) et d’autres éléments tels que le « bilan de l’accord de Nouméa et des transferts de compétences, la place de la Nouvelle-Calédonie dans la région et dans le monde, et plus généralement l’élaboration d’un corpus de valeurs, de réalisations, d’ambitions sur lesquelles les Calédoniens seraient susceptibles de se rassembler », une fois le scrutin référendaire passé. La commande du 1er ministre avait donc été acceptée en décembre dernier par les différentes formations politiques et, si les places étaient nominatives, Pierre Frogier avait finalement décidé de le boycotter puisque selon lui « il ne servait à rien de discuter avant le référendum ».

Incapables de s’entendre ou même de se réunir ?

Mais depuis ce week-end, l’exposé des motifs relatif au texte de loi fixant la date officielle du référendum a créé la polémique. En effet, sous le feu des critiques de tous ceux qui ne font pas partie du G10 (c’est-à-dire, entre autre, Harold Martin, Louis Kotra Uregei ou encore Pierre Frogier qui le boycotte) tous les membres du G10 avaient dimanche soir souhaité rétablir les faits et réexpliquer les contours de la mission que leur avait confiée Edouard Philippe. Dans un texte que l’ensemble des leaders avaient signé, ils affirmaient que le G10 « n’a pas mandat pour engager une quelconque négociation politique concernant l’évolution statutaire de la Nouvelle-Calédonie » puisque seuls les Calédoniens décideront lors du référendum de novembre si le territoire va – ou non – rester au sein de la République. Le communiqué expliquait également que :

« La séance du jour a permis notamment de préparer la proposition de délibération fixant la date de la consultation dans la perspective de son prochain examen en séance publique du congrès (Communiqué du G10, 25/02/18 ; Sources : Haut-commissariat) »

Mais il s’avère que dans les heures ou les jours d’après, du côté du Rassemblement et des Républicains Calédoniens, la teneur de la délibération n’a pas fait l’unanimité (c’est le moins que l’on puisse dire) étant donné que texte était copieusement inspiré du préambule de l’accord de Nouméa, lequel fait la part belle aux ombres et aux lumières de la colonisation et de son impact négatif sur l’identité kanak. C’est ainsi que Sonia Backes et Thierry Santa ont refusé de signer le texte de loi. L’un et l’autre annonçant, mercredi matin, à quelques heures d’intervalles qu’ils quittaient le G10 :

« Nous avons les uns et les autres des partis politiques, des instances décisionnelles, ce groupe il n’a pas vocation à valider, à décider de quoi que ce soit. Philippe Gomes encore une fois veut passer en force pour faire approuver son peuple souverain, son peuple calédonien, pour faire approuver la souveraineté partagée qu’il défend. C’est « non » pour nous, nous sortons du G10 ! (Sonia BACKES, 28/02/18 ; sources : RNC1ere) »

De son côté, Thierry Santa a déclaré via un communiqué du Rassemblement « que ni l’esprit, ni les méthodes utilisées par certains ne permettent un travail serein ». Le parti de Pierre Frogier estime en outre que « l’exposé des motifs qui a été travaillé au sein du G10 comprend des éléments inacceptables (…) Nous désapprouvons profondément [sa] vision négative et passéiste». Là encore, le parti non-indépendantiste explique que son représentant ne peut pas négocier et faire valider seul des décisions prises lors du G10 :

« Le fonctionnement du Rassemblement conduit à ce qu’une expression libre permette d’aboutir à des décisions collectives et non individuelles (Communiqué du Rassemblement-Les Républicains, 27/02/18 ; sources : FB) »

Une sortie du groupe de discussion qui n’aura pas véritablement plu aux indépendantistes. Ainsi, lors d’un débat organisé ce mercredi par la chaîne Calédonia-TV entre Thierry Santa et Victor Tutugoro, ce dernier a estimé que les deux personnalités loyalistes avaient cherché là un moyen de quitter le G10, ne désirant pas négocier avec les leaders du FLNKS :

