Connect with us

Calédosphère

Actualité

Combien va coûter à l’Etat le règlement du “contentieux colonial” ?

Avant d’entreprendre des discussions bilatérales avec l’Etat, le Président de l’Union Calédonienne a fait une revendication : il demande de l’argent à la « puissance administrante ». Lors du 53ème congrès de l’UC, Daniel Goa a en effet demandé à l’Etat d’évaluer le coût « d’une réparation du contentieux colonial » qui serait à la charge de la France. Le président de l’UC a également menacé – comme d’habitude – l’Etat et les Loyalistes en leur signifiant qu’un accord unilatéral de leur part entrainerait la fin de la paix civile en Nouvelle-Calédonie. Plata o plomo ?

C’est un peu la même histoire qui se répète encore et encore, à ceci près qu’à chaque fois les modalités diffèrent mais le résultat reste le même. Depuis 170 ans, parmi les dirigeants du peuple kanak, chaque nouvelle génération met en place une nouvelle stratégie visant soit à mettre fin à la présence française en Nouvelle-Calédonie, soit à la faire décroitre fortement. Et si, à chaque fois, cette stratégie réussit à court terme et échoue à long terme, à chaque fois en revanche, l’Etat doit non seulement modifier sa gestion du dossier calédonien mais il doit surtout sortir le carnet de chèque pour faire face à de nouvelles dépenses. Comme après la révolte de 1878, comme après celles de 1917 et comme après les mouvements de revendication indépendantistes des années 1970 et 1980 (ou dernièrement après les affrontements autour du rachat de l’usine du Sud). Pour autant, cette fois-ci, un élément factuel diffère par rapport au passé : jadis, les chefs kanaks avaient souvent de bonnes raisons d’organiser des soulèvements. Ce sont en effet les spoliations foncières (et il faut bien dire l’absence totale de « politique indigène » au XIXème siècle) qui ont créé Ataï et ce sont les conséquences de la 1ère Guerre Mondiale sur le territoire qui ont entrainé les évènements de 1917. De même, c’est la mise en minorité démographique des kanaks sur leur propre sol (via l’immigration issue du Boom du nickel des années 60-70) et leur mise à l’écart des leviers de pouvoir qui ont entrainé, en réaction, la revendication indépendantiste armée, cette dernière ayant abouti à la création des provinces et à la mise en responsabilité institutionnelle des élites kanak. Enfin, durant les années 90, chacun pouvait convenir que les représentants du peuple kanak n’avaient pas accès aux outils de production industriels, alors que le nickel représente 20% du PIB calédonien. C’est la raison pour laquelle la demande du fameux « préalable minier » avait, en 1997, été plutôt bien accueillie par l’Etat qui l’avait traduit par l’accord de Bercy. En échange d’argent (via d’une part le financement de l’usine du Nord et le don du massif minier du Koniambo et d’autre part les futurs apports financiers issus des différents transferts de compétence prévus dans l’Accord de Nouméa), le Gouvernement national de Lionel Jospin obtenait l’assurance de la paix et de la tranquillité, du moins pour le temps d’une génération.

La vieille menace : « Le pognon ou la guerre »

Car depuis les évènements et pour faire avancer leurs revendications, les chefs indépendantistes n’ont qu’une seule menace véritablement efficace face à l’Etat, à savoir le chantage du retour à la guerre civile. Le pognon ou la guerre ! Pourrait-on ainsi dire. Et donc, lors du 53ème congrès de l’Union Calédonienne, le président du parti a répété ce week-end cette même menace (comme il l’avait fait à de nombreuses reprises dans le passé), de façon suffisamment claire cette fois-ci pour exciter les représentants Loyalistes et faire peur aux haut-fonctionnaires de l’Etat (qui sont comme chacun sait devenus très impressionnables) ainsi qu’au Gouvernement d’Elisabeth Borne :

