Connect with us

Calédosphère

Actualité

Les indépendantistes menacent d’un retour aux évènements pour obtenir l’argent du nickel

Le conflit autour du rachat de l’usine de Vale-NC révèle les véritables enjeux du dossier calédonien : à savoir la mainmise sur les principales ressources en nickel du territoire, lesquelles représentent un quart des réserves mondiales. Sachant parfaitement que le départ de la France et l’avènement de Kanaky entrainerait un choc de pauvreté sans précédent, le monde indépendantiste s’est donc uni pour s’accaparer par tous les moyens les grands massifs miniers du sud. Koniambo c’était l’entrée, Prony-Pernod c’est le plat de résistance et la SLN et les petits mineurs ce sera pour le dessert… La stratégie du FLNKS est simple et n’a pas changé depuis trente ans : revendiquer, menacer, provoquer, se victimiser et tout recommencer jusqu’à obtenir la mainmise sur “l’or vert“. Explications.

Si le oui l’emporte, comment je finance mon indépendance ?” Lors de la conférence de presse où ont été évoquées les conclusions du 51ème congrès de l’Union Calédonienne, et avec une candeur désarmante, Daniel Goa a posé la seule vraie question qui vaille. Après avoir promis le Grand Soir, après avoir été cherché 10 000 abstentionnistes lors du second référendum, après avoir martelé que le combat pour l’émancipation du peuple kanak passait uniquement par l’accession à la pleine souveraineté, après avoir promis à tous les partisans du Oui que la Nouvelle-Calédonie pourrait – enfin – s’épanouir une fois débarrassée de la tutelle française, le président de l’Union Calédonienne a rappelé que, en réalité, le projet indépendantiste n’était pas finançable. Pourtant, dans sa brochure de campagne officielle, le FLNKS expliquait noir sur blanc durant la dernière campagne référendaire que « le niveau de richesse de notre pays est tel que nous possédons encore des leviers fiscaux pour répondre à nos besoins de financement ». L’objectif était bien évidemment de rassurer les partisans de l’indépendance et si possible de convaincre ses adversaires. Mais, naturellement, ce n’était qu’un tissu de mensonges. Après un scrutin et une campagne électorale où l’on peut dire n’importe quoi, le réel s’impose toujours. Le porte-parole du FLNKS a donc expliqué doctement que sans le nickel, c’est-à-dire sans accès aux principaux domaines miniers, l’indépendance était mort-née :

« Si le oui l’emporte, comment je finance mon indépendance ? Je vais toujours continuer de dépendre de la France ? Il faut se donner les moyens pour le oui, et ces moyens-là, c’est d’abord notre richesse d’ici (…) Si on n’a pas la ressource minière, ça n’a pas de sens. (Daniel GOA, 11/11/20 ; sources : NC1ère) »