« Toi (Thierry Santa) et Sonia (Backes), vous avez utilisé le premier prétexte pour pouvoir en sortir ! (Victor Tutugoro, 28/02/18 ; sources : Calédonia TV) »

Enfin, suite à ces annonces, Calédonie Ensemble a tenu une conférence de presse durant laquelle le parti de Philippe Gomes a formellement condamné le « boycott » des discussions annoncé par le Rassemblement et les Républicains Calédoniens:

« Choisir la rupture du dialogue en quittant le seul espace de discussion politique entre indépendantistes et non–indépendantistes, c’est prendre le risque d’aggraver les tensions entre les uns et les autres, de provoquer des désordres lors du référendum qui opposera fatalement une partie des Calédoniens aux autres et c’est rendre un très mouvais service à l’ensemble des Calédoniens (Philippe Michel, 28/02/18 ; sources : La Dépêche de Nouvelle-Calédonie) »

Selon le secrétaire général du mouvement, cette décision serait « peut-être justifiée par un calcul politique en vue des élections provinciales de 2019 ». En effet, on sait que de part et d’autre de l’échiquier, les désordres et les troubles à l’ordre public (pouvant être liés au résultat du référendum) pourraient être utilisés à des fins politiques si les discours venaient à se radicaliser dans chacun des deux camps. Enfin, Philipe Michel a anticipé la fin de la plateforme loyaliste puisque, selon lui, « le Rassemblement renie les engagements qu’il a pris lors de la constitution de la plateforme ». Laquelle devait (naguère) servir deux objectifs : assurer la stabilité des institutions et surtout favoriser le dialogue entre indépendantistes et non-indépendantistes afin de préparer au mieux le référendum et la sortie de l’accord de Nouméa. Un dernier objectif qui semble bien mal parti.

Loyalistes et indépendantistes : bonjour bordel ?

C’est ainsi que tout comme se pose la question de la survie du désormais « G8 », semble aussi compromis l’existence de la plateforme loyaliste. Risque-t-elle aussi d’exploser dans les jours ou les semaines à venir ? Car si dans le premier cas plus aucun espace de dialogue ne regroupait les principaux leaders loyalistes, indépendantistes et l’Etat, plus aucune structure ne regroupera peut-être bientôt non plus les principaux mouvements opposés à l’indépendance. De plus, le texte prévoyant la date du référendum n’ayant pas été validé, il ne sera pas déposé sur le bureau du congrès et, à quelques mois du référendum, les élus calédoniens auront réussi l’exploit de ne pas réussir à s’entendre, ni sur la date de la consultation, ni encore moins sur la question à poser aux Calédoniens… Or, selon la loi organique, ce sera au plus tard en mai à l’Etat de le faire dans le cas où nos élus n’auraient pas réussi à trouver une date sur le calendrier. Il ne restera donc plus qu’à Emmanuel Macron, en visite sur le territoire dans trois mois, d’essayer de décortiquer la situation et de trouver des solutions dans l’urgence, trente ans jour pour jour après l’accord de Matignon.

Le drame de l’affaire, c’est que de l’autre côté de l’échiquier politique, à huit mois du scrutin, les principaux responsables des différents mouvements indépendantistes voient également leur marge de manœuvre se réduire et quelques-uns d’entre eux semblent tenter par une fuite en avant, servis par des propos toujours plus radicaux comme l’ont démontrés certaines réactions suite à la visite de la mission de Manuel Valls et de Christian Jacobs. En effet, n’ayant pas convaincu, ces trente dernières années, du bien-fondé de l’indépendance comme hypothèse viable, ne s’étant pas suffisamment renouvelés (où est la relève des élus indépendantistes?) et n’ayant pour l’heure à proposer pour l’avenir qu’un projet assez flou, une partie des indépendantistes misent donc de plus en plus sur la radicalisation pour mobiliser leur électorat et empêcher ainsi une probable déroute au référendum. C’est ainsi que le R.I.N (Rassemblements des Indépendantistes et Nationalistes) et le Parti Travailliste de Louis Kotra Uregei ont pris le pari de passer outre leurs collègues du Front, jugés trop timorés, et préparent un projet de “constitution du pays Kanak”, alternatif à celui du FLNKS :