« Sortir par une décision unilatérale du processus de décolonisation et de l’Accord de Nouméa aurait des conséquences irréversibles sur la paix dans ce pays. Nous sommes les seuls capables de garantir la tranquillité dans ce pays. Ce ne sont pas des milliers de gendarmes qui apporteront la paix et la sérénité aux deux cent mille personnes que l’on veut nous imposer ! (Daniel GOA, 11/11/22 ; sources : LNC) »

Mais si la méthode a fait ses preuves depuis la signature de l’Accord de Matignon, elle a néanmoins tendance à s’affaiblir avec le temps. En effet, après trois référendums perdus et alors que les indépendantistes dirigent 5 collectivités sur les 6 existantes (deux provinces sur trois, le congrès, le gouvernement, le CESE et le sénat coutumier), on peut s’interroger quant à la raison qui obligerait les dirigeants kanak à mettre fin « à la tranquillité dans ce pays » en déclarant la guerre à « deux cent mille personnes » qui n’ont, pour l’heure, pas fait grand-chose pour le mériter. Reste que le président Goa a dit les termes pour expliquer comment l’Etat Français pouvait empêcher la « guerre » en Nouvelle-Calédonie. La solution trouvée est en effet très simple et il suffira (comme d’habitude) de distribuer de l’argent :

« Nous devons connaître et évaluer le contentieux colonial qui nous oppose avec l’État français. Nous demanderons réparation de ce préjudice moral, psychologique, anthropologique, économique et sociétal (Daniel GOA, 11/11/22 ; sources : Ext. discours du 53ème congrès de l’UC) »

En effet, chacun sait que toutes les collectivités gérées par les indépendantistes connaissent une détérioration de leurs finances publiques (le gouvernement local en tête), et que l’Etat est le seul acteur capable de les soutenir financièrement pour réduire le déficit des comptes sociaux et maintenir le système public calédonien à flot. Alors que les indépendantistes sont au pouvoir, la ruine de celui-ci serait du plus mauvais effet d’autant plus que les leaders du FLNKS dépendent tous de ces institutions pour assurer leur train de vie et surtout pour redistribuer à leurs administrés ou leur clientèle (pas toujours de façon très égalitaire) les recettes issues des impôts des Calédoniens et des Métropolitains.

Ça vaut cher un contentieux colonial ?

Alors que les indépendantistes boudent toutes les discussions sur l’avenir et continuent à nier les résultats des trois référendums, on peut d’ores et déjà féliciter Daniel Goa pour sa proposition, puisqu’elle a le mérite d’en être une. Alors que le terme « dette coloniale » que les indépendantistes utilisaient autrefois reste connoté, les termes « contentieux colonial » font davantage sérieux et pourraient davantage être promus dans le discours médiatique (On peut donc féliciter le professeur Mathias Chauchat s’il a suggéré cette idée à Daniel Goa ?). Car, en parlant de « contentieux », on aurait presque l’impression qu’il ne s’agit que d’une vulgaire démarche juridique et plus du tout d’un gros chèque bien rempli visant à faire accepter aux indépendantistes de signer un nouvel accord de stabilité avec l’Etat ! Pour autant, il apparait dans le discours de Daniel Goa que les indépendantistes refusent d’estimer eux-mêmes la valeur de ce mirobolant « contentieux colonial ». Iraient-ils à la pêche aux informations pour savoir combien l’Etat serait disposé à mettre sur la table ? Voire. Comme lors des discussions qui ont entouré la rédaction et la signature de l’Accord de Nouméa, les négociations entre l’Etat et les Indépendantistes auront vraisemblablement lieu en coulisse dès la visite des ministres Carenco et Darmanin et on peut estimer que le fameux « Audit sur la décolonisation », que l’Etat devra bientôt fournir aux différentes parties présentes, facilitera l’établissement du montant de la dote.  De plus, comme par le passé, le Gouvernement national n’est pas obligé de faire un chèque directement. Il peut obliger des acteurs politiques et économiques locaux à contribuer au paiement de la douloureuse. Le préalable minier de 1998 avait ainsi contraint ERAMET et la SLN à abandonner le riche massif du Koniambo ainsi que des concessions minières à la SMSP, une société passée dans les années 90 sous le contrôle des indépendantistes.

