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Indépendance : « non merci » et « au revoir »

Trente ans après la signature des premiers accords, les Calédoniens s’apprêtent à voter dimanche dans le calme pour décider s’ils souhaitent ou non rester au sein de la République. Au-delà de la victoire évidente du non à l’indépendance, cette étape marque la fin d’une époque, mais aussi d’un cycle institutionnel et politique commencé bien avant Matignon. 1853-2018, un peu d’histoire pour se projeter…

Les indépendantistes ont raison lorsqu’ils affirment que la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France en 1853 était unilatérale. Le second empire de Napoléon III n’ayant demandé l’autorisation à personne pour planter le drapeau tricolore à Ballade et faire de l’archipel une terre pénitentiaire d’abord, coloniale ensuite. Autre temps, autres mœurs. Mais depuis lors, une seule fois les Calédoniens ont été consultés pour savoir s’ils souhaitaient continuer à faire partie de l’ensemble français : c’était en 1958. Car la question qui portait sur l’acceptation de la constitution de la Vème République par les citoyens entrainait de facto la mise en route de la « communauté française » dans laquelle la Nouvelle-Calédonie devait trouver une place à sa mesure. Le référendum n’avait alors été boycotté par personne (sauf en Algérie à l’appel du FLN) et à 98,12%, les électeurs calédoniens l’ont très massivement approuvé. La forte participation de l’époque (76,86%) était dû à la mobilisation active des électeurs kanaks qui avaient, il est vrai, obtenu le droit de vote 13 ans plus tôt au sortir de la guerre, tout comme les femmes d’ailleurs. On oublie trop souvent en effet que toutes les femmes françaises n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1945 (merci de Gaulle !), la conséquence étant que les femmes kanakes votaient pour la première fois en même temps que leurs compatriotes féminines de métropoles et de tous les outremers.

Minoritaire chez soi

Mais après 1958, d’importants bouleversements économiques et démographiques (liés en grande partie au boom du nickel) ont eu un énorme impact, lequel a été ressenti comme un drame par la population kanake : celle-ci est, très rapidement, devenue minoritaire dans son propre pays. Il faut en effet regarder avec intérêt les photographies des dirigeants de l’Union Calédonienne des années 50 (lorsqu’ils n’étaient pas indépendantistes) pour comprendre les choses. Ce parti politique issu de la fusion de l’UICALO de Rock Pidjot (d’inspiration catholique) et de l’AICLF de Doui Wetta (d’inspiration protestante) ne prônait pas à cette époque l’indépendance pour la simple et bonne raison que les kanaks étaient les plus nombreux parmi la population et qu’ils étaient bien représentés dans les institutions (mais pas dans le monde économique il est vrai, constat qui perdure encore aujourd’hui tout comme dans les Antilles française…). Or, comme le rappelle le grand géographe Christophe Guilluy, « personne ne veut être minoritaire chez soi ». La revendication indépendantiste, d’abord idéologique et contestataire, puis armée et révolutionnaire, trouve là ses origines et sa raison d’être : celle des peuples qui se sentent minorés et qui ne veulent pas disparaitre et qui sont prêts à se battre pour l’empêcher. C’est ainsi que si on prend suffisamment de recul sur les évènements qui ont suivi (sans mauvais jeu de mot), on s’aperçoit qu’ayant perdu la guerre (les évènements étaient une guerre civile) et ayant échoué à inverser le processus démographique (les populations diverses arrivées au fil du temps sur le territoire avaient fait souche et ne voulaient pas partir), les leaders indépendantistes n’ont plus eu d’autre choix, après Ouvéa, que de négocier âprement une place à part dans la société calédonienne pour les personnes d’origine kanake. Identité, défense du mode de vie et des traditions, rééquilibrage économique, droit coutumier, place de la politique culturelle essentiellement focalisée sur la culture kanake, etc… ces avancées obtenues par le « bloc indépendantiste » sont simplement un pis-aller à la grande affaire qui préoccupe les vieux leaders du FLNKS : le fait d’être minoritaire chez soi. C’est dans ce temps-là démographique que nous nous trouvons et qu’a grandi la majorité des habitants de la Nouvelle-Calédonie d’aujourd’hui.