« Je ne me suis pas intéressé au projet du FLNKS. Nous avons notre propre voie, nous suivons notre voie. On travaille sur le projet de constitution du pays kanak. Cette constitution du pays kanak, une fois qu’on a tout défini à l’intérieur pour ce qui concerne les Kanaks, dans l’ensemble de sa vie, nous définirons aussi et nous garantirons aussi les droits et les libertés pour les non-Kanaks qui vont vivre avec les Kanaks dans le nouveau pays, et qui formeront le peuple de Kanaky (Louis KOTRA UREGEI, 26/02/18 ; sources : Nc1ère) »

Cependant, l’arithmétique électorale de ces trente dernières années confirme le souhait d’une majorité de Calédoniens à rester dans la France. Mais si la proportion est trop importante, en clair si le Oui à l’indépendance n’atteint pas les 40%, il est évident que la survie de la revendication sera remise en question, notamment du côté des loyalistes « purs et durs ». Certains leaders indépendantistes jugent donc, à l’aune de l’actualité, qu’en radicalisant leur discours, ils le rendent du même coup plus mobilisateur. Parce qu’ils ont aussi tiré le constat, lors des réunions publiques qu’ils ont pu organiser l’année dernière, qu’une grande part de l’électorat kanak indépendantiste doute fortement de la viabilité du projet. Perdu pour perdu semblent se dire ces derniers, autant revenir à des positions pures et dures à destination notamment d’une jeunesse en capilotade et particulièrement réceptive à ces discours… Bref, on va droit au bordel. Et pendant ce temps-là, pas un jour ne passe sans qu’un acte de délinquance ne fasse la Une des médias, le plus souvent perpétré par des jeunes ou de très jeunes délinquants kanaks en manque total de repère. Que Dieu nous aide.

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Nouveau dans l’équipe de rédaction, Hubert B. a rejoint Calédosphère au tout début de l’année 2015. Enfant du pays, il a grandi à Nouméa et a ensuite bourlingué durant près de vingt ans au gré de ses envies et des hasards de la vie. Fils d’une bibliothécaire/documentaliste, il a été tour à tour enseignant, pigiste, formateur mais c’est finalement vers l’écriture qu’il a choisi de revenir. Succinct, précis, parfois laconique, si son style est volontiers direct, ses intérêts sont éclectiques et toujours tournés vers l’actualité. Sa citation favorite : « Le journaliste doit avoir le talent de ne parler que de celui des autres »



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517 Commentaires sur "Référendum : on va tout droit au bordel"

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Yvan La Méche

FROGIER va assister en direct Allah purge de l’indépendance contre sa volonté ! (MDR)……

Le mot indépendance n’apparaît pas, mais on nous demande bien si on veut que la NCalédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante, c’est exactement la même chose. Nautile

Il faut néanmoins noter que le mot “indépendance” n’apparait pas dans le libellé de la question proposée.

Josyppin “le mot “indépendance” n’apparaît pas dans le libellé de la question proposée.”

Tu pinailles.
“… accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante

Heureusement, Josyppin, que tu n’étais pas à Matignon, Edouard Philippe y aurait laissé quelques cheveux de plus.

Il aurait peut-être été plus clair d’écrire “accède à l’indépendance et devienne souveraine”.

BOMBIS

Tous les chemins mènent soit à Paris, soit à Pékin ! À bon entendeur, SALUT!

BOMBIS : “Tous les chemins mènent soit à Paris, soit à Pékin ! À bon entendeur, SALUT!”

Et un certain nombre de voyageurs, jadis en caravane, dorénavant en jet, prennent plutôt le chemin de la Mecque.
Ces pèlerins sont convaincus que Dieu a parlé à un humain, et lui a dicté un message, ceci il y a très longtemps, dans la Péninsule Arabique.

