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Terre violente, Terre de Parole (par Jean-Pierre Deteix)

Jean-Pierre Deteix est arrivé sur le Territoire en 1969 pour fonder l’ENEP et Blaise Pascal avec Pierre Declercq. Très investi dans l’éducation populaire, il rejoint les « Foulards Rouges » dès son arrivée sur le caillou. Ancien membre de l’Union Calédonienne, progressiste, militant socialiste convaincu, il est actuellement le Chef de Cabinet du Vice-président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Dans cette note publique mise en ligne sur les réseaux sociaux, il fait part de son analyse concernant le conflit des rouleurs et des mineurs que vient de subir le territoire. Tous droits réservés.

La Nouvelle-Calédonie restera-t-elle encore longtemps cette « terre violente », victime d’une culture du droit du plus fort, ou va-t-elle enfin se stabiliser dans la culture du droit pour devenir la « terre de parole, terre de partage » à laquelle nous aspirons ? C’est l’enjeu majeur du conflit que nous vivons. Ce conflit qui bouscule notre vie depuis 22 jours est complexe et mérite quelques décodages pour ne pas être victime d’un poker menteur.

Il a débuté le 5 aout et s’avère être le plus important depuis le conflit social plus localisé de Carsud. Dans la mesure où il n’oppose pas employeurs et salariés, il est difficile de le qualifier de conflit social. Conflit « politique », semble mieux adapté comme on le verra. Il est déclaré par les « rouleurs » (professionnels qui descendent le minerai depuis la mine jusqu’au bord de mer), qui visent clairement le gouvernement principalement au prétexte qu’il refuse « l’autorisation d’exportation de latérites sur la Chine ».

C’est aussi un « conflit décalé », parce que ce sont les « mineurs » (professionnels extrayant le minerai) qui sont directement concernés par les autorisations d’exportation, non les « rouleurs », excepté MAI qui exerce les simultanément les deux professions. C’est enfin un conflit à tiroirs, dans la mesure où on peut le lire à plusieurs niveaux.

1. VICTIMES DES TECHNIQUES MINIÈRES ?

Apparemment, le conflit ne porte que sur les latérites (teneurs en Ni en général inférieures à 2%, utilisables essentiellement dans l’hydrométallurgie) et non sur les saprolites ou garniérites (teneurs en Ni au moins égales à 2 et plus, utilisables en pyrométallurgie).

Les Rouleurs se plaignent qu’ils n’ont pas assez de tonnage de minerai à rouler, et reprochent particulièrement à la NMC de ne pas leur donner les quotas attendus. La plupart sont des patentés (contracteurs) qui possèdent un camion et passent contrat avec un « Mineur ». Ils ne font pas assez de chiffre d’affaire pour payer leur camion. Avec un camion, ils ont besoin de faire un million de chiffre d’affaire par mois pour payer leurs traites et bien vivre. On peut les comprendre, mais encore faut-il connaître l’origine de ce manque de production. Il faut aussi connaître les pratiques : si à la fin du mois d’août ils n’ont pas de quoi payer leur traite bancaire, le Mineur avec lequel ils sont en contrat, peut leur faire une avance de fonds sur les roulages à venir.

Les Rouleurs attribuent au gouvernement, la responsabilité de ce déficit de roulage. Ils calculent qu’il y aurait moins de minerai à exporter dans les années à venir. Or les quota d’exportation sont passés de 2 millions de tonnes en 2009 à 5 millions l’an dernier. Ceci était d’autant plus nécessaire qu’on exporte maintenant des minerais à plus basse teneur, et qu’il en faut donc plus pour produire autant de métal.

Ils se plaignent notamment de NMC qui ne leur donne pas assez de minerai et en concluent que c’est une stratégie de DANG qui veut les étouffer. La DIMENC dit que les gisements exploités par NMC ne peuvent pas donner plus. D. VENTURA, directeur des mines de NMC se plaint de ne pas obtenir plus de minerai sur ses centres… Il y a bien sur ce point un problème technique qui reste opaque.

Ils se plaignent d’une réduction des exportations vers QNI. Ce que les statistiques de l’an passé, ne confirment pas.

Ils demandent l’ouverture des exportations vers la Chine, alors que dans les mois qui viennent cette exportation est improbable au vu du trop faible prix d’achat aujourd’hui proposés par le client chinois.