Chaque connaisseur du dossier calédonien le sait : huit ans après la signature de l’Accord de Matignon, le FLNKS avait accepté de différer le référendum prévu pour 1998 en échange du contrôle par les indépendantistes (via la province Nord) du massif du Koniambo, propriété de la SLN (et donc du groupe ERAMET). Le fameux « préalable minier » permettait aux indépendantistes de garder la face alors qu’ils s’apprêtaient à signer l’Accord de Nouméa, lequel actait le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France jusqu’aux trois référendums de sortie, programmés vingt ans plus tard. C’est ainsi en échange d’un massif, que Roch Wamytan (alors président du FLNKS) avait accepté de renoncer à l’avènement de la Kanaky. Les arguments des indépendantistes étaient, il est vrai, cohérents. A la fin des années 90, la Nouvelle-Calédonie n’était ni apte à l’indépendance, ni prête à affronter un autre référendum d’autodétermination : les évènements étaient trop proches dans les mémoires, le territoire n’était pas suffisamment développé et l’eau n’avait pas encore suffisamment coulé sous les ponts. En échange de ce recul, le FLNKS avait exigé du nickel, c’est-à-dire l’accès à la ressource minière, c’est-à-dire la détention de titres miniers. Le choix des indépendantistes fut d’abord porté sur le site de Tiébaghi dans le nord de la Grande Terre, puis, face au refus du PDG d’ERAMET (le gisement appartenant à la SLN), ce fut le massif du Koniambo qui fut mis dans la balance. Sous la pression de Bercy et d’un certain Dominique Strauss-Kahn alors ministre de l’économie, le gisement fut octroyé à la province Nord puis à la SMSP, une société que Jacques Lafleur avait vendu pour l’occasion aux indépendantistes. Une fois le deal conclu, il suffisait de lui adjoindre des réformes institutionnelles (création du gouvernement local, transferts de compétences, etc.), d’acter la poursuite du rééquilibrage (c’est-à-dire de confirmer dans la loi la répartition inégale des recettes fiscales à l’avantage des provinces indépendantistes) et d’enrober le tout derrière un prêchi-prêcha utopiste et irréaliste qui flatterait l’égo des indépendantistes : ce fut le fameux préambule. Les indépendantistes avaient obtenu leurs “compensations financières” au titre de la “dette coloniale”, les loyalistes pensaient qu’avec le temps cela mettrait fin à la lutte indépendantiste, tout le monde accepta et l’Accord de Nouméa fut signé dans la joie et la bonne humeur.

L’Accord de Nouméa : un contrat à 11,2 milliards de dollars

Dans son rapport annuel de 2016, la multinationale suisse GLENCORE (associée à la SMSP dans l’usine du Nord) avait évalué les réserves de nickel du massif du Koniambo à « 35,9 millions de tonnes avec une teneur en nickel supérieur à 2 % » tout en sachant que Glencore se prenait le luxe de ne pas prendre en compte 34 autres millions de tonnes supplémentaires considérées comme des minerais de « qualité moyenne » car de basse teneur… C’est ainsi qu’en comptant uniquement le minerai dont la teneur égale ou dépasse les 2% (avec un cours du nickel au LME d’une valeur moyenne sur 20 ans de 15 485$ la tonne) la valeur financière du massif du Koniambo peut-être estimée – à minima – à 11,118 milliards de dollars, soit 1 121,5 milliards de Francs CFP. L’équivalent de 110% du PIB calédonien.

C’est uniquement en échange de cette somme que les indépendantistes ont accepté de signer l’Accord de Nouméa et de « faire avec » la Nouvelle-Calédonie française jusqu’aux référendums de sortie.

Accaparée par la SMSP, elle-même détenue à 87% par la SOFINOR (l’outil économique de la province Nord), cette masse financière énorme que représente l’exploitation du massif devait être contrôlée, gérée et viabilisée par les indépendantistes afin de « financer l’indépendance ». Cependant, vingt ans après la signature de l’accord et dix ans après la mise en service de l’usine de Koniambo, celle-ci reste structurellement déficitaire tout comme l’ensemble de ses filiales, à l’exception de la SNNC Coréenne :

De plus, grâce à la consultation internationale lancée par le groupe VALE visant à trouver un repreneur pour son usine du Sud, les données financières (partielles) de la SOFINOR-SMSP ont été communiquées aux autorités calédoniennes, aux banques et à l’Etat, attendu que l’entreprise s’est positionnée comme repreneur éventuel. Or, ces données, que la rédaction de Calédosphère s’est procurée, indiquent que la SMSP a contracté une dette qualifiée « d’abyssale » par les analystes du dossier. En effet, sans argent mais avec le massif du Koniambo, la société KNS (filiale de la SMSP) avait fait payer la construction de l’usine par son partenaire la multinationale canadienne FALCOMBRIDGE (elle-même rachetée en 2006 par XSTRATA, puis par GLENCORE en 2013) en échange de 49% des parts de l’entreprise. Une opération risquée qui peut faire craindre, comme l’explique Dominique Nacci (Ph.D. University of Canberra) dans son blog, une recapitalisation de la société :