Il semble que le phénomène se soit renouvelé récemment dans le Grand Nouméa.
Le boom touristique ne saurait tarder.

” “Il aurait peut-être été plus clair d’écrire “accède à l’indépendance et devienne souveraine”.”

Encore plus clair et, cerise sur le gâteau, en français :
“accède à l’indépendance”

Mais en Calédonie, en plus des hommes politiques, nous avons aussi des politiciens.

” “Tu pinailles.
“… accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante“ ”

De deux choses l’une :
-soit un pays souverain peut ne pas être indépendant (et lycée de Versailles), et alors la question a du sens.
-soit un pays souverain est OBLIGATOIREMENT indépendant, et alors la question est aberrante (et risque fort, si y siègent des gens qui ont du respect pour la langue française, d’être retoquée par une instance supérieure).

Inforétif : “-soit un pays souverain peut ne pas être indépendant” Les Kiribati qui utilisent le dollar australien sont-ils totalement indépendants ? Les pays européens à qui les fonctionnaires de Bruxelles imposent des tas de trucs sont-ils encore indépendants ? Ils ont fait abandon d’une part de leur souveraineté dans de nombreux domaines (monnaie, justice, etc.). Mais on peut poser la même question : la France est-elle pleinement souveraine ? Sur le sujet : – http://journals.openedition.org/leportique/1385 Éva Dékány-Szénási. La question de la souveraineté et la construction européenne, 2007 Question subsidiaire : lorsque, par exemple, le 15/02/1854, Tardy de Montravel demanda… Lire la suite »
“Éva Dékány-Szénási. La question de la souveraineté et la construction européenne, 2007” Merci pour ces compléments, Alik. Si il y’a une différence entre pleine souveraineté et indépendance, comment alors prendre en compte le choix de ceux qui souhaitent l’une et pas l’autre ? Faudra-t’il prévoir 4 bulletins au lieu de deux ? Et ne devra-t-on pas, pour que les votants votent en toute connaissance de cause, que l’Etat ou le gouvernement local (?) envoie à chacun d’eux toute la documentation nécessaire sur “pleine souveraineté et indépendance” de manière à éviter l’annulation a posteriori du référendum ? A moins de l’imprimer… Lire la suite »
Recensement des citoyens. Juste une question bête : où en est-on de l’inscription sur la liste référendaire des “oubliés” que réclamait à cor et à cri LKU ? Est-ce terminé ? Tout est nickel ? Juste pour info : En 2011, à l’issue de leur recensement, les Australiens ont sorti une belle carte positionnant à l’unité les aborigènes sur l’ensemble du continent : – http://www.monash.edu/research/city-science/indigenous_australia/ Par acquit de conscience, j’ai vérifié sur un coin que j’avais visité : Bourke (NSW). C’est hallucinant, il y a même le nom des rues. Existe-t-il quelque chose d’approchant, en NC ? Accessoirement, cela permet… Lire la suite »

Bon, question un peu tordu et pas bien claire mais bon, faut faire avec. Ça c’est réglé. Et donc on va voter et on continue encore 2 ans comme ça ??… 2019 2020 ??…. avant de RE voter ??… Euh… quel sera alors le taux de chômage fin 2020 ??……

Clark

comment ça “pas bien claire”? t’es bouché à l’émeri?

Clark

Il faut se souvenir que ceux qui ne voulaient pas du mot “indépendance”, mais “Souveraineté”… Sont les indépendantistes! ça en dit long sur leur fourberie.

Dbbermann

BRAVO, +1000

Pour le coup c’est en effet bien comique comme situation, que de voir les indépendantistes faire des histoires pour que ce soit souveraineté (comme dans les ADN selon eux) qui soit utilisé et non indépendance…

En même temps “sur un malentendu” on ne sait jamais (Michel Blanc dans les bronzés)…

“comment ça “pas bien claire”?

Avoir mis deux synonymes comme si ils ne l’étaient pas, ça peut quand même en troubler certains :
https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/emissions/19h30
A partir de 6 minutes 10 secondes.