Ne pas oublier que les technologies évoluent et, même si les Calédoniens ont le nickel dans les gênes, les contraintes d’efficacité, de rendement et de protection de la nature… vont certainement conduire à une évolution du roulage en NC ; mais, même s’il y aurait un intérêt pédagogique à dire qu’il est appelé à évoluer, personne ne croit sérieusement aujourd’hui que ce métier va disparaître.

Au vu des constats techniques, on peut comprendre la difficulté pour les Rouleurs de boucler les fins de mois. Ça ne leur est pas spécifique. S’il reste des interrogations sur les conditions techniques d’exploitation des mines de la NMC, il est difficile d’établir un lien vérifiable entre leur chiffre d’affaire et l’exportation vers la Chine. Il est indéniable qu’ils affichent une crainte pour l’avenir, mais pour l’instant, elle est infondée et on peut se demander au vu de cette revendication, pour qui roulent les Rouleurs ?

2. ILS SUBISSENT LA PRESSION DES MINEURS.

Les Rouleurs se plaignent du prix d’achat de la latérite par QNI. Tous les prix d’achat sont calculés en fonction de la teneur de coupe du minerai. Comme on réduit la teneur des minerais exportés, les prix baissent. Les quantités augmentent en conséquence.

Ce prix d’achat est négocié par les Mineurs. Un contrat a été signé par 3 Mineurs : Gémini, NMC et Ballande ; il est en voie de signature semble-t-il par la SLN (Montagnat ne fait pas de latérite). Malgré la crise, le prix d’achat n’a pas été diminué mais amélioré et QNI demande 5 millions de tonnes. Ce n’est pas une mauvaise affaire.

IL y a quelques mois le trader (intermédiaire entre mineurs et métallurgiste) GLENCORE annonçait des prix de vente des latérites à l’Australien QNI, inférieurs à celui des Chinois. Parce que la Chine achète tout le Ni et le stocke, y compris pour faire du Pig Iron, mais surtout, par ses stocks, elle a provoqué et maintient les prix du marché très bas. Elle vient de les faire chuter encore par sa dévaluation. A ce jour, tout le monde le sait, le prix d’achat des latérites par le marché chinois, a tellement chuté qu’aucun Mineur Calédonien ne vendrait de latérite à la Chine. Alors, pourquoi un tel acharnement à réclamer l’ouverture de l’exportation de 2 millions de tonne vers la Chine ? Chiffre considérable au regard des 5 millions actuellement autorisés à l’exportation. Par peur d’être court-circuités par Dang en discussion avec Jinchuan ? et parce que Dang est allé discuter en Australie avec NQI ?

Un arrêté a été pris récemment, autorisation les Mineurs qui ont signé un contrat avec QNI, à exporter leur minerai dans des quantités qui ne sont pas inférieures à celles qui ont déjà été exportées par le passé. Si les Mineurs en exportent moins, c’est de leur seule responsabilité.

Il est clair que derrière les revendications des Rouleurs, il y a la pression des Mineurs qui souhaitent améliorer leur chiffre d’affaire parce qu’il a diminué avec la baisse des prix du nickel et la baisse des teneurs, au moment où les contraintes réglementaires liées à l’environnement, augmentaient. Tout le monde a entendu les discours du syndicat des Mineurs (SEM), de Montagnat, et vu les responsables de la SLN encourager les Rouleurs voire inciter les syndicats à se solidariser avec eux. Finalement, les Mineurs sont venus s’asseoir à la table des négociations.

Donc, parler d’instrumentalisation des Rouleurs n’est pas un abus de langage

3. STRATÉGIES INDUSTRIELLES et POLITIQUES

La tradition séculaire en NC, c’est que l’économie du Nickel (et par voie de conséquence, toute celle du Pays) était pilotée par la SLN qui détient la majorité des titres miniers et veut rester maîtresse du jeu. Les « petits mineurs » ont fait leur trou dans l’espace laissé vacant.

Le résultat est visible à l’œil nu, aujourd’hui encore. Tous ont gratté, jeté les terres à basse teneur à verse, et exporté le minerai riche pour le bénéfice de leur société qui n’a pas toujours été réinvesti en NC. Les sous-traitants en ont bénéficié. La NC en a profité seulement à travers l’impôt prélevé sur les bénéfices, car il n’y a aucune taxe sur le minerai exporté. Mais tout le monde sait aussi que le Nickel n’est pas une ressource qui se renouvelle, et que l’intérêt pays est dans la recherche de la plus-value maximale.