A la recherche des arguments perdus 

Lorsque vous êtes obligés de payer quelqu’un pour qu’il se tienne tranquille, c’est toujours un peu fastidieux de l’assumer ouvertement. Entre la main qui se tend et celle qui la nourrit, il existe en effet une relation particulière dans laquelle la première se méfie souvent de la seconde, attendu qu’elle est placée en situation de dépendance vis-à-vis d’elle. Et lorsque le payeur est considéré comme un étranger illégitime par le receveur, celui-ci déteste plus que tout que l’on souligne ouvertement cette relation de dépendance. C’est pourquoi, dans les mois qui viennent, l’Etat devra trouver les arguments, les thèmes et le vocabulaire idoines afin d’enrober le futur accord financier pour en faire un véritable accord politique compréhensible par le plus grand nombre et acceptable par les chefs indépendantistes. En 1988, lors de la signature de l’Accord de Matignon, si on a surtout retenu l’image de la poignée de main symbolique entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou, c’est parce que celle-ci signifiait pour tous les observateurs le retour à la paix civile. Mais s’agissant de ses conséquences, l’accord a surtout permis la création et le financement des Provinces (par l’Etat) ainsi que la « politique de rééquilibrage » à travers l’établissement de la clé de répartition. De même, en 1998, le préambule de l’Accord de Nouméa et ses envolées lyriques hostiles à la colonisation ont essentiellement servi de cache-sexe médiatique pour, d’une part, faire passer plus facilement la confiscation à la SLN du riche massif du Koniambo ainsi que les moyens de financer la construction de l’usine du Nord et, d’autre part, pour faire avaler aux Loyalistes, d’instinct hostiles à toute nouvelle décentralisation, les transferts de compétences et donc les financements de l’Etat alloués à ses derniers.

Populares et optimates 

25 ans plus tard, il semble bien qu’une fracture sépare en interne chacun des deux blocs, qu’il soit Indépendantiste ou Loyaliste. Or, celle-ci n’est pas générationnelle (pour une fois) mais c’est bien une fracture politique aux racines idéologiques. Il y a d’un côté ceux qu’on pourrait dénommer les pragmatiques, essentiellement représentés par l’UC (du Nord ?) et par la nouvelle génération d’élus Loyalistes. Les premiers et les seconds se reconnaissent en effet par la clarté (d’autres diraient la radicalité) de leurs discours, lesquels sont d’ailleurs totalement antagonistes. Pour les premiers, les trois référendums n’ont pas existé et la France doit unilatéralement déclarer l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie et financer celle-ci au titre du « contentieux colonial ». Pour les seconds, les trois référendums sont un fait politique qui maintient la Calédonie Française et qui rend caduques les dispositions du statut institutionnel actuel. En coulisse, les premiers ne savent pas trop comment négocier pour demander des sous avant d’accepter l’inévitable et les seconds redoutent de savoir combien cet inévitable va leur couter.  Car chez les Pragmatiques, ça ne veut pas vivre de « promesse », ça veut du concret.