L’abandon du « grand rêve kanak »

Cependant, les choses sont ainsi faites que, désormais, la population kanake ne représente « que » 39,3% de la population totale de la Nouvelle-Calédonie (chiffre ISEE, 2014). C’est pour cette raison que les thèmes de l’immigration métropolitaine (mais pas que), du droit de vote et de l’emploi local sont si prégnants dans les discours indépendantistes, notamment de la part de l’Union Calédonienne. Ce parti, contrairement au Palika, n’a en effet toujours pas accepté cette situation. On a pu au cours de cette campagne l’observer lorsque Roch Wamytan s’est emporté, avec une grande mauvaise foi, contre les chiffres du recensement et des listes électorales. Car l’ancien président du FLNKS vit encore avec le logiciel de ces aïeux, issu des années 70. Il refuse, comme beaucoup d’autres au sein de son mouvement, d’accepter que le peuple calédonien ne soit pas majoritairement kanak. C’est ainsi que dans l’un des clips de la campagne officielle pour le référendum, des militants de l’UC tentent de convaincre (avec difficulté) les électeurs loyalistes que « la nation kanaky sera multiculturelle » tout en prononçant le mot « kanak » 16 fois en deux minutes (soit une fois toutes les 7 secondes) tout en oubliant d’évoquer les communautés européennes ou bien asiatiques, il est vrai farouchement non-indépendantistes… Essayant de rassurer les non-kanaks en expliquant que le peuple kanak comprendrait toutes les communautés, ils affirment « en même temps » (c’est à la mode !) que les autres communautés seront « à ses côtés » en cas d’indépendance. Mais comment faire partie d’une entité en étant à côté d’elle ? Cette question, certains leaders de l’UC devront un jour y répondre, car le peuple y a répondu depuis longtemps et il le prouvera dimanche dans ses profondeurs. Alors que le Palika a fait sien (du moins dans les mots), l’expression « peuple calédonien », l’Union Calédonienne – reconstruite sur la revendication identitaire et communautaire kanake – peine à accepter ce qu’elle juge inacceptable, c’est-à-dire comme l’avait expliqué Nidoïsh Naisseline après la signature de la l’Accord de Nouméa, l’abandon du « grand rêve » kanak :

« Les accords de Matignon, comme ceux de Nouméa, signifient l’abandon d’un grand rêve : le rêve Kanak, (…) le rêve d’un pays à nous tout seuls. (…). Nous avons choisi de partager ce pays avec tous les citoyens de ce pays (…). Nous l’avons choisi et nous assumerons ce choix (Nidoïsh Naisseline) »

Non merci et Au revoir

Si comme tous les observateurs le pressentent et comme le pense l’auteur de ces lignes, plus des deux-tiers des Calédoniens se montrent dimanche 4 novembre opposés à l’indépendance et si les scores du « OUI » sont faibles sur les îles, dans le nord et parmi les femmes, alors cela prouvera qu’une partie importante de la population kanake a fait sienne la pensée de Nidoïsh Naisseline (pour que le NON à l’indépendance soit « massif » comme le prônent certains, il faut et il suffit que la communauté kanake soit très partagée sur le choix de son vote). Un résultat avoisinant ou dépassant les deux-tiers signifiera donc simplement qu’une majorité de calédoniens admet que le pays soit tel qu’il est et que de nombreux kanaks ont accepté de passer d’un chimérique « rêve kanak » à un hypothétique mais plus enviable « rêve calédonien ». Parce que, comme le disait un grand homme « il n’y a pas de politique qui vaille en dehors du principe de réalité », le vote de ce dimanche marquera la fin d’une idéologie, qui a certes ses noblesses et sa légitimité, mais qui a constamment fait fi du pays réel et de l’intérêt général et des espoirs du plus grand nombre. Et parce que toute défaite idéologique s’accompagne immanquablement de défaites politiques et électorales, celles et ceux qui, depuis quarante ans, ont bâti leur carrière et leur place sur le clivage indépendantisme/non-indépendantisme vont, dans les années qui viennent, péricliter puis disparaitre. Dans un instinct de fulgurance qui ne lui ressemble pas, le sénateur Pierre Frogier a d’ailleurs récemment découvert la chose chez ses adversaires indépendantistes :