Le schéma minier, voté en 2009 par le congrès, n’a pas arrêté une position définitive sur la stratégie minière et métallurgique, car la majorité de l’époque tenait à ne vendre le minerai qu’aux clients traditionnels (Garniérites au Gogokaï et latérites à QNI) pour s’opposer à l’exportation vers la Corée et à la réussite de l’usine détenue à 51% par la SMSP. Ces divergences de vue perdurent, même si les lignes ont bougé. Au congrès, « Les Républicains » ont plaidé la semaine dernière pour les exportations en Chine, contre l’avis qu’ils imposaient en 2009. Leur positionnement est un soutien total à la SLN. Cette dernière détient plus de 51% des titres miniers. Elle appartient au groupe ERAMET, dernier fleuron de l’industrie française. Elle transforme le minerai dans son usine à centrale électrique obsolète, envoie les produits de cette transformation à Sandouville où ils sont affinés en nickel vendu, entre autres, aux Chinois. A part sa production intermédiaire de Doniambo, elle vend aussi du minerai, notamment à QNI et même à la NMC.

L’enjeu, au cœur du débat politique est essentiellement celui de la propriété des titres miniers de la SLN et non l’usine de transformation. Les indépendantistes souhaitent que la NC puisse devenir propriétaire de ces titres (et non pas de gérer Doniambo). Les Loyalistes y sont opposés. Paris est interrogatif, car soucieux du devenir d’ERAMET.

La SMSP qui a initié une nouvelle stratégie de valorisation, n’a jamais dissimulé son souhait de rationaliser l’exploitation de la ressource, au niveau des Mineurs pour promouvoir une plus-value sur l’enrichissement des minerais et au niveau du roulage pour le rendre plus efficient, plus économique et plus propre. Elle a développé la métallurgie qui assure une meilleure plus-value en faisant aboutir l’usine de Vavouto, puis celle de POSCO, et son président serait en discussion avec les Chinois pour un Joint Venture semblable en Chine. Bon commerçant, même si sa gouvernance est souvent contestée – et d’abord par les Rouleurs – André DANG sait convaincre les Asiatiques, ce que les autres Mineurs ne savent peut-être pas faire. Et sans doute a-t-il été maladroit en intervenant à contretemps sur le début du conflit. A ce jour, il a fait bouger les lignes calédoniennes en matière de stratégie du nickel. Mais, là aussi, pour aller plus loin, il faut que la NC puisse maîtriser sa ressource minière, donc se garantir que les titres miniers de la SLN ne lui échapperont pas et ne l’empêcheront pas de rationaliser sa richesse.

Ces deux stratégies industrielles qui s’affrontent SLN / SMSP, correspondent à deux stratégies politiques : celle du maintien de la dépendance à la société historique qui a construit la puissance d’ERAMET avec les bénéfices retirés de la NC, et celle d’une émancipation de la NC.

Lorsque les Rouleurs disent qu’ils ne veulent pas du « monopole » DANG ce n’est qu’une expression passionnelle de cet enjeu. Ils n’en n’expriment que l’aspect de leur problème qu’on leur a diabolisé. Ils n’en mesurent pas les données. Il n’est qu’à entendre nombre d’entre eux, « indépendantistes » : ils croient défendre leur avenir et sont assez remontés pour défier le parti pour lequel ils ont voté. Alors qu’en fait l’enjeu est bien celui du devenir minier, industriel et métallurgique du Pays et que sa dimension pour les générations à venir, est bien celui de la maîtrise et de l’équitable répartition de sa richesse. Il ne s’agit pas moins que de tout un pan de notre projet de société.

4. QUEL PROJET DE SOCIÉTÉ POUR LE PAYS EN CONSTRUCTION ?

Que l’on entende MONTAGNAT réclamer « qu’on nous laisse faire ce qu’on veut parce que nous on sait », ou les « Républicains » se plaindre, avec des outrances de langage, que le gouvernement s’accroche à une économie soviétique, c’est le libéralisme sauvage qui veut perdurer. Il a certes produit de la richesse, mais pour quelques uns seulement. Les autres n’ont droit qu’aux restes.