« Au 31 décembre 2018, la dette senior de KNS s’élevait à 63 milliards XPF et la dette junior à 1 091 milliards XPF, soit la fameuse dette financière de 1 154 milliards XPF (…) Le niveau d’endettement de KNS vis-à-vis de Glencore est aujourd’hui alarmant, d’autant que le dernier bilan fait clairement ressortir un report à nouveau négatif (-618 milliards XPF) nettement supérieur à la moitié du capital social de KNS s’élevant à 39 milliards XPF. La situation ayant perduré plus de deux ans l’opérateur se trouve donc, légalement, dans l’obligation de procéder à une recapitalisation (Dominique NACCI, 31/07/20 ; sources : Caledonickel)

Désormais, selon les derniers documents transmis par la SMSP à la banque Rothschild, cette dette envers GLENCORE (qui a permis à KNS de financer la construction et le maintien de l’usine) représente 1 221 milliards de Francs CFP, soit 10,18 milliards d’euros, c’est-à-dire grosso modo la valeur du massif du Koniambo :

Quant à l’actionnariat majoritaire de la province Nord au travers de la SMSP (51%), les documents transmis par GLENCORE démontrent que la multinationale suisse considère la SMSP comme un « non-controlling interest » (en français « un intérêt minoritaire »), c’est-à-dire comme un actionnaire minoritaire n’ayant pas voix au chapitre sur le contrôle et les décisions prises par l’entreprise. En cause : la dette énorme contractée par la SMSP vis-à-vis de GLENCORE. Preuve que dans la grande finance comme dans la plus petite des PME, les choses sont toujours les mêmes : c’est celui qui paie qui commande.

Nonobstant l’impossibilité pour le groupe SMSP-SOFINOR de financer l’achat de l’usine du Sud (afin de prendre le contrôle du domaine minier qu’elle exploite), cette affaire révèle surtout que le bras armé de la province Nord ne rapporte aucun dividende à la collectivité indépendantiste mais, en revanche, qu’elle lui coûte toujours plus cher chaque année. Ainsi, à part les 104 millions de francs versés en 2019 à la SMSP par sa filiale coréenne SNNC, depuis l’origine, la structure n’a versé aucun dividende à son actionnaire public. Et pour cause puisqu’elle reste déficitaire :

Ainsi, s’agissant des fameux dividendes qui seraient (un jour prochain) perçus par la province Nord (lesquels sont censés à terme « financer l’indépendance ») un simple comparatif des derniers budgets de la collectivité indépendantiste démontre que celle-ci a de moins en moins de ressources financières utilisables pour ses différentes politiques publiques. Alors que son budget avoisinait les 49 milliards de francs en 2015 (Cf. rapport de la cour des comptes ROD n° 2017-0003/NC du 9 mars 2017), il a sans cesse diminué les années suivantes pour atteindre les 44,96 milliards de francs en 2019. De plus, la cour des comptes rappelait dernièrement que la capacité d’investissement de la province Nord était passée de 11,559 milliards de francs en 2012 à… 0 francs depuis 2015, la collectivité ayant dépensé toutes ses réserves. Or, dans le même temps, confrontée aux difficultés financières de la SOFINOR-SMSP, la province a dû verser à celle-ci 5,28 milliards de francs (sous forme d’un prêt contracté le 21 décembre 2016) pour faire face à la baisse des cours du nickel. Autrement dit : pour l’heure, l’exploitation du massif du Koniambo a beaucoup couté à la province Nord mais n’a rien rapporté dans ses caisses. La conclusion qui s’impose vingt ans après la cession du massif du Koniambo est sans appel : si l’outil métallurgique n’est pas à remettre en cause, ce n’est pas avec l’usine du Nord que les indépendantistes pourront financer l’indépendance et éviter le choc de pauvreté que celle-ci entrainerait.