De l’autre côté de la fracture, se trouvent ceux qu’on pourrait appeler les idéalistes. Ils se reconnaissent aisément par leur dédain vis-à-vis des sujets concrets, qu’ils estiment bassement matérialistes et par leur vocabulaire souvent très fourni. Les idéalistes ont également une appétence certaine pour l’équilibrisme et les discours à la fois flous mais savants. On peut considérer qu’ils sont majoritairement représentés par Calédonie Ensemble, chez les Loyalistes, et par le Palika, du côté Indépendantiste. Naturellement, les idéalistes – comme leur nom l’indique – s’intéressent essentiellement aux idéaux et aux concepts. Ils aiment donc beaucoup discourir. Fidèles aux conseils de Lénine (“Faites-leur avaler le mot, vous leur ferez avaler la chose…”), ils inventent sans cesse des slogans et des mots-valises pour faire avancer leurs causes réciproques ou pour faire passer la pilule du moment : « Référendum-éclairé », « Souveraineté-partagée », « Vivre-ensemble », « Destin-commun »… Et c’est la principale raison qui explique le malaise actuel de cette partie du corps politique calédonien. Car chez les Idéalistes, ça ne veut pas vivre « côte-à-côte », ça veut du rêve.

Entre rêve et réalité : concilier ou choisir ?

Concernant le dossier Calédonien, le principal problème de l’Etat est donc de trouver la réponse aux questions que se posent ces deux blocs qui semblent inconciliables : Les pragmatiques veulent du concret. Ils veulent connaitre le montant du chèque que l’Etat va devoir faire mais ils veulent aussi que l’Etat légitimise et justifie la valeur de son montant. Ils veulent savoir “combien“, “comment” et “quand” avant d’agir. Les idéalistes quant à eux veulent du rêve. Ils veulent savoir au nom de quel idéal et de quel hypothétique projet un accord serait susceptible d’être signé entre les différents partenaires. Ils veulent savoir “pourquoi“, “au nom de quoi”, et “dans quel but” avant d’agir. Pour le coup, le souci réside essentiellement dans le fait que, concernant les idéalistes, ceux-ci sont un peu à court d’inspiration ces temps-ci et aucune de leurs diverses propositions passées ou présentes n’a trouvé d’écho parmi la population, exception faite de leurs militants et électeurs respectifs. Le second problème, c’est que l’Etat n’est pas vraiment connu pour ses talents de vendeur de rêves. Enfin, le dernier problème, c’est qu’en affrontant la réalité électorale quatre fois de suite en quatre ans (au cours de trois scrutins référendaires et d’un scrutin provincial), le corps social calédonien s’est tendu face au réel. Et il y a donc peu de chance que l’inquiétude qui en résulte puisse être effacée uniquement par des rêves idéalistes. C’est pourquoi, en ce moment, les solutions concrètes sont plus que bienvenues, aussi basiques soient-elles…

Afficher la suite
Hubert B

Hubert B. a rejoint Calédosphère au tout début de l’année 2015. Enfant du pays, il a grandi à Nouméa et a ensuite bourlingué durant près de vingt ans au gré de ses envies et des hasards de la vie. Fils d’une bibliothécaire/documentaliste, il a été tour à tour enseignant, pigiste, formateur mais c’est finalement vers l’écriture qu’il a choisi de revenir. Succinct, précis, parfois laconique, si son style est volontiers direct, ses intérêts sont éclectiques et toujours tournés vers l’actualité. Sa citation favorite : « Le journaliste doit avoir le talent de ne parler que de celui des autres »

0 0 voter
Évaluation de l'article
guest
48 Commentaires
plus récents
plus anciens plus de votes
Inline Feedbacks
View all comments
Yvan La Méche
Yvan La Méche
28 novembre 2022 11:29

L’alcoolique de service n’a toujours pas pigé la leçon du TROISIÈME….
Donc la réponse est zéro, sujet non débattu.
Tant qu’à la guerre, la question est : Qui va ramasser vu que la démocratie s’est clairement exprimé ?
Amen!

Electron Libre
Electron Libre
23 novembre 2022 20:50

Ecoutez bien à partir de 02:00.

https://youtube.com/watch?v=jNnFdGoFSAY

On est en train de payer le prix de nos politiques bisounours.

Dernière modification 8 jours plus tôt par Electron Libre
ditou
ditou
23 novembre 2022 20:07

J’attends avec impatience, le jour ou le sujet du statut calédonien arrivera à l’assemblée nationale.
Je me demande si le gouvernement Macron dégainera son 49.3

LedZep4096
LedZep4096
23 novembre 2022 18:50

“De l’argent ou du plomb”.