« Il y a la base et puis il y a les chefs, il y a les élus qui vivent de la revendication indépendantiste depuis près de 30 ans maintenant, au chaud, en se disant ça va continuer toute la vie, et comme ça on peut s’organiser tranquillement une carrière professionnelle en profitant de la revendication indépendantiste (Pierre FROGIER, 30/10/18 ; sources : RRB) »

La poutre et l’œil. Disant cela, le président de l’ex-RPCR et signataire des accords passés n’a pas réalisé qu’il dressait également un autoportrait saisissant de sa propre carrière politique personnelle (mais aussi celle de beaucoup d’autres au sein du paysage politique local). Ainsi, celui qui a occupé tous les postes à responsabilité depuis ces trente dernières années (maire, député, sénateur, président de la province sud, président du congrès, président du gouvernement, etc.) et qui se réveille aujourd’hui, a en effet bâti son parcours et s’est fait élire uniquement sur le thème de l’anti-indépendance. Aucun Calédonien n’étant capable, après trois décennies de ses mandats, de citer une seule réforme à son crédit, il est peu probable qu’une fois le référendum passé et l’entrée dans une ère nouvelle post-accord, le peuple calédonien veuille encore avoir à faire avec ceux qui ont surfé et surtout profité « de la revendication indépendantiste » dans le seul et unique but de se maintenir au pouvoir. Car dimanche prochain, les électeurs et les électrices Calédoniens ne diront pas que « non merci » à l’indépendance. Ils diront aussi « au revoir » à celles et ceux qui ont fait de ce sujet l’alpha et l’oméga de la vie politique locale afin, confortablement et « au chaud », de ne pas avoir à réaliser ce que les élus sont censés faire au quotidien : à savoir améliorer la vie de leurs concitoyens.

Lundi prochain, après le vote, il va falloir nous proposer mieux que « Kanaky ! Kanaky ! Kanaky ! » ou que « France ! France ! France ! ». Lundi prochain, il va falloir bosser. Mais qui y est prêt ?

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Mister Eric

À méditer https://www.contrepoints.org/2018/12/26/333262-les-4-facteurs-expliquant-la-faible-competitivite-de-lafrique

Ce qui est vrai ailleurs ne peut qu’être vrai ici.

Et j’ajoute : comme quoi le discours selon lequel si l’Afrique est pauvre c’est parce que la colonisation a pillé les richesses n’est qu’un argument éculé de gauchistes anti-colonialistes primaires.

Alikantitra

Mister Eric : “Ce qui est vrai ailleurs ne peut qu’être vrai ici.”

Faut nuancer.
Par exemple, ce genre de contexte est difficilement transposable :
http://demainlecongo.kazeo.com/la-face-cachee-du-forum-pour-la-consolidation-de-la-paix-au-congo-braz-a122217742

Il est question dans le texte d’une “fausse note inattendue”, voici la vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=u7MrHbW_TJg
et en version courte sous-titrée :
https://www.youtube.com/watch?v=e-FcpZd2Aik

Mais avant qu’il y ait une diaspora kanak importante en Zoreillie, il en sera passé des crues sous la passerelle Marguerite.

NOUMEA
NOUMEA

CACHEZ-MOI CE DRAPEAU QUE JE NE SAURAIS VOIR !
CA SUFFIT COMME CA !!!

serpentar
serpentar

57%/43% C’est la victoire d’une poussée déterminante de l’électorat indépendantiste sur le chemin de son émancipation. Encore une fois les résultats d’un scrutin politique a fait la nique aux différents instituts de sondage qui ont très largement pronostiquer le NON à plus de 70%. Apres ce résultat je vois mal les indépendantistes renoncer aux deux exercices de même nature d’ici 2022. Par contre le camp loyaliste vu les mines dépitées et défaites des interlocuteurs apparentés sur la scène médiatique par rapport à ce résultat catastrophique ; ben j’ai envie de paraphraser Aloi Sako dans sa répartie aphoristique sur un légume… Lire la suite »