Et c’est pour cette raison que, maintenant, le FLNKS demande d’autres gisements : en l’occurrence ceux exploités par Vale-NC (correspondant à 60 concessions minières dont la mine de Goro) et, bientôt, celui de Prony-Pernod, situé dans le sud de la Grande Terre.  

Mettre le bordel et faire chanter l’Etat 

Il faut donc bien comprendre que les indépendantistes se fichent comme de leur dernière chemise de la capacité financière du groupe SOFINOR-SMSP à racheter Vale-NC. Les données comptables ne les intéressent pas puisque le sujet est, pour eux, politique et non économique. A court terme, l’objectif des indépendantistes est double : tout d’abord il s’agit d’empêcher n’importe quel repreneur étranger, autre que les suisses de GLENCORE et les Corréens de POSCO (avec qui la SMSP est associée au travers de la NMC et de la SNNC Co Ltd) de racheter l’usine du sud. Ensuite, une fois l’usine en sommeil ou dans l’incapacité de fonctionner correctement et face à une probable absence de repreneurs, ils exigeront de l’Etat qu’il octroie l’usine de Vale et son domaine minier au groupe SOFINOR-SMSP, quitte à ce que l’Etat paie lui-même la facture et les frais de dédommagement au groupe brésilien en partance…  Comme toujours avec la frange la plus radicale des indépendantistes, pour arriver à leur objectif, tous les coups seront bons et plus particulièrement ceux permettant d’effrayer la population, les salariés de l’usine et surtout les éventuels repreneurs internationaux. Il faudra donc, pour une partie du monde indépendantiste, créer le maximum de bordel possible dans les semaines et les mois à venir : blocages, menaces, ultimatums, provocations, sabotage des centres miniers, etc. Sachant que parmi les meneurs et les agitateurs officiant pour le compte de la SMSP et des coutumiers du sud, se trouvent les personnalités les plus controversés de la sphère indépendantiste (parmi lesquels les repris de justice Anthony Lecren ou encore Roger Noraro…), on imagine très bien quelles seront les méthodes que ces gens-là comptent utiliser pour arriver à leur fin.

Coucou Dang !

Quant au milliardaire André Dang (le président du Conseil d’Administration de la SMSP qui gère dans la plus grande discrétion toute cette petite affaire) son intérêt est lui-aussi double. D’une part, il y trouve un intérêt politique puisque l’obtention des titres miniers du grand sud est une pierre de plus à rajouter à sa « stratégie nickel » laquelle considère que l’ensemble du domaine minier calédonien doit, à terme, revenir à son entreprise et donc à la province Nord. D’autre part, il y trouve un intérêt financier évident, attendu qu’il détient à titre personnel 39 806 actions de la SMSP, lesquelles correspondent à 8% de la multinationale (via la SC André Dang). Car si la province Nord et les Calédoniens peuvent attendre longtemps les « retombées pays » des dividendes de l’usine du nord, en revanche, pour le groupe Dang, l’opération apparait jusqu’ici plus que profitable, le consortium ayant au cours des quarante dernières années mis la main sur la SMSP, la SIAP (groupe TOYOTA), Ouaco Sarl, Delco Distribution, Nord Motors, Motor Import ou encore Royal Motors…. Cela dit, étant donné qu’André Dang privilégie les intérêts indépendantistes et combat depuis toujours les intérêts français sur le territoire, il est perçu et célébré – notamment par l’ensemble des médias locaux – comme un milliardaire honnête, sympa et humaniste alors que les autres hommes d’affaires ayant fait fortune en Nouvelle-Calédonie sont bien évidemment tous décrits comme des exploiteurs et des gens malhonnêtes ou cupides…

C’est combien que ça coûte pour un nouvel accord ?