Il est constant de voir que ceux qui profitent le plus du système, savent convaincre ceux qui n’ont que les miettes de leur servir de chair à canon. Il leur suffit de leur faire croire qu’ils ont les mêmes intérêts qu’eux. Ce n’est pas pour rien qu’Isabelle LAFLEUR est venue au congrès verser sa larme sur ces pauvres petits Rouleurs qui ne pourront plus payer leurs traites et nourrir leur famille en fin de mois. L’avance de trésorerie sur les roulages à venir, c’est la continuation de ce qu’a fait BALLANDE pour racheter les terrains et les titres aux petits colons ruraux ruinés par la météo ou par une mauvaise gestion. C’est pour ça que ce sont les Rouleurs qui ont ouvert le tir contre le gouvernement, et non les Mineurs eux-mêmes. La révolte des Rouleurs, car c’est bien d’une révolte qu’il s’agit, illustre parfaitement le libéralisme ordinaire en NC et le mode de fonctionnement sur lequel il repose : le clientélisme. En d’autres temps et sous d’autres latitudes on aurait parlé d’exploitation. Il me semble que c’est bien le terme de clientélisme qui convient le mieux ici.

Est-ce le modèle social que nous voulons pour demain ? Il y a ceux qui souhaitent que ça dure le plus longtemps possible (et pas seulement des nantis, mais nombre de Kanak Rouleurs qui ont hissé le drapeau Kanak), non seulement chez les nantis, mais aussi dans les milieux populaires, quelque soit leur culture et leur parti de référence.

Il y a ceux qui sont favorables à une répartition plus équitable des richesses et qui voient l’avenir du Pays fondé sur le respect de l’autre et de sa différence et sur le mode du partage entre humains égaux en droits. Ils estiment que la bonne gouvernance d’un pays repose aussi sur la régulation de l’économie. C’est ce que nous, socialistes, progressistes, nous croyons.

5. INACCEPTABLE TENTATIVE POUR FAIRE CHUTER LE GOUVERNEMENT LÉGITIME

Enfin, la dimension politicienne de ce conflit, latente depuis le début, est, au bout de 20 jours, très claire. Les Rouleurs en appellent à la démission du gouvernement, tout comme FO, le syndicat qui s’est solidarisé. Ne nous y trompons pas, là aussi, nous sommes devant un jeu à tiroirs.

La Droite divisée cherche à régler ses comptes. « Les Républicains », en mal de divisions intestines, essaient de remonter la pente face à Calédonie Ensemble. Ils rameutent tout le monde dans le but de provoquer une crise dont ils espèrent tirer le bénéfice.

Les indépendantistes et particulièrement l’UC sont aussi partie prenante du conflit. C’est une tentative des militants du Mont-Dore pour décrédibiliser et déstabiliser le Président GOA et ses supporters. Le poids de MAÏ, petit Mineur et Rouleur, proche de Charly PIDJOT puis de ses successeurs, y est considérable. Il est notoire qu’il est en grande difficultés : son minerai est de médiocre qualité et difficilement vendable. Il faudrait pouvoir l’enrichir par l’apport du minerai d’une meilleure mine comme Graziella qu’il n’a pas l’autorisation d’ouvrir parce qu’il doit encore faire des études préalables qu’il ne peut pas financer en raison de sa situation. Lui qui a beaucoup donné à l‘UC du sud, attend évidemment un retour qui ne viendra pas s’il n’a pas un coup de pouce du membre du gouvernement en charge du secteur minier. Entre lui et G. TYUIENON qui n’est plus à ce poste, mais qui est dans l’opposition au sein du gouvernement, le courant passe vite et bien, incluant dans le circuit l’autre membre du gouvernement UC qui est, pour les mêmes raisons dans l’opposition. Comme par hasard, M. MAÏ réclame la médiation de Daniel GOA.

Il n’en reste pas moins que les alliances se redessinent. « Les Républicains » et la tendance UC du Sud, se retrouvent de nouveau, hier pour demander l’ouverture des exportations vers la Chine, aujourd’hui pour demander la démission du gouvernement (la démission du seul président entraîne la démission du gouvernement).

Ainsi, la boucle est bouclée. Max FOUCHER commençait son exposé au milieu de l’hémicycle du congrès en disant qu’ils avaient amené les pelles, dumpers et camions pour montrer 20% de leurs investissements parce qu’ils croyaient au nickel. Il concluait l’exposé par la menace s’ils n’obtenaient pas l’ouverture des exportations vers la Chine. Alors, avec la demande de démission du gouvernement, nous sommes bien au cœur de l’enjeu politique. L’avenir du Pays reposera-t-il, comme souvent dans le passé, sur le droit du plus fort, du plus gros… ou sur un état de droit ? Pour nous, la réponse est simple. Nous voulons vivre dans un Etat de Droit, signataires de toutes les chartes relevant de l’ONU, et il n’est pas question d’accepter que la rue déstabilise le gouvernement légitime, régulièrement installé et le contraigne à la démission sous la pression d’un blocage du pays.