Eric

Serpentar, Si on peut en effet remarquer qu’on est en dessous des sondages qui annonçaient du 63-66%, et pas du 70%. Il est vrai que que 56 ou 57% ça peut paraître un peu faible… Sauf qu’au lendemain du jour où le corps électoral a été figé, on ne pouvait pas espérer mieux qu’un 52-55% pour le camp loyaliste… Alors si en effet ce résultat peut apparaître comme une surprise, il est en fait légèrement plus haut que ce qu’il aurait du être pour le camp loyaliste… En conclusion, même si ce n’est pas le sentiment qui se dégage, c’est… Lire la suite »

serpentar
serpentar

un peu comme la langouste … non ?

XYY
XYY

Serpentar. Franchement, vous n’auriez pas du sortir de Poudlard. Et petite information, le cèpe ça se mange, ça se fume pas (D’après un de mes potes audois, la saison a été fabuleuse). “Le résultat est quand même sans appel”. La majorité pour le NON, en effet. Et partout ailleurs que sur cette bande de terre, un score de 56% serait qualifié d’écrasant. Voir le score de votre pote Bolsonaro. “la capitale autrefois appelée Nouméa la blanche.” La première fois que j’ai rencontré cette expression, c’était dans Paris-Match, lors des événements. Et je suppose que c’était en rappel d’Alger la Blanche.… Lire la suite »

Roma
Roma

Pour ta remarque sur les affairistes oligarchiques qui profitent des subsides de l’Etat français pour investir en Australie, tu es au courant que c’est exactement ce que Roch Wamytan fait?

Claude RECLOUX
Claude RECLOUX

EXCELLENT Article à lire et relire jusqu’au bout !

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Terre de Parole, Terre de PARTAGE !

Voici le Drapeau COMMUN (Imposé par les Accords de Nouméa, dont plus AUCUN politique NE parle… Laissant entendre qu’ils seraient prêt à accepter celui du FLNKS pour l’ENSEMBLE des différentes composantes ethniques qui composent la NOUVELLE-KANAKY…
CALÉDONIE appartenant au passé Colonial, la nouvelle appellation serait un Geste fort vis à vis du Peuple premier !)

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Concernant le Drapeau COMMUN :
Voici de mes XV Propositions, celui qui arrive en tête depuis plusieurs années :

_______comment image?_nc_cat=108&_nc_ht=scontent.fnou1-1.fna&oh=c735e889f7240bc8e13d57e381d369f4&oe=5C80FEDA

LedZep
LedZep

@Claude RECLOUX
Je ne sais pas si je suis le seul, impossible de télécharger l’image. Pourriez-vous “reformuler” le lien SVP.
Le message qui apparaît lorsque je clique sur le lien:
“The requested content cannot be loaded.
No image found.”.

Alikantitra

Un petit détail me chagrine. Si à plusieurs reprises, dans les spots de la campagne sur NC1ère, j’ai entendu les militants des deux bords parler d’une nécessaire amélioration de l’enseignement, et, en particulier côté indépendantistes, du nécessaire renforcement de l’enseignement “des langues”, je n’en ai entendu aucun aligner plus de cinq ou six mots dans l’une des langues mélanésiennes (quelques phrases en wallisien ou futunien, pas plus). J’espère quand même que dans les réunions “de terrain” (un peu pénible le long défilé des réunions dans l’un des spots de CE), “les langues” ont été davantage utilisées. Qu’en a-t-il été à… Lire la suite »

Crabe de cocotier
Crabe de cocotier

Ce qui me fait marrer dans le clip vidéo des indépendantistes, c’est l’appel aux calédoniens de souche à les rejoindre pour le oui à l’indépendance. Ce n’est pas que j’aime particulièrement la france, vu le bordel actuel, et que c’est la france qui a envoyé mes ancêtres au bagne dans des conditions digne de crimes contre l’humanité, qui leur a coupé tout liens familiaux et interdit de retourner chez eux à l’issue de leur peine ( on oublie pas) pour des peccadilles. Non, je voterai non, uniquement parce que les kanaks sont des racistes. Ils se détestent entre le nord… Lire la suite »