En définitive, suite au second référendum, les indépendantistes souhaitent profiter du départ de VALE pour obtenir les gisements sur lesquels repose l’usine du Sud. Et, bien que ceux-ci appartiennent à la collectivité publique (puisqu’ils sont la propriété de la province Sud qui octroie les concessions aux différents opérateurs miniers), les indépendantistes considèrent que seule la province Nord devrait en avoir la propriété, attendu que cette collectivité est et restera majoritairement indépendantiste (contrairement à la province Sud peuplée à 80% par des loyalistes). Le terme « usine-pays » est donc un mot-valise issu de la novlangue indépendantiste qui signifie en vérité « usine contrôlée par les indépendantistes », raison pour laquelle seul le FLNKS et ses affidés soutiennent et soutiendront l’offre de SOFINOR-SMSP… Quoi qu’il en soit, les différentes déclarations du président de l’Union Calédonienne posent problème. En effet, d’un côté, Daniel Goa rejette toute discussion avec les Loyalistes et l’Etat sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie si les échanges ne reposent pas sur le principe d’indépendance, et d’un autre côté, l’Union Calédonienne refuse désormais toute discussion si le groupe SOFINOR-SMSP n’obtient pas les gisements de Vale. Autrement dit, si l’on suit la logique de Daniel Goa (elle-même soutenue par le FLNKS), pour que les indépendantistes acceptent de se mettre autour d’une table avec l’Etat et les Loyalistes, il faudrait d’abord que ces derniers cèdent les gisements de nickel de la province Sud à la SMSP et qu’ils renoncent à la Calédonie Française. Vaste programme.

L’offre alléchante du FLNKS étant liée à des menaces voilées de retour aux évènements, le prix à payer pour les éviter correspond ni plus ni moins à la valeur du massif de Goro. Reste à déterminer combien vaut-il exactement : 10 milliards de dollars ? 20 milliards de dollars ? Voire. En tout cas, cela confirme que lorsque vous parlez à un indépendantiste qui exige quelque chose au titre du « combat pour la dignité », il n’y a en définitive qu’une seule question à lui poser : c’est combien ?

Afficher la suite
Hubert B

Hubert B. a rejoint Calédosphère au tout début de l’année 2015. Enfant du pays, il a grandi à Nouméa et a ensuite bourlingué durant près de vingt ans au gré de ses envies et des hasards de la vie. Fils d’une bibliothécaire/documentaliste, il a été tour à tour enseignant, pigiste, formateur mais c’est finalement vers l’écriture qu’il a choisi de revenir. Succinct, précis, parfois laconique, si son style est volontiers direct, ses intérêts sont éclectiques et toujours tournés vers l’actualité. Sa citation favorite : « Le journaliste doit avoir le talent de ne parler que de celui des autres »

[upme_login]

guest
63 Commentaires
plus récents
plus anciens plus de votes
Inline Feedbacks
View all comments
LedZep

Cette fois-ci nous y sommes au bout du bout « d’une autonomie élargie ». Certes, il y a cette période référendaire et la situation sanitaire mondiale liée à la Covid-19 qui ne prédisposent pas à dynamiser une économie insulaire brinquebalante en tout cas, il n’y a même plus de quoi financer notre « dépendance » vis-à-vis de la Métropole. Les paroles de Daniel tout juste prononcées au sujet du futur financement de sa Kanaky libre, souveraine (et interdépendante avec je ne sais trop qui) déjà, plus d’actualité. Selon Actu.nc (https://actu.nc/2020/11/24/le-budget-2021-ne-sera-pas-vote-cette-annee/) « Le budget 2021 ne sera pas voté cette année… Lire la suite »

metro

C est le moment d acheter de l immobilier en NC il y a un nombre tres important de biens á vendre, avec chute des prix. Pourquoi les gens vendent ils? Ils n ont pas confiance en cas d independance? Je ne comprends pas, les independantistes passent leur temps á faire croire que cela ne changera rien en cas de oui. Tout le monde a sa place en Kanaky. Pourquoi les metros doutent ils?