En cette période de Mondial de Football, rions un peu : Kylian Mbappé | Kody | Le Grand Cactus https://youtu.be/w3pNKnQoX5M
On a même droit à Manu !

Naif
Naif
23 novembre 2022 09:07

De la Start up nation à la stortage nation…
https://youtu.be/76A-c2WVUFo

Electron Libre
Electron Libre
22 novembre 2022 19:27

Depuis que cet article a été publié j’ai oublié de faire quelque chose: montrer qu’il y a un passage que j’aime bien, pour la justesse de son contenu et sa façon de voir les choses: …les idéalistes. Ils se reconnaissent aisément par leur dédain vis-à-vis des sujets concrets, qu’ils estiment bassement matérialistes et par leur vocabulaire souvent très fourni. Les idéalistes ont également une appétence certaine pour l’équilibrisme et les discours à la fois flous mais savants […] les idéalistes – comme leur nom l’indique – s’intéressent essentiellement aux idéaux et aux concepts. Ils aiment donc beaucoup discourir. Fidèles aux… Lire la suite »

Inforétif
Inforétif
Répondre à   Electron Libre
23 novembre 2022 04:38

les idéalistes. Ils se reconnaissent aisément par leur dédain vis-à-vis des sujets concrets”

Sauf que dans idéaliste il y a “idée”, alors que dans complotiste, perso j’entends “autiste”.

Dernière modification 8 jours plus tôt par Inforétif
choupie
Choupie
Répondre à   Inforétif
23 novembre 2022 18:55
ditou
ditou
22 novembre 2022 14:18

“La vieille menace : « Le pognon ou la guerre »” On dirait bien, que la réponse se trouve dans le lien, ci dessous. L’Etat est sûr que c’est la guerre qu’ils vont choisir. Du coup il entreprend de récupérer des armes non signalées. Mais alors là, il rêve ce gouvernement, s’il croit que les détenteurs d’armes vont aller leur donner de plein gré ou de faire la déclaration de détention d’armes. Si cette annonce arrive maintenant, c’est qu’il y a deux hypothèse : La première c’est que le gouvernement est convaincu de la finalité de notre île. Donc le ko. La… Lire la suite »

Inforétif
Inforétif
Répondre à   ditou
22 novembre 2022 14:59

“le gouvernement français voudrait récupérer ses armes pour les offrir à l’Ukraine ainsi que les munitions qui vont avec.”

Bravo ditou, fine mouche !
J’avoue que je n’y aurais jamais songé…
Faudrait voir aussi à confisquer les bibiches de leurs enfants, avec des élastiques en chambre à air neufs, l’armée russe n’aura qu’à bien se tenir.

King Nick
King Nick
Répondre à   Inforétif
23 novembre 2022 06:16

ie ne suis pas simplement que le gros 12 pour aller aux roussettes soit efficace ! 🤣

King Nick
King Nick
Répondre à   King Nick
23 novembre 2022 06:17

Je ne suis pas sûr que le 12 pour aller aux roussettes soit efficace !
2eme cartouche

ditou
ditou
Répondre à   King Nick
23 novembre 2022 20:02

Parfois il n’est pas nécessaire de tuer, mais seulement de faire mal.
Comme les tirs aux gros sel, très fréquent à mon époque.

Amélie
Amélie
Répondre à   ditou
23 novembre 2022 21:02

C’est cela, on va envoyer du gros sel aux Ukrainiens pour faire peur aux armées russes, Wagner compris !

ditou
ditou
Répondre à   Amélie
24 novembre 2022 05:50

Amélie, tu n’es pas dans le commentaire de king Nick.
Il parle de roussette et non de l’Ukraine. Ma réponse est clair au lien de la deuxième cartouche, du gros sel.
Parfois il faut suivre les commentaires.