Alikantitra

Crabe de cocotier : “… au bagne dans des conditions dignes de … coupé tout liens familiaux et interdit de retourner … pour des peccadilles.” Le Crabe, on a déjà eu cette discussion. Oui pour les conditions inhumaines (selon les critères actuels) de transport, de détention, de travail, et de “doublage”. Mais non pour les “pécadilles”. A ma connaissance, les seuls délinquants légers étaient les relégués, des multirécidivistes (même si les juges chargeaient la barque à coup de 3 mois). Et quelques uns des “chanceux” envoyés à la Nouvelle ont fait souche de notables, à la différence de ceux qui… Lire la suite »

Clark
Clark

Complètement d’accord pour les “peccadilles”… Il y avait des assassins, des violeurs, des voleurs récidivistes.

Faut pas généraliser le “bagnard voleur de pommes”: c’est un mensonge.

Alikantitra

Clark : “Il y avait des assassins, des violeurs, des voleurs récidivistes.”

En toute objectivité, Clark, le gros des convois était composé de voleurs et d’agresseurs souvent récidivistes, et souvent violents (jusqu’à l’homicide).
Mais la relégation était source d’abus.
Pour les assassins, il y avait la guillotine.
Pour les violeurs, il y avait souvent des “circonstances atténuantes” (les jurés étaient tous des hommes).

jose Paldir
jose Paldir

Meuh non
y avait des faussaire aussi.et puis vu à ma TV un bouraillais d’origine arabe avec son fils muni d’une énorme pétoire disant q u’il était là parce que son arrière grand père avait volé un morceau de pain et que il était chez lui, donc il ne repartirait pas et se défendrait le cas échéant,un arabe colonialiste …c’est fou quand on on y pense -:)))))))))))
Abdelaziz risquerait de nous faire une crise cardiaque ,ce qui lui éviterait d’être la seule momie réélue l’an prochain
le télécospage de l histoire produit des choses bien curieuses

Alikantitra

José Paldir : “y avait des faussaire aussi.”

José, la fausse monnaie est un crime contre l’état.
Ça coûte moins cher de tuer son responsable hiérarchique ou un contradicteur, même en y mettant un certain raffinement.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57837660/f30.image
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=21E162F805AEC70C1A73DCF518FEB660.tplgfr36s_3?idSectionTA=LEGISCTA000006149855&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20090513

Pandora
Pandora

Clark a dû comprendre mon allusion

Inforétif

“un arabe colonialiste …c’est fou quand on on y pense ”

Dis pas ça aux berbères de toute l’Afrique du Nord ni aux Espagnols…
Ni même, de nos jours, aux originaires du Sahara Occidental, envahis et colonisés par le royaume marocain.

jose Paldir
jose Paldir

cette réflexion était liée à l’actualité Française ou , nos algeriens français se présentent comme des victimes de la colonisation et de l’autre côte l’enfoiré de Boutlefika passe son temps à réclamer des réparations des vilains colonialistes.
c’est pourquoi j’ai trouvé que l histoire avait de l’humour en Caledonie /tout le monde est le colon de quelqu’un à un moment ou à un autre/on devrait demander aux romains de nous dédommager -:)

Omega

Alik, Désolé mais moi j’ai vu des dossiers (depuis quelques mois ils sont sur internet) où des condamnés n’étaient coupables que de vol, souvent récidivistes c’est sûr, mais condamnés à d’énormes peines allant de 10 ou 15 ans avec interdiction de retourner en France. De plus ils perdaient tous leurs biens et leur femme pouvaient demander le divorce qui leur était accordé sans délai. D’autres femmes ont pu rejoindre leur mari avec leurs enfants sur une concession c’est donc qu’ils étaient aptes à être réhabilités, en principe ce sont ceux dont les familles ont fait souche ici. Cependant, il y… Lire la suite »