Jean-Pierre DETEIX

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La rédaction de Calédosphère



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17 Commentaires sur "Terre violente, Terre de Parole (par Jean-Pierre Deteix)"

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J’ai lu cet article avec beaucoup d’intérêt.

ENI ANA

“il n’est pas question d’accepter que la rue déstabilise le gouvernement légitime, régulièrement installé et le contraigne à la démission sous la pression d’un blocage du pays.”
Voilà qui est dit. Et bien dit. C’est clair, ce conflit marque un tournant dans l’histoire politique, économique, sociale du pays. Bravo Jean-Pierre.

Ouais j’aime le franc-parlé de Jean Pierre que je connais bien, c’est lui qui avait sorti la petite phrase “soft apartheid” pour qualifié le coup politique du double drapeau à Frogier.

cet article est clair et bien detaillé , je comprends que des rouleurs , des mineurs , la smsp ou d autres aient a defendre leurs interets . le GROS probléme dans ce conflit c est l entrée en la matiére ; foucher n a méme pas cherché a exposer quoique se soies , il est rentré directement dans le conflit et l offensive en s attaquant de face a une institution avec un elu legalement elu grace aux urnes . en plus de martyriser mr dang (80 ans) ils ont tiré au fusil sur les vitres du gouvernement ,… Lire la suite »
antipodeanman2207s
Monsieur Deteix, Permettez que je ne partage pas l’avis des laudateurs qui m’ont précédé en commentaires. Sans doute sont-ce des amis. Et l’amitié est belle quand elle vient à votre soutien. En effet votre longue et clairement exprimée contribution comporte un certain nombre d’erreurs auxquelles je ne m’attacherai pas, car à l’évidence fruit de la méconnaissance du sujet et non pas malhonnêtement intentionnées. Pour ce qui est de la Chine, non elle n’achète pas à tout va, et non elle n’a pas « par ses stocks, provoqué et maintenu les prix du marché très bas ». La volonté en la… Lire la suite »
XXX

@ antipodeanman2207s – Vous devriez être plus précis et argumenter vos insinuations sur les risques financiers pris par la SMSP sur ses montages off shores.

A défaut, nous sommes toujours dans le débat idéologique. L’ensemble de votre commentaire a alors peu d’intérêt.

ENI ANA

Votre analyse, antipodeanman2207s, si juste soit-elle, relève du détail, car se situe bien en-deçà du débat de fonds auquel nous convie l’auteur de l’article.

Antipodeanman2207S

C’est toujours dans le détail qu’est l’important !

Tryad
Bon article. Enfin une analyse avec un peu de recul. Il est clair qu’au delà des volontés, des opinions ou des intérêts des uns ou des autres ce n’est pas à des entreprises ou a des intérêts privés à décider de la politique mise en place par les institutions démocratiquement élues. Et c’est peut-être ça l’un des fonds du problèmes. Beaucoup en Calédonie: indépendantistes radicaux, droite dure, monde des affaires, miniers et métallurgistes, grandes familles, tous ces gens font peu de cas de la démocratie et du fait que ce sont les élus légitimes qui doivent définir les règles. Or,… Lire la suite »
obelix
Bravo pour cette analyse. Ce que je ressentais dans mes points de vue personnels sur cette crise est parfaitement décortiqué dans cet exposé. Quand est-ce que les élus politiques calédoniens se réveilleront-ils pour rompre définitivement avec les abus passées des nantis de la colonisation qui ont assez profité jusqu’à ce jour. Où sont passés les milliards de la Calédonie et des calédoniens? Dans la poche des mêmes! Et quand cesseront les nombreux abus de monopoles qu’on constate dans tous les secteurs économiques du Territoire? Consommation, BTP, santé, etc…. Quand y aura-t-il un “Eliott Ness” mandaté punir avérer tous ces excès… Lire la suite »
ENI ANA

Le problème c’est qu’il y a élus et élus. Ceux qui sont tenus par les grandes familles (suivez mon regard) et ceux qui n’en ont rien a foutre de ces grandes familles qui ont toujours fait la pluie et le beau (bon?) temps dans le pays.

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