Amélie
Amélie
Répondre à   ditou
22 novembre 2022 18:27

Même avec 4 ou 5 armes par famille, et un chasseur en possède en général plus que cela, en imaginant toutes ces armes de chasses et quelques autres de poings, envoyées toutes en Ukraine, cela ne serait que envoyer quelques grains de gravier à la petite cuillère pour combattre des tonnes de rochers maniés à la pelleteuse ! Cela est 1)-Utopique et 2) Pas du même ordre de puissance ni de grandeur.

ditou
ditou
Répondre à   Amélie
22 novembre 2022 19:31

“on estime qu’au moins 2 millions de nos concitoyens détiendraient sans titre des armes, principalement de chasse ou issues des Première et Seconde Guerres mondiales.” Deux millions de français. Ce n’est pas 2 millions de Calédoniens, puisque le nombre d’habitants de notre île ne correspond pas à ce chiffre. Donc deux millions c’est beaucoup pour l’Ukraine surtout si tu confirmes qu’un chasseur en possède 4 à 5 fois plus. Multiplies ce chiffre par le nombre de pays européens, qui pourraient eux aussi faire ce genre d’annonce dans leur propre pays. Cà ferait énormément d’armes. N’est ce pas?. Surtout si c’est… Lire la suite »

Amélie
Amélie
Répondre à   ditou
23 novembre 2022 03:41

Qui ose penser que les détenteurs d’armes, les tireurs sportifs, les chasseurs, les collectionneurs et les personnes qui ont hérité de la pétoire du grand Papi, vont les offrir gratuitement ? Autant demander à Bobonne de donner ses bijoux et les alliances des grands parents ! Et puis on drevra aussi donner l’épée apparat du grand oncle ? Et le fleuret de compétition de la cousine? Et le lance-pierre du gamin? Et l’ arc du beau frère, aussi ? Il y a des biens inaliénables auxquels des gens (pacifiques) sont attachés et des souvenirs dont pas grand monde ne va… Lire la suite »

ditou
ditou
Répondre à   Amélie
23 novembre 2022 19:35

“Ditou , doit y penser “ Non ce n’est pas moi qui doit y penser, mais le gouvernement qui fait les lois. Moi je n’y suis pour rien dans la décision de récupération d’armes à feu. Je dis seulement que ces armes récupérées et çà, il y a des idiots qui les ramèneront aux gendarmes. On peut y compter dessus. Ceux là peuvent être fournis aux Ukrainiens. “Et puis dans 5 ans toutes ces choses offertes seront revendues au marcher noir …” Pff, il faut croire que vous ne connaissez pas déjà, les réactions des douaniers qui récupèrent les saisis. Ils… Lire la suite »

Inforétif
Inforétif
Répondre à   ditou
23 novembre 2022 04:46

“Une estimation basé sur RIEN.”

Pas comme les tiennes, alors…

ditou, tu connais la différence entre un soldat russe et un cerf calédonien ?
Le second n’a jamais de gilet pare-balles, alors que la maman du premier peut lui en avoir acheté un au prix de 3 mois de salaire.
Alors les pétoires calédoniennes …

Dernière modification 8 jours plus tôt par Inforétif
ditou
ditou
Répondre à   Inforétif
23 novembre 2022 19:57

“ tu connais la différence entre un soldat russe et un cerf calédonien ?” Ta réponse est nulle. La mienne tiens bien plus la route. En fait la différence est simple le soldat russe n’est pas sur son sur territoire lorsqu’il chasse ou est chassé, puisqu’il est en Ukraine. Le cerf calédonien lui, est chassé, mais chez lui, Donc il partage la même nationalité et territoire, que ces chasseurs Il faut dire que le cerf en Calédonie est appelé Rusa. A une lettre près ce ne serait plus une différence mais une correspondance avec le soldat Russe. Le cerf n’a pas… Lire la suite »

Voir plus dans Actualité

Top du moment

Commentaires récents

To Top