Alikantitra

Omega : “Désolé mais moi j’ai vu des dossiers …” Tu sais bien que moi aussi, même si je m’intéresse davantage au point de départ. Il n’y a rien dans ce que tu dis que je puisse contester. En fait les juges avaient tendance à “saler” les petits récidivistes (vols, dégâts aux biens, ivresse, exhibitionnisme, rébellion, évasion) et assez rapidement, au vue du casier, à condamner à 3 mois et 1 jour, ce qui permettait d’enclencher le compte à rebours de la relégation, et point n’était besoin de condamner à 10 ans pour un vol, ce qui devait quand même… Lire la suite »

Crabe de cocotier
Crabe de cocotier

J’ai pris connaissance du jugement de la cour d’assise de mon ançétre. Il avait été pris à 18 ans 2 fois pour vagabondage, 1 mois de prison à chaque fois, puis a volé des troncs d’église en se laissant enfermer avec d’autres comparses. Pris, il a participé avec d’autres détenus à une tentative d’évasion. Résultat : 8 ans de bagne en NC, sans espoir de retour. Malgré de nombreuses demandes pour assister aux derniers jours de sa mére. Il me semble que de nos jours, le vagabondage et voler un tronc d’église font et ont fait l’objet derniérement l’objet d’un… Lire la suite »

Alikantitra

Crabe de cocotier : “Résultat : 8 ans de bagne en NC”

Normal, récidiviste, vol en réunion, probablement de nuit, évasion.
Le compte est bon.
Des cas comme ça, tu peux en trouver quelques uns dans les “registres matricules”.

Un jour je te raconterai pourquoi mon SOSA 24 est mort en centrale en 1824, sous Charles X (c’était du même “niveau”).

ami
ami

Crabe de cocotier, vous confondez kanaks et indépendantistes, en disant que les kanaks sont des racistes vous oubliez les nombreux kanaks militaires qui defendent l’intégrité de la france aux quatre coins du monde, vous oubliez la moitié des kanaks qui s’apprètent , comme vous, à voter non. Les kanaks sont français, comme vous et moi, et pour ma part j’en suis trés fier car ils apportent une richesse culturelle de plus à la France. Certains kanaks indépendantistes mème ont de vraies motivations et c’est leur droit. Le problème du renfermement et du communautarisme c’est quelques vieux leaders revenchards qui drainent… Lire la suite »

melchisedek

@ ami, Eh oui, quand on considérera les kanak comme des bretons ou des occitans (peut être même des basques ..), alors peut être le regard changera. Mais le plus important c’est aussi que les kanak changent leur propre regard sur eux-mêmes, ce qu’ils sont, ce qu’ils représentent, ce vers quoi ils veulent aller. A l’écoute des propositions des leaders politiques indépendantistes et du Sénat coutumier, je n’ai pas l’impression que l’on soit sur le bon chemin. Je retiens l’intervention d’un jeune étudiant kanak, mesurée et factuelle lors de l’émission Questions à venir (avenir??) sur RFO NC 1 : “nous… Lire la suite »

apox
apox

Ne pas oublier “Ils se jalousent entre eux”, d’où les feux, les incendies, et autres méfaits qu’ils se font! Il y a 28 dialectes utilisés en NC cela fait près de 28 façons de penser. L’indépendance sera difficile à gérer.

Alikantitra

Apox : “Il y a 28 dialectes utilisés en NC”

Bah, il doit bien y avoir une centaine de langues sur une douzaine d’îles principales, tant au Vanuatu qu’aux Salomon.
Et pourtant tout se passe dans la joie et la bonne humeur, dans ces pays frères du Fer de Lance.
Plus difficile de comparer avec la PNG, plus peuplée et plus étendue.

jose Paldir
jose Paldir

CONFIRME MACRON S EXPRIMERA DIMANCHE 13 F FRAN9AISE SUR TF1

jose Paldir
jose Paldir

lol …moins 1 pour juste le rappel d’un fait.A l’auteur vous détestez les faits?

Omega

Merci Jose
Micron ne veut pas laisser Edouard parler avant lui ?

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