Mais la question … posée par le journaliste n’était pas non plus claire pour tous.

Dbbermann

Pour 15% des gens la question est très claire , pour 85% des autres c’est soit flou,ambigü,incompréhensible ou il faut s’y reprendre à deux fois pour comprendre.
Pour moi c’est absolument très clair et “bien joué”.

Merci à Inforétif pour sa réfléxion “Avoir mis deux synonymes comme si ils ne l’étaient pas, ça peut quand même en troubler certains “…on voit le niveau en français et le niveau tout court de…85% de la population……

Dbbermann : “on voit le niveau en français et le niveau tout court de…85% de la population”

Mais qu’ont donc fait les enseignants (tous indexés donc “drogués au 5/5”, dirait la folle) ?

Dobermann

Et oui, mon ami !

Pourquoi le mot France n’apparaît il pas dans cette question ?? Et pourquoi aussi ne parle t on pas d’indépendance ?? (Pure et simple). Bref, pourquoi ne pas être plus…. « clair ou direct » ?? Comme tu veux.
Les indépendantistes parlent (parlaient ?…) d’indépendance et où de Kanaky. Pourquoi accepter des mots plus…doux, gentils ??
« Voulez vous rester dans la France ou bien voulez vous l’indépendance ?? » plus simple et plus claire, non ??

BOMBIS

Ce sera ou Kanaky, ou Nouvelle-Calédonie… et avec un statut revitalisant de CTFSS, mais surtout un ‘TRAITÉ’, nous n’avons pas à “aller au bordel”, NON! BONNE SOIRÉE ET BONNE NUIT MES TRÈS -TROP?- CHERS COMPATRIOTES… https://www.youtube.com/watch?v=Bj6e7DFZ_lk

Début de phrase totalement con…???
Cà a toujours été l’un ou l’autre…???

Rigoberto

Intitulé de la question pour le référendum sur l’indépendance aux Comores en 1975, réponse par oui ou par non.

« Souhaitez-vous que le territoire des Comores devienne indépendant ?

A Djibouti en 1977 réponse par oui ou par non :

“Souhaitez vous que le territoire français des Afars et des Issas devienne indépendant ?”

Et après faut décompter les bulletins par province (aux Comores ce fut par îles) et …

Inforétif : “Et après faut décompter les bulletins par province (aux Comores ce fut par îles)”

Exclu par l’Accord de Nouméa :
“5. L’évolution de l’organisation politique de la Nouvelle-Calédonie

Le résultat de cette consultation s’appliquera globalement pour l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie. Une partie de la Nouvelle-Calédonie ne pourra accéder seule à la pleine souveraineté ou conserver seule des liens différents avec la France, au motif que les résultats de la consultation électorale y auraient été différents du résultat global.”

@ Alikantitra, @ Inforétif, “Une partie de la Nouvelle-Calédonie ne pourra accéder seule à la pleine souveraineté ou conserver seule des liens différents avec la France, au motif que les résultats de la consultation électorale y auraient été différents du résultat global.” C’est parfaitement vrai, et le scénario de Mayotte sortie de l’ensemble Comorien n’est pas possible. L’indivisibilité de la Nouvelle-Calédonie est ainsi garantie jusqu’à la fin des ADN. Mais le sera-t’elle tout autant après 3 référendum (référenda) négatifs pour l’indépendance? Tout tiendra sur un fil, le fil de la considération “de la situation ainsi créée” … À cet instant… Lire la suite »

Melchisedek : “le fil de la considération “de la situation ainsi créée” … À cet instant précis, le tabou de l’indivisibilité sera probablement revisité.”

Mais il ne devrait pouvoir l’être que “d’accord parties” après les tours de table qui suivront les jours d’après le 3ème.
Et il faudrait que les trois partenaires l’acceptent, ou que l’ordre républicain cesse de s’appliquer d’une façon constatée (par des observateurs internationaux).
Et d’ailleurs comment seront désignés nommément les représentants des dits partenaires ?