Amélie

La SLN dans le même viseur que Vale NC!!!
Afin de marquer son soutien à la mobilisation de l’Ican et du collectif « Usine du Sud = usine pays », le collectif Cöö mê Xuawïi indique avoir « fermé le chargement des sites miniers SLN de Thio ce jour depuis minuit »

Ils veulent le beurre ( cet oripau colonialiste bien beurré pour eux) , l’ argent du beurre et la tartine gratuits, et pour quoi ? Pour les dilapider et les refiler à la Chine qui attend que les fruits tombent

XYY

Amélie.
“Ils veulent le beurre ( cet oripau colonialiste bien beurré pour eux) , l’ argent du beurre et la tartine gratuits”.
Dans cette liste, il manque le beurrier…

Paul

Cela fait 4 ans que l’imobilier périclite, qui va investir dans ce foutoir entre routes bloquées ( Saint Louis !!! Bonjour le prix des bien coté Mont dore, bradés ) et impossibilité de voyager? Plus incertitude sur la sécurité et le passeport! Mais cette fois ci comme personne ne croit en un redressement même dans 10 ans, ça vaut pas le coup d’acheter à bas prix, il n ‘y a pas d’espoir de revente à haut prix dans 15 ans…

JFG

Mais c est ça aussi. Et puis leur projet de société est tellement attrayant qu ils devraient accepter que tout le monde puisse voter pour que le oui soit plébiscité.
Et pendant ce temps une trentaine de peignes culs anarchos-islamos-kanakos-marxistes a manifesté à Paris devant le bureau de Vale. Tous ces soutiens prestigieux, ça donne encore plus envie et nous donne une petite idée du monde merveilleux qu ils nous préparent.

LedZep

@JFG “Et pendant ce temps une trentaine de peignes culs anarchos-islamos-kanakos-marxistes a manifesté à Paris devant le bureau de Vale.“. J’allais juste m’atteler sur cet évènement ! Tu es un peu généreux sur ce chiffre d’une trentaine. Au vu de la photo publiée par NCNews, quelque peu clairsemée la manifestation Parisienne “Usine du Sud Usine Pays”. http://static.shapper.net/657/202011/657-631-542831f8f926ff13df46c77929f528aa.jpg http://www.ncnews.nc/lactu-a-chaud/novembre-2020/25112020—economie-politique-societe-faits-divers “MOBILISATION : Des sympathisants parisiens du collectif « Usine du Sud = Usine pays » se sont déplacés la nuit dernière au siège social du groupe VALE avec des banderoles où l’on pouvait lire « Non au pillage du nickel » ou… Lire la suite »

Amélie

La force des méchants se gonfle de la faiblesse des bons Ce dicton moyenageux est quelque peu rude mais le problème de la démocratie et de sa recherche de justice ( rien n’ est parfait, certes, mais à ce jour l’humanité n’a pas trouvé mieux que la démocratie) c’est qu’elle ne peut pas , ne veut pas, ne doit pas riposter avec autant de véhémence violente que les terroristes , que les malfrats, que les provocateurs et réfutateurs du comportement démoctratique le font (accusateurs qui en fait sont ignorants de la vie répressive en pays réellment non démocratiques ( rappels… Lire la suite »

Mister Eric

Amélie : La force des méchants se gonfle de la faiblesse des bons. Cette phrase trouve surtout tout son sens en France métropolitaine et le contexte qui y règne depuis 2015. C’est aussi la grande leçon d’Histoire que l’abominable Hitler a donné aux Européens*, mais elle n’a pas été retenue ; plus vous êtes gentil avec votre ennemi pour croire l’apaiser, plus il s’enhardit…. Pour finir, j’ai vu il y a quelques années (sur photo) un membre d’un gang qui avait un tatouage “Only the Wrong Survive”. Ce contenu m’avait interpellé mais tout en restant dans le flou et je… Lire la suite »