“Exclu par l’Accord de Nouméa ”

Je sais bien, Alik. (pour plaisanter je dirais bien que c’est ça ou la CFTSS, mais l’instant est grave et j’ose pas).
En fait c’était juste une pichenette à ce bon Rigoberto évoquant le cas des Comores…et peut-être, de sa part, pas si innocemment que ça…
(tiens, Rigoberto vient de rajouter le cas de Djibouti, suite à mon post…)

Inforétif : “En fait c’était juste une pichenette à ce bon Rigoberto”

En parlant de pichenette, je suis en train d’étudier un peu le dossier du projet de traité du Victoria.
Je ne pense pas qu’il soit possible de faire le moindre rapprochement entre la situation là-bas et celle d’ici, mais je voudrais peaufiner mes arguments, avant que nous n’échangions, toi et moi, sur le sujet, et si possible sans interférences inutiles.

“je voudrais peaufiner mes arguments, avant que nous n’échangions, toi et moi,”

Ce serait en effet 2 cas complètement différents à tous points de vue, aussi je crains de ne pas être exagérément passionné. Surtout avec Komblère qui va sauter comme un cabri.
On peut qd même essayer, je te laisse ouvrir … les hostilités.

BOMBIS
PAS MAL, effectivement, pour que nous connaissions -enfin 😛 ‘I can’t wait’- le point de vue du Joinville athée sur la chose toute “dossier du projet de traité du Victoria”… ce n’est surtout pas vous, les touristes faiseurs de 5/5 (même en touchant très régulièrement la prime), qui allez prendre la place d’un otage, il faut avoir un peu de foie* pour cela… * Ce n’est pas un ‘uppercut’ direct au foie: Si vous avez un problème avec ce comm, l’Alikantitra de mes deux seins et le nul de l’Info, prenez-vous en à Dieu en personne, il (elle?) me l’a… Lire la suite »

Là je suis plié en deux carrément et mdr BOMBIS, il est trop fort et trop marrant ce commentaire! J’en connais qui ne vont pas aimer et d’autres qui vont rire jusqu’à s’en rouler par terre, comme moi…

“d’autres qui vont rire jusqu’à s’en rouler par terre, comme moi…”

Ne te roule pas trop près de l’escalier quand même, Paul Bombosse, bombé comme tu es : ça pourrait faire des gros bleus à BOMBIS et tu sais qu’elle est très exactement aussi douillette que toi.

Paul Ethos : “Là je suis plié en deux carrément et mdr BOMBIS, il est trop fort et trop marrant ce commentaire!”

Même déguisée en Paul Ethos, tu restes grotesque, Kolere.
Demande à Dieu.

28 mars 2018 19:16
Coome d’hab’ : 12 heures de cellule.

BOMBIS : “… le point de vue du Joinville athée …”

Bombis, tu es ridicule.

“… les touristes faiseurs de 5/5 (même en touchant très régulièrement la prime)”
“ce n’est surtout pas vous … qui allez prendre la place d’un otage …”

Kolere, tu es ridicule.

Il n’est de dieu que Dieu, et Kolere est son envoyée :
“…prenez-vous en à Dieu en personne, il (elle?) me l’a envoyé directement ce comm, sans que je puisse le, ou même, ‘me’ contrôler: le truc “divin” quoi, une question de foi …”
Allah Akbar !

“BOMBIS : “… le point de vue du Joinville athée …” ” Je trouve cette qualification plutôt flatteuse et en remercie Bombis/Kolère (Komblère, pour aller plus vite). ———————— ““ce n’est surtout pas vous … qui allez prendre la place d’un otage …” Komblère, c’est la Jeanne d’Arc calédonienne qui va bouter les zors. Elle est ridicule et surtout elle est la seule (avec aussi NC FRANCAISE ET Paul Ethos, quand même) à ne pas s’en être aperçu. ———————— ““…prenez-vous en à Dieu en personne, il (elle?) me l’a envoyé directement ce comm” Komblère était carrément en transes hier soir, elle… Lire la suite »

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