Amélie

“Les populations kanak tentent de construire un pays débarrassé des affres et des oripeaux de la dépendance coloniale. » Cest que dit Goa pour justifier que les richesses minières, industrielles et portuaires du Sud ( Goro, Vale) soient raflées par une entité en faillite (et non solbale de Nord), qui plus est cela est certain que ces richesses péricliteraint rapidement sous la gestion dilapidaire des affaires (toutes en redressement judiciaires) de Nord. A quand toutes la coté Ouest sera-t-elle des oripaux dont il faut se débarrasser? La SLN? les hopitaux aussi? Les petites boites privées qui s’échinent à tourner ?… Lire la suite »

metro

D apres vous? En cas d independance, que se passera t il pour les proprietes privees et les societes privees. On a un bon exemple sous les yeux en ce moment

LedZep

@Amélie « Les populations kanakes tentent de construire un pays débarrassé des affres et des oripeaux de la dépendance coloniale. “. Cette “pompeuse” déclaration de Daniel Goa est très révélatrice de la pensée indépendantiste. Totalement imprégnée de la doctrine tiers-mondiste des années de l’après seconde guerre mondiale. Qui peut, en toute honnêteté intellectuelle, affirmer que la situation politique, économique et sociale de la Nouvelle-Calédonie de 2020 est identique à celle qui prévalait au lendemain de la seconde guerre mondiale. Comment oser affirmer que nous sommes encore « au temps béni des colonies » en NC. Des inégalités sociales, il y… Lire la suite »

LedZep

En complément de mon humble commentaire du 22 novembre 2020 18:07, sur la question existentielle qui hante “l’esprit” de Daniel :

« Si le oui l’emporte, comment je finance mon indépendance ? Je vais toujours continuer de dépendre de la France ? Il faut se donner les moyens pour le oui, et ces moyens-là, c’est d’abord notre richesse d’ici (…) Si on n’a pas la ressource minière, ça n’a pas de sens. (Daniel GOA, 11/11/20 ; sources : NC1ère) ».

N’oublions-pas la France qui paye.
Le rapport annuel de l’action de l’Etat en Nouvelle-Calédonie, exercice 2019 : http://www.nouvelle-caledonie.gouv.fr/content/download/7034/54777/file/Rapport%20annuel%20d'activit%C3%A9%202019.pdf

https://www.youtube.com/watch?v=kzz3CBCC6Ho

Né ici meurt ici

Pourquoi la sofinor ne parle telle pas de la décision qui seras prise en décembre sur le devenir de l’usine du Nord

XXX

@5ème Km itou – Mais encore sur la décision de décembre ?

LedZep

« Si le oui l’emporte, comment je finance mon indépendance ? Je vais toujours continuer de dépendre de la France ? Il faut se donner les moyens pour le oui, et ces moyens-là, c’est d’abord notre richesse d’ici (…) Si on n’a pas la ressource minière, ça n’a pas de sens. (Daniel GOA, 11/11/20 ; sources : NC1ère) ». Au vu de ce qui se passe dans le “Monde du Nickel”, je pense que Daniel ne se pose pas la bonne question. Ce n’est pas son indépendance qu’il devra financer en cas d’accès à la « souveraineté » mais, son… Lire la suite »

Pierre

Excellente analyse, la Calédoninie à force de mettre tous les batons dans les roues imaginables à la SLN et à Vale NC a fait fuir les investisseurs et tous les yeux sont tournés vers l’Indonésie qui prend le lead du nickel, à force de bâches bleues pour un oui pou un non, de prétextes environnemtnaux qui n’étaient que des prétetxes, de refus, le tracasseries administratives entre deux grèves, entre deux demandes de compensations pour tout et pour rien , la Calédonie a tué sa poule aux oeufs de nickel et le projet Nord quant à lui, malgré toutes la propagande… Lire la suite »

Voir plus dans Actualité

Tendances

Les derniers comm’s